Quelle mouche les pique ?

C’est la révolution à France Inter depuis qu’un certain Charles Sapin a été embauché pour une brève chronique… hebdomadaire. Car Charles Sapin est « d’extrême droite », et personne « d’extrême droite » ne doit pouvoir s’exprimer dans les médias du service public, qui sont la chasse gardée de l’extrême gauche. En fait Charles Sapin est un journaliste qui a travaillé à L’Opinion, au Figaro, au Point, et qui est aujourd’hui rédacteur en chef adjoint de Valeurs actuelles. Mais ce dernier magazine est « l’héritier d’une longue et sombre tradition, celle de la presse d’extrême droite française, avec ses méthodes et ses haines ». Trop affreux. Pourtant, la directrice de Radio France, Sibyle Veil, a défendu le choix de donner la parole à « des gens qui ne pensent pas la même chose ». C’est historique, inouï… sans doute pour faire mentir après coup le rapport Alloncle qui a exposé au grand jour le totalitarisme des médias du service public. Et bien sûr les syndicats ont déposé un préavis de grève pour dimanche et lundi prochain.

Comme si ce scandale absolu de l’arrivée de « l’extrême droite » sur France Inter ne suffisait pas, voilà que le même Charles Sapin arrive aussi sur franceinfo TV. Les syndicats sont de nouveau en ébullition : « On banalise la presse d’extrême droite. » La direction de France Télévisions tente de se défendre en disant que « Charles Sapin vient le dimanche face à Rokhaya Diallo pour un débat, une confrontation de points de vue différents. » Mais personne ne devrait avoir le droit de contredire Rokhaya Diallo, qui est la voix de l’antiracisme officiel. On ne débat pas avec Rokhaya Diallo, comme avec tous les porte-parole de la pensée unique du service public : on les écoute.

Nuñez contre Nuñez

Le ministre qui menace Xenia Fedorova de poursuites judiciaires si elle s’exprime sur CNews est le même ministre qui affirmait devant le tribunal administratif que Xenia Fedorova expulsée pourrait « continuer à s’exprimer dans les médias français ». C’est l’Ubu de l’Intérieur.

De la férie

A Alexandrie, sainte Théodora ; étant par surprise tombée dans le péché, elle en conçut un vif repentir, revêtit l’habit religieux, et, sans être connue de personne, persévéra jusqu’à la mort dans la pratique de la patience et d’une abstinence admirable.

Telle est la dernière notice du martyrologe. Dans le calendrier byzantin sainte Théodora est la première nommée et elle a un office propre. Voici l’apolytikion par Georges Fanaras. (Sur l’icône sainte Théodora d’Alexandrie est à gauche. A droite c’est sainte Théodora de Vasta, vierge martyre du Xe siècle. Au milieu : saint Euphrosynos le cuisinier, commémoré ce jour aussi dans le calendrier byzantin.)

Ἐν σοί Μῆτερ ἀκριβῶς διεσώθη τό κατ᾽ εἰκόνα· λαβοῦσα γάρ τόν σταυρόν, ἠκολούθησας τῷ Χριστῷ, καί πράττουσα ἐδίδασκες, ὑπερορᾷν μέν σαρκός, παρέρχεται γάρ· ἐπιμελεῖσθαι δέ ψυχῆς, πράγματος ἀθανάτoυ· διό καί μετά Ἀγγέλων συναγάλλεται, Ὁσία Θεοδώρα τό πνεῦμά σου.

En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement : afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ ; et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, pour s’occuper plutôt de l’âme, qui vit jusqu’en la mort et par-delà ; c’est ainsi que ton esprit se réjouit, Théodora bienheureuse, avec les Anges dans le ciel.

Délire russophobe

Il y a une semaine, CNews annonçait que Xenia Fedorova reviendrait bientôt à l’antenne.

On apprend que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a écrit à l’Arcom pour faire savoir que CNews s’exposerait à des « poursuites pénales » si cela se produisait.

(Xenia Fedorova a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion sans condamnation, sans procès, sans mise en examen, uniquement parce que ce qu’elle dit n’est pas conforme à la propagande russophobe obligatoire sur toutes les chaînes.)