Saint Marcel Ier

Preces pópuli tui, quǽsumus, Dómine, cleménter exáudi : ut beáti Marcélli Mártyris tui atque Pontíficis méritis adjuvémur, cujus passióne lætámur.

Nous vous supplions, Seigneur, d’exaucer, dans votre clémence, les prières de votre peuple, afin que nous soyons aidés par les mérites du bienheureux Marcel, votre Martyr et Pontife, dont la passion est pour nous une source de joie.

Autre traduction :

Nous vous en prions, Seigneur, écoutez avec clémence les prières de votre peuple : afin que nous soyons aidés par les mérites du bienheureux Marcel, votre évêque et martyr, dont la passion est pour nous un sujet de joie.

On n’ose pas traduire littéralement : « Nous nous réjouissons de sa passion ». C’est pourtant ainsi que se manifeste vraiment le paradoxe chrétien : nous nous réjouissons du martyre, parce que la mort d’un saint qui confesse la vraie foi est en effet source de joie, comme dit la première traduction, de même que la mort du Christ sur la croix est la source de notre joie éternelle.

C’est la seule oraison du missel qui dise cela, et c’est sans doute pourquoi Pie XII l’a gardée quand il a créé un commun des papes.

Sur saint Marcel voir aussi :

L’épigraphe de saint Damase.

L’ancienne messe propre.

Dans la Légende dorée.

Et le martyrologe de ce jour évoque aussi, notamment, saint Honorat de Lérins et d’Arles.

Groenland

Les Européens ont envoyé des soldats au Groenland pour défendre l’île contre le méchant Trump : 15 Français, 13 Allemands, 2 Norvégiens, 1 Néerlandais, 1 Britannique.

Trump s’est réfugié dans son bunker. Il négocie sa reddition. L’affaire est terminée, grâce à Macron d’abord et ses amis ensuite. Comme d’habitude.

Boniface Luykx

Reprenant pour une recension dans Una Voce le (très recommandable et très abordable) nouveau livre de l’abbé Barthe sur les rituels postconciliaires des sacrements, je relis les citations d’un certain Boniface Luyks que fait Mgr Athanasius Schneider dans sa préface, et je me demande qui est cette personne si critique de la réforme liturgique.

Car je n’avais jamais entendu parler de lui, et je ne suis certainement pas le seul, puisqu’on ne trouve qu’une seule fois son nom dans les archives du New Liturgical Movement, en 2005, au tout début de ce site…

Mgr Schneider cite un livre de Boniface Luyks paru l’an dernier aux Etats-Unis, intitulé A wider view of Vatican II (Une plus large vision, ou vue, de Vatican II). C’est un livre posthume, car l’auteur est mort en 2004. Le texte, écrit entre 1995 et 1997, n’a été retrouvé qu’en 2022. Il est d’une importance capitale, car Boniface Luyks fut un acteur important et enthousiaste de la réforme liturgique, jusqu’à ce que les commissions fabriquent une néo-liturgie qui détruisait toute la tradition.

Moine norbertin belge connu comme militant du mouvement liturgique et connaisseur des liturgies orientales, il fut nommé dès 1959 consulteur pour la préparation du concile. Il fut l’auteur de quatre paragraphes de la Constitution sur la liturgie pour le compte de l’évêque dont il était l’expert (Mgr Malula, de Léopoldville, future Kinshasa), car il était missionnaire et il fonda un monastère dans la capitale du Congo belge qui venait d’être indépendant.

Puis il fut membre de la commission chargée de fabriquer la nouvelle liturgie. Il est donc un témoin essentiel de ce qui s’est passé. Après avoir montré son ancien ami Bugnini devenu le chef de la révolution liturgique manœuvrant des experts tous de son bord, il écrit :

« A ce stade on peut se poser la question évidente et sérieuse : d’où un homme, ou un groupe, tient-il le droit d’imposer sa façon de prier ou de célébrer à toute l’Eglise occidentale ? Cette question est au cœur de la validité douteuse, ou au moins de la licéité, d’une grande partie du travail des sous-commissions du Consilium, car elles ont souvent travaillé au mépris de la Constitution sur la liturgie, la seule norme faisant autorité donnée par le Concile. »

Peu après la publication des nouveaux livres liturgiques obligatoires, Boniface Luykx s’exila aux Etats-Unis, où il fonda un monastère grec-catholique, et devint archimandrite. C’est là qu’il rédigea ses « Souvenirs et analyses d’un consulteur du Concile ». Un livre qu’il faudrait traduire en français.

Les sanctions, ça marche

« Les sanctions contre la Russie ont très bien fonctionné. Parce que après la perestroïka je pense que nous avons perdu beaucoup de fierté, parce que beaucoup a été fait pour détruire, de sorte que tout ce qui était occidental était bon. Tout devait être importé. Alors vint M. Obama, qui commença ses sanctions, et cela donna l’occasion aux gens ici de risquer leur argent à long terme. Je crois que les sanctions ont considérablement aidé. Il y a eu une période d’adaptation bien sûr, quand le prix de notre lait était horrible, mais maintenant les affaires ont trouvé un équilibre. Monter une affaire en Russie ne présente pas plus de risque que n’importe où ailleurs. Je pense qu’aujourd’hui c’est un avantage. Pour certaines technologies, oui, nous perdons, mais je pense que notre peuple étudie et que nous sommes en train d’avoir de nouveaux ingénieurs. Il y a aussi quelque chose à propos de notre mentalité russe. Ici, le gars russe, il gagne 100.000 roubles, vous lui dites : Ecoute, si tu travailles le samedi, je te paierai 120, il répond : Non, je veux aller à la pêche. Le Chinois il dit : Non, je vais travailler le samedi et le dimanche… C’est une vision de la vie et c’est notre vision de la vie. Bonne ou mauvaise, ce n’est pas le problème. Donc, je crois que oui, nous avons bénéficié des sanctions. »

Le personnage qui s’exprime ici comme Russe mais dans un anglais parfait s’appelle John Kopiski. Citoyen britannique, fils d’un immigré polonais et d’une Anglaise, il gagnait beaucoup d’argent comme négociant international en acier et en charbon. Jusqu’à ce qu’il tombe amoureux de la Russie, et d’une jeune femme Russe. En 1992 il s’installe en Russie. Il achète un kolkhoze à l’abandon, puis un second kolkhoze, et il installe sa famille (cinq enfants, , parce que « cinq c’est absolument mieux que un ou deux », dit sa femme) dans une ancienne étable. Il a 4.000 vaches et fabrique des produits laitiers à son nom, comme on le voit sur la vidéo.

Pour mieux connaître cet étonnant personnage, on peut regarder le reportage d’une demi-heure que lui avait consacré RT en 2020.

« John a commencé à faire du fromage il y a six ans, quand l’Europe et les Etats-Unis ont imposé des sanctions à la Russie. En réponse, la Russie a interdit certaines importations, ce qui a été une bonne nouvelle pour John : Je pense que l’embargo a été une très bonne chose. Je pense que cela a d’abord permis aux gens de retrouver leur fierté d’être russes. Selon mon opinion aujourd’hui c’est nous qui avons un embargo contre eux, ils n’ont pas de sanctions contre nous, parce qu’ils perdent beaucoup plus. »

Il a aussi des chevaux et a fait refaire une troïka traditionnelle. « C’est mieux que d’investir dans une Rolls Royce. C’est notre choix, c’est notre vision de la richesse. S’il n’y a plus de pétrole on pourra se déplacer. »

Et il a construit cette église :

Les violeurs en prison pour femmes

Traduction d’un article de LifeSiteNews.

Dans un rapport cinglant publié dans The Hill, le journaliste d’investigation et professionnel de la santé mentale Forest Romm détaille l’horreur des prisons américaines pour femmes, où des « détenus masculins violents » s’en prennent aux détenues qui ne peuvent pas s’échapper. Il décrit en détail la situation à MCI-Framingham, la prison d’État pour femmes du Massachusetts.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2018 sur la réforme de la justice pénale, les détenus masculins qui s’identifient comme transgenres sont envoyés à MCI-Framingham, et des entretiens approfondis avec des détenues ont révélé que la prison est devenue « un refuge pour les prédateurs sexuels qui se font passer pour des transgenres ». Romm dresse la liste suivante des détenus masculins qui ont été envoyés à MCI-Framingham depuis 2018 et souligne que cette liste n’est qu’un petit échantillon :

L’un des détenus transgenres incarcérés à Framingham est Kenneth Hunt, qui se fait désormais appeler « Katheena ». Il a été condamné pour avoir agressé sexuellement et assassiné deux femmes, dont l’une était sa propre cousine, dans le cadre d’un crime dont les détails sont tout simplement trop horribles pour être relatés ici.

Charles « Charlese » Horton, déjà condamné pour enlèvement et agression d’un enfant, a été arrêté à nouveau en 2019 pour plusieurs chefs d’accusation, notamment pour avoir enlevé et violé à plusieurs reprises une jeune fille de 14 ans sous la menace d’une arme. Cette fois-ci, face à la perspective de la prison, il a déclaré son identité transgenre et, voilà, il a été envoyé à MCI-Framingham en juillet 2025.

Robert « Michelle » Kosilek purge une peine de prison à perpétuité pour avoir presque décapité sa femme avec une corde à piano avant de la déshabiller et d’abandonner son corps dans le parking d’un centre commercial.

Wayne « Veronica » Raymond, incarcéré à perpétuité pour avoir violé des enfants, a été autorisé à vivre parmi les femmes à MCI-Framingham malgré le fait qu’il se soit vu refuser la libération conditionnelle à six reprises pour ne pas avoir « démontré un niveau de réinsertion » le rendant «  ompatible avec le bien-être de la société ».

Justin « Taylor » Shine a plaidé coupable d’enlèvement et d’agression. Il a ligoté et agressé une fillette de six ans, qui s’est échappée seulement lorsque la police a frappé à sa porte.

Beaucoup de ces condamnés se sont identifiés comme transgenres uniquement pour être envoyés dans une prison pour femmes ; Romm affirme qu’après leur arrivée à MCI-Framingham, beaucoup ont « interrompu le traitement hormonal transgenre » qu’ils avaient commencé à suivre pour persuader les autorités qu’ils étaient authentiquement transgenres. « Les détenues que j’ai interrogées ont déclaré que presque toutes conservaient des organes génitaux masculins intacts », a noté Romm. Quoi qu’il en soit, dans le Massachusetts, les hommes peuvent simplement « s’auto-identifier » comme femmes pour obtenir la reconnaissance officielle de cette nouvelle identité.

Une fois incarcérés en toute sécurité dans une prison pour femmes, « les détenus masculins apprennent à présenter leurs demandes comme des plaintes pour discrimination, guidés par un réseau bien financé de défenseurs juridiques. Sensibles au risque de litige, les administrateurs pénitentiaires se plient à leurs demandes, allant même jusqu’à leur accorder un traitement préférentiel ».

Les détenues sont obligées de partager les douches communes avec les prisonniers masculins ; le personnel pénitentiaire féminin est également légalement tenu de procéder à des fouilles à nu des détenus masculins, qui exigent souvent qu’elles soient effectuées par des agents ayant la même « identité de genre ». Plus brutales encore sont les agressions sexuelles prévisibles qui en résultent, les détenues refusant souvent de s’exprimer par crainte d’être punies pour cela. Romm écrit :

La plupart des femmes que j’ai interrogées ont déclaré que les responsables pénitentiaires minimisaient systématiquement les allégations d’agression sexuelle contre les détenus transgenres, tandis que les plaignantes étaient rejetées, discréditées ou punies. Certaines victimes présumées m’ont remis des déclarations écrites détaillées à l’appui de leurs témoignages.

Une femme incarcérée à MCI-Framingham m’a dit qu’elle avait été violée par un détenu masculin en novembre et que les autorités avaient répondu à sa plainte en la plaçant à l’isolement. Elle est désormais confinée dans une cellule fermée à clé et n’est autorisée à sortir qu’une fois par jour, brièvement, pour prendre une douche.

« J’ai l’impression d’être punie pour avoir parlé », a-t-elle déclaré. « Ils me traitent comme si j’aurais dû me taire, comme si c’était ma faute ou comme si j’aurais dû me défendre. »

Malgré cela, il n’existe aucune trace de transfert de détenus transgenres hors des prisons pour femmes de l’État, et Romm a noté que le département correctionnel du Massachusetts n’avait pas répondu aux demandes de commentaires et n’avait répondu à aucune des questions soumises.

Le rapport de Romm est effrayant, mais pas surprenant. Nous avons couvert de nombreux cas similaires au cours de la dernière décennie sur LifeSiteNews. Dans l’Illinois, une détenue a été violée par un détenu transgenre ; lorsqu’elle s’est exprimée, l’avocat de l’homme l’a accusée de transphobie. Une situation similaire s’est produite à Washington. Les révélations d’agressions sexuelles perpétrées par des hommes transgenres dans des prisons pour femmes sont devenues monnaie courante partout où des politiques transgenres ont été mises en place.

Toute personne sensée comprend immédiatement que l’envoi de délinquants sexuels condamnés dans des prisons pour femmes où la population est vulnérable entraînera la victimisation des détenues. Malgré cela, les législateurs démocrates s’efforcent activement d’empêcher le transfert de ces hommes dangereux. Comme le dit Forest Romm : « Sous le couvert du progrès, les violeurs d’enfants, les délinquants sexuels en série et les meurtriers de leur épouse peuvent désormais avoir accès à l’une de nos populations les plus vulnérables, les détenues, en prononçant cinq mots magiques : Je m’identifie comme femme. »