La Très Sainte Trinité

Le doxastikon des vêpres de la Pentecôte (fête de la Trinité pour les byzantins), par Spyros Péristéris (1913-1998), professeur de musique byzantine au Conservatoire d’Athènes de 1937 jusqu’à sa mort, protopsalte de la cathédrale orthodoxe d’Athènes de 1951 jusqu’à sa mort. Document qui date semble-t-il de 1974.

Δεῦτε λαοί, τὴν τρισυπόστατον Θεότητα προσκυνήσωμεν, Υἱὸν ἐν τῷ Πατρί, σὺν ἁγίῳ Πνεύματι· Πατὴρ γὰρ ἀχρόνως ἐγέννησεν Υἱόν, συναΐδιον καὶ σύνθρονον, καὶ Πνεῦμα ἅγιον ἦν ἐν τῷ Πατρί, σὺν Υἱῷ δοξαζόμενον, μία δύναμις, μία οὐσία, μία Θεότης, ἣν προσκυνοῦντες πάντες λέγομεν· Ἅγιος ὁ Θεός, ὁ τὰ πάντα δημιουργήσας δι’ Υἱοῦ, συνεργίᾳ τοῦ Ἁγίου Πνεύματος, Ἅγιος ἰσχυρός, δι’ οὗ τὸν Πατέρα ἐγνώκαμεν, καὶ τὸ Πνεῦμα τὸ Ἅγιον ἐπεδήμησεν ἐν κόσμῳ, Ἅγιος ἀθάνατος, τὸ Παράκλητον Πνεῦμα, τὸ ἐκ Πατρὸς ἐκπορευόμενον, καὶ ἐν Υἱῷ ἀναπαυόμενον, Τριὰς ἁγία, δόξα σοι.

Venez, tous les peuples, adorons en trois personnes l’unique Dieu: le Fils dans le Père avec le saint Esprit; car le Père engendre le Fils hors du temps, partageant même trône et même éternité, et l’Esprit saint est dans le Père, glorifié avec le Fils: une seule puissance, une seule divinité, un seul être devant qui nous tous, les fidèles, nous prosternons en disant: Saint Dieu qui as tout créé par le Fils avec le concours du saint Esprit, Saint fort par qui le Père nous fut révélé et par qui le Saint-Esprit en ce monde est venu; Saint immortel, Esprit consolateur qui procèdes du Père et reposes dans le Fils, Trinité sainte, gloire à toi.

Samedi des quatre temps de Pentecôte

℟. Jam non dicam vos servos, sed amícos meos; quia ómnia cognovístis, quæ operátus sum in médio vestri, allelúia: * Accípite Spíritum Sanctum in vobis Paráclitum: ille est, quem Pater mittet vobis, allelúia.
℣. Vos amíci mei estis, si fecéritis quæ ego præcípio vobis.
℟. Accípite Spíritum Sanctum in vobis Paráclitum: ille est, quem Pater mittet vobis, allelúia.
℣. Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
℟. Accípite Spíritum Sanctum in vobis Paráclitum: ille est, quem Pater mittet vobis, allelúia.

℟. Je ne vous appellerai plus serviteurs, mais mes amis, parce que vous avez connu tout ce que j’ai accompli parmi vous, alléluia :
* Recevez en vous l’Esprit-Saint le Paraclet : c’est lui que mon Père vous enverra, alléluia.
℣. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
℟. Recevez en vous l’Esprit-Saint le Paraclet : c’est lui que mon Père vous enverra, alléluia.
℣. Gloire au Père, au Fils, * et au Saint-Esprit
℟. Recevez en vous l’Esprit-Saint le Paraclet : c’est lui que mon Père vous enverra, alléluia.

Le second répons des matines de ce jour est aussi le dernier répons du temps pascal. Il se trouve que c’est aussi le répons qui est chanté à la fin des messes d’ordination sacerdotale, à l’issue duquel l’évêque confère au nouveau prêtre le pouvoir de remettre les péchés : « Accipe Spiritum Sanctum, quorum remiseris peccata, remittuntur eis; et quorum retinueris, retenta sunt. » « Reçois le Saint-Esprit, ceux à qui tu remettras les péchés, ils lui seront remis, ceux à qui tu les retiendras, ils seront retenus. » (Jean 20,22-23)

Or les samedis des quatre temps sont des jours d’ordination. Voici ce répons chanté par la schola Saint-Grégoire-le-Grand de l’Administration apostolique Saint-Jean-Marie-Vianney de Campos au Brésil, lors d’une ordination par Mgr Fernando Rifan, en 2018.

Ukraine-Israël : le torchon brûle ?

Zelensky a fait rapatrier les restes du « héros » Andrey Melnyk, qui était inhumé au Luxembourg, et lundi dernier a eu lieu une cérémonie nationale, en quelque sorte de translation des reliques de la « grande figure ukrainienne » (Zelensky dixit), responsable de massacres de Polonais et de juifs en Ukraine par son armée financée par les nazis. L’office funèbre a été célébré par le porte-parole de l’Eglise du pouvoir et par des prêtres de l’Eglise grecque-catholique.

Le ministère israélien des Affaires étrangères ayant protesté, le chef actuel de l’OUN de Melnyk, Bohdan Tchervak, l’a accusé de « provocation flagrante » et de « faire le jeu de la propagande russe »…

Le Mémorial de l’histoire de l’Holocauste, Yad Vashem, a également protesté :

« L’hommage rendu au chef d’un mouvement qui a soutenu l’Allemagne nazie et collaboré avec elle pendant la période de persécution et d’extermination de millions de Juifs sape les fondements moraux nécessaires à la préservation de la mémoire de l’Holocauste. Yad Vashem est profondément préoccupé par de telles commémorations officielles, organisées au détriment de la vérité historique et de la mémoire des victimes de l’Holocauste. »

En réaction, le fameux site Mirotvorets a ajouté à sa liste d’ennemis de l’Ukraine à éliminer le président de Yad Vashem, Danny Dayan. Il est accusé d’« actions délibérées et systématiques visant à attiser la discorde interethnique et interétatique entre Israël et l’Ukraine », ainsi que d’« agression humanitaire contre l’Ukraine » et de « provocations informationnelles ». Et d’ajouter :

« Le Centre “Mirotvorets” demande aux forces de l’ordre de considérer cette publication sur le site comme une déclaration selon laquelle ce citoyen a commis des actes délibérés contre la sécurité nationale de l’Ukraine, la paix, la sécurité de l’humanité et l’ordre juridique international, ainsi que d’autres infractions. »

Généreux benêts

La municipalité de Bordeaux est passée des écolos aux macronistes, mais ils sont toujours aussi stupides. Ils ont décidé de refuser le legs de 53 objets d’art africain, par une Bordelaise qui a longtemps vécu en Afrique, et de restituer ces œuvres à leurs pays d’origine.

La mairie de Bordeaux s’inscrit ainsi dans le sillage de la loi définitivement votée le 9 mai dernier, à l’unanimité des benêts de l’Assemblée, loi voulue et magnifiée par Macron en personne comme « irréversible » pour l’éternité.

Cette loi établit une dérogation au principe d’inaliénabilité pour les œuvres entrées dans le domaine public qui ont fait l’objet, entre 1815 et 1972, d’une « appropriation illicite ».

Déjà il n’est pas évident de déterminer ce qu’est une « appropriation illicite », en dehors des cas manifestes de pillage. Nombre de ces objets ont été achetés. Certes, vu de Paris ou de Bordeaux en 2026, les plus beaux n’ont pas été achetés à leur juste valeur, tant s’en faut, mais vu de la brousse à l’époque, l’évaluation n’était pas la même, il s’en faut.

Ensuite et surtout, ce que les benêts ne veulent pas savoir, c’est qu’une très grande partie de ces objets d’art africain sont sculptés dans des bois tendres, qu’ils étaient des objets cultuels, créés pour une cérémonie précise, ou un ensemble de cérémonies, et ensuite jetés dans un endroit où ils pourrissaient… et où éventuellement des « voleurs » occidentaux les récupéraient. Ou utilisés jusqu’à ce qu’ils tombent en ruine. En réalité, une grande majorité de ces objets ont été sauvés par les Occidentaux. S’ils étaient restés dans leurs pays ils auraient disparu depuis longtemps.

Il est peut-être bien, tout en le sachant, de les restituer, du moins partiellement, mais ce n’est pas du tout un impératif moral.

D’autre part, il est curieux tout de même que la loi se limite à la période 1815-1972, comme s’il n’y avait pas eu de pillages auparavant. Mais si l’on veut bien rendre aux Africains ce qu’ils ont fabriqué autrefois, il n’est pas question de rendre ce que nous avons volé dans le reste du monde, depuis au moins les croisades… Une hypocrisie de plus.

Même pas honte…

Cette sémillante personne qui s’est fait tatouer une tête de mort sur le bras est l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova, et elle doit jouer demain à Rolland Garros contre la Russe Diana Schnaider. Elle a tenu une conférence de presse pour déclarer :

« C’est comme jouer en Allemagne nazie pour des officiers de la Gestapo dans un tournoi organisé par une entreprise qui a construit Auschwitz. »

Sic. Et que reproche-t-elle précisément à la Russe ? D’avoir joué dans UN tournoi financé par Gazprom… (En Russie Gazprom est omniprésent dans le monde du sport et de la culture, et ne fabrique pas de chambres à gaz…)

Mais où sont les nazis ? Lundi dernier, Zelensky a assisté à la cérémonie solennelle de réinhumation des restes d’Andrey Melnyk au cimetière militaire national. Melnyk était le principal rival de Bandera et il fit scission, devenant le chef de l’OUN-M (melnykistes), face à l’OUN-B (banderistes). Zelensky a publiquement qualifié ce collaborateur de l’Allemagne hitlérienne de « remarquable Ukrainien », suscitant une vive réaction du ministère des Affaires étrangères d’Israël, et du président polonais, qui propose de retirer à Zelensky la plus haute distinction de l’État polonais, l’Ordre de l’Aigle blanc, qui lui avait été conféré il y a trois ans. Car ce n’est pas la première fois que Zelensky glorifie les « héros » nazis ukrainiens (récemment il a donné à un centre d’opérations spéciales de l’armée, le nom officiel de « Héros de l’UPA », l’armée de Badera, coupable de massacres de grande ampleur de Polonais et de juifs), et c’est en 2022 que la plus longue avenue de Kiev a été renommée Bandera, par le conseil municipal qui chantait le célèbre hymne patriotique « Notre Père est Bandera, l’Ukraine notre mère ».

Oleksandra Oliynykova, si tu balayais devant ta porte ?