Svetlana Tikhanovskaïa, qui se fantasme présidente de la Biélorussie (à Vilnius), a profité de son séjour en Ukraine pour remettre une décoration à un prêtre de l’Eglise du pouvoir ukrainien, Evgueni Orda.
Né en Biélorussie, Evgueni Orda (« Yevhen », en ukrainien), est connu comme « assistant actif des militaires et des volontaires ukrainiens depuis 2014 » (contre le Donbass). Il est aujourd’hui aumônier d’un régiment composé de Biélorusses qui veulent combattre la Russie.
Svetlana Tikhanovskaïa lui a conféré la médaille « Pour un travail fructueux en faveur de la Biélorussie ».
Orda a remercié la « présidente » Tikhanovskaïa et s’est dit convaincu que les Ukrainiens ne pourront vaincre la Russie qu’en s’unissant aux Biélorusses.
Ägidius Zsifkovics, évêque d’Eisenstadt (Autriche), a traversé la nef de l’église de Neckenmarkt en trottinette, pour conférer la confirmation à 25 adolescents. Il a expliqué :
« J’ai essayé d’adapter le sermon au monde d’aujourd’hui. On m’a dit que les enfants d’ici se déplaçaient beaucoup en trottinette. Je voulais simplement aller à leur rencontre là où ils se trouvent et essayer de leur expliquer le Saint-Esprit en utilisant ce moyen de transport moderne. »
Moyen de transport moderne… La trottinette… Passons… Mais où est le rapport avec le Saint-Esprit ?
Ägidius Zsifkovics a exprimé son espoir que l’Église apporte son soutien aux jeunes tout en restant « crédible ».
Ce n’est pas avec un évêque faisant le clown sur une trottinette que l’Eglise sera crédible…
℟. Advénit ignis divínus, non combúrens sed illúminans, non consúmens sed lucens: et invénit corda discipulórum receptácula munda: * Et tríbuit eis charísmatum dona, allelúia, allelúia. ℣. Invénit eos concórdes caritáte, et collustrávit eos inúndans grátia Deitátis. ℟. Et tríbuit eis charísmatum dona, allelúia, allelúia.
℟. Il descendit un feu divin, ne brûlant pas, mais illuminant, ne consumant pas, mais éclairant : et il trouva dans les cœurs des disciples de purs réceptacles : * Et il leur accorda ses dons et ses grâces, alléluia, alléluia. ℣. Il les a trouvés unis par la charité, et il les a tous éclairés par l’effusion de la grâce divine. ℟. Et il leur accorda ses dons et ses grâces, alléluia, alléluia.
On voit tout de suite que le texte de ce répons ne vient pas de la Sainte Ecriture, même modifiée, mais d’un commentaire patristique. Il vient de ce qui est dans la patrologie de Migne le 186e « sermon supposé » de saint Augustin (sur 317 !) dont l’auteur est « incertain », le 5e de six sermons sur la Pentecôte. Assurément les deux phrases reprises de ce (bref) sermon ne sont pas indignes de saint Augustin, et méritent d’avoir été reprises dans la liturgie.
Le texte a été légèrement modifié. Le texte du sermon a « Invenit cordium receptacula munda » : il trouva les réceptacles purs des cœurs (sous-entendu des apôtres dont il est question auparavant), et il y a « gratis » (gratuitement) au lieu de « eis » (à eux).
Advenit ignis divinus, non comburens, sed illuminans; non consumens, sed lucens. Invenit cordium receptacula munda; et tribuit gratis charismatum dona.
(Certains disent qu’il y a d’abord eu le répons, qui a été ensuite utilisé par un prédicateur inconnu.)
L’enregistrement suivant fait entendre ce répons en plain chant interprété de façon moderne, avec le verset à deux voix (organum), de Léonin, maître de chant de Notre-Dame de Paris autour de 1200, « inventeur de la polyphonie ». Ce verset est interprété selon les conceptions actuelles, qui à mon sens en disent plus sur les fantasmes des musicologues que sur la musique médiévale. Mais ça donne une idée de ce qu’on pouvait entendre à Notre-Dame peu après sa consécration.
Les Ukrainiens multiplient les provocations contre la Biélorussie. Hier, le commandant des drones Robet Brodi a fait savoir qu’il dressait une liste de cibles en Biélorussie et qu’il y avait déjà 500 cibles sur sa liste.
Et Svetlana Tikhanovskaïa, qui se pavane (à nos frais) à Vilnius comme « présidente » du « gouvernement biélorusse en exil », a été accueillie en grande pompe à Kiev. Elle a tenu un meeting avec Zelensky qui a ironisé : « Récemment, Loukachenko a déclaré qu’il était temps pour les présidents ukrainien et biélorusse de se rencontrer. Curieusement, Loukachenko l’a dit, et c’est Tikhanovskaïa qui est venue. »
La fédération internationale de gymnastique ayant permis aux athlètes russes de concourir sous leur drapeau et avec leur hymne national, l’équipe russe devait se rendre hier en Bulgarie pour le championnat d’Europe. Mais les autorités bulgares ont interdit qu’un avion russe se pose à Sofia. Les athlètes ont donc dû passer par Istanbul et prendre un avion turc…