Provocation russophobe tchèque

Le métropolite Hilarion, ancien président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a été arrêté dimanche sur la route alors qu’il venait de célébrer la divine liturgie en l’imposante église russe de Karlovy Vary (Carlsbad), où il a été « exilé » fin 2024 après avoir été destitué de son poste de métropolite de Budapest et de Hongrie par le synode de l’Eglise russe pour « incompatibilités entre son mode de vie et les exigences monastiques ».

Des policiers ont fait arrêter le véhicule, ont aussitôt ouvert le coffre et y ont « découvert une substance blanche illicite ». Ils n’ont fouillé ni l’habitacle, ni le métropolite, ni le chauffeur. Les deux hommes ont été mis en garde à vue.

Hier ils ont été remis en liberté sans aucune inculpation ni contrainte…

Les avocats du métropolite n’entendent pas en rester là. « Les éléments déterminants pour la défense restent les circonstances du signalement anonyme ayant conduit à l’arrêt du véhicule, l’origine des objets trouvés, l’accès au véhicule avant le départ, la procédure de fouille, la saisie et la manipulation des prétendues preuves. »

Le métropolite Hilarion a exprimé sa gratitude au patriarche Cyrille ainsi qu’au ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie pour leur soutien.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait convoqué le représentant de l’ambassadeur tchèque, auquel il avait remis une protestation ferme contre une démarche « infondée » et des accusations « absurdes ».

Maria Zakharova a déclaré que la Russie considère l’ensemble de l’opération comme une provocation délibérée visant à discréditer le métropolite Hilarion et, avec lui, l’orthodoxie tout entière, qui fait l’objet d’attaques en République tchèque. La partie russe exige donc instamment « la cessation des persécutions à l’encontre des représentants de l’Église orthodoxe russe en Tchéquie ».

Un jésuite blasphémateur

Le prêtre jésuite Nicholas Leeper se prend pour un artiste et sa dernière production est une collection de fausses icônes byzantines tellement ignobles que l’archidiocèse de New York en a annulé in extremis l’exposition qui devait se tenir au Sheen Center, dédié au « dialogue entre la foi et la culture contemporaine ». (C’est du moins ce qu’on suppose, en l’absence de toute déclaration et de toute explication.)

L’exposition, qui s’intitule « Le crépuscule des idoles » (sic, en référence à Nietzsche, sic) a trouvé refuge dans la chapelle Sainte-Marie de la paroisse Saint-François-Xavier de New York, lieu de résidence de l’artiste.

Les « œuvres » de Nicholas Leeper sont un mélange de (vieux) pop art et de vielles publicités, sous forme d’icônes byzantines. Quand on sait comment les icônes ont été définies par le septième concile œcuménique, et comment les orientaux les considèrent encore aujourd’hui (à savoir ce que la théologie latine appelle des sacramentaux, et des fenêtres sur le Ciel), on peut comprendre que l’Eglise catholique est une fois de plus un sujet d’horreur pour les orthodoxes, en ce temps de soi-disant œcuménisme.

Parmi les pièces maîtresses de l’exposition, la plus blasphématoire : « La Vierge à l’enfant (Tomatokos) », où l’enfant Jésus est donc une conserve de tomate. Le mot Tomatokos se moque du mot Theotokos, Mère de Dieu, littéralement « génitrice de Dieu », défini au concile d’Ephèse.

En dessous, « La Vierge à l’enfant (la plus pure protection) », faisant allusion à la protection de la Mère de Dieu, surtout célébrée chez les slaves (Pokrov), protection qui est donc de la poudre de talc.

L’une des plus immondes « icônes » du jésuite est intitulée « La Visitation », comme l’indiquent les inscriptions en grec, avec « Sainte Elisabeth » en gros caractères, et l’abréviation pour « Mère de Dieu ». Toutes deux (qui sont enceintes) font de la publicité pour les cigarettes…

A gauche, Nicholas Leeper, en col romain, pendant la présentation à la presse. A droite, « Madonna del Parto (Il était une fois… à Bethléem) » : la Sainte Vierge enceinte sous les traits de Sharon Tate. Au centre : « La Crucifixion (le baiser est meilleur avec un pansement). » Cette reprise d’une publicité est plus stupidement grotesque que blasphématoire, mais les orientaux voient tout de suite sur la croix les trois lettres sacrées qui indiquent le Christ (Celui qui Est). Quant au pansement il mélange le grec et le latin…

A gauche, « Saint Abraham (les trois étrangers) », reprenant de façon particulièrement laide la publicité Coca-Cola, Abraham en Père Noël et les trois « étrangers » (selon la tradition patristique et dans l’iconographie russe les trois Personnes de la Sainte Trinité), trois bouteilles de soda… A droite, « Judith décapitant Holopherne » (sic), avec une inscription grecque très approximative (Judith s’écrit : ΙΟΥΔΙΘ).

Ici un autre prêtre en admiration devant deux œuvres de son collègue : en haut « L’appel de Lévy » (saint Matthieu), en dessous… « L’Annonciation »…

L’exposition se termine le 29 mai. Jour de la « 33e messe des ministères LGBT+ ». (La paroisse a non seulement un ministère catholique gay et un ministère catholique lesbien, mais aussi un ministère « sexe migrant ».)

Mercredi des quatre temps de Pentecôte

Commentaire de cette phrase de l’évangile du jour : « Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne le tire », « Nemo potest veníre ad me, nisi Pater, qui misit me, tráxerit eum », par saint Augustin, traité 26 sur saint Jean (dans le bréviaire).

Ne t’imagine pas que tu sois tiré malgré toi ; l’âme est tirée par l’amour aussi. Et nous ne devons pas craindre d’être repris peut-être, au sujet de cette parole évangélique des saintes Écritures, par des hommes qui pèsent à l’excès les paroles et qui sont loin de comprendre les choses, surtout celles de Dieu ; nous ne devons pas craindre que l’on nous dise : Comment puis-je croire par ma libre volonté si je suis tiré ? Moi je réponds : C’est peu dire : par la volonté, vous êtes même tiré par le plaisir. Qu’est-ce qu’être tiré par le plaisir ? « Mets tes délices dans le Seigneur, et il t’accordera ce que ton cœur demande » (Delectare in Domino, et dabit tibi petitiones cordis tui, psaume 36). Il existe une certaine volupté pour le cœur auquel est doux ce pain céleste. Or si un poète a pu dire : « Chacun est tiré par son plaisir » (Trahit sua quemque voluptas, Virgile, Bucoliques, 2, 65) ; remarquez, non par la nécessité, mais par la volupté ; non par le devoir, mais par la jouissance : à combien plus forte raison, devons-nous dire que celui-là est tiré vers le Christ, qui fait ses délices de la vérité, de la béatitude, de la justice, de la vie éternelle ; car le Christ est tout cela. Quoi ! Les sens du corps auraient leurs voluptés, et l’âme n’aurait point les siennes ? Si l’âme n’a point ses jouissances, comment expliquer ces paroles : « Les enfants des hommes espéreront à l’abri de vos ailes, ils seront enivrés de l’abondance de votre maison, et vous les abreuverez du torrent de ta volupté ; parce qu’en vous est une source de vie, et que dans votre lumière nous verrons la lumière ? » (Filii autem hominum in tegmine alarum tuarum sperabunt. Inebriabuntur ab ubertate domus tuæ, et torrente voluptatis tuæ potabis eos, quoniam apud te est fons vitæ, et in lumine tuo videbimus lumen, psaume 35).

Donne-moi un cœur qui aime, il sent ce que je dis ; donne-moi un cœur qui désire, donne-moi un cœur qui ait faim, donne-moi un cœur qui se regarde comme exilé et voyageur dans ce désert, un cœur qui ait soif du ciel et qui soupire après la source de l’éternelle patrie ; donne-moi un tel cœur, il sait ce que je dis. Mais si je parle à un cœur froid, il ne comprend pas mon langage. Tels étaient les juifs qui murmuraient entre eux. « Celui, dit le Sauveur, que mon Père tire, vient à moi. » Mais que signifient ces paroles : « Celui que mon Père tire », puisque le Christ lui-même tire ? Dans quelle intention le Sauveur s’est-il exprimé ainsi : « Celui que mon Père tire ? » Si nous devons être tirés, soyons-le par celui à qui une âme aimante disait : « Après toi nous courrons à l’odeur de tes parfums » (Trahe me, post te curremus in odorem unguentorum tuorum, Cantique des cantiques 1, 3). Considérons attentivement, mes frères, ce que le Sauveur veut nous faire entendre, et comprenons le dans la mesure de nos forces. Le Père tire vers le Fils ceux qui croient au Fils, par ce qu’ils sont persuadés qu’il a Dieu pour Père. Dieu le Père, en effet, a engendré un Fils égal à lui ; et l’homme qui reconnaît dans sa pensée que celui en qui il croit est égal au Père, qui possède dans sa foi le sentiment de cette vérité et qui la médite, le Père le tire vers son Fils.

Arius a cru que le Fils était une créature ; le Père ne l’a point tiré, car on ne considère pas le Père, lorsqu’on ne croit point que le Fils lui est égal. Que dis-tu, ô Arius ? Que dis-tu, hérétique ? Quel langage tiens-tu ? Qu’est-ce que le Christ ? Il n’est point le Dieu véritable, dis-tu, mais il a été fait par le Dieu véritable. Le Père ne t’a point tiré : car tu n’as pas compris le Père dont tu nies le Fils. Ce que tu penses du Christ est tout différent de ce qu’il est, ce n’est pas lui ; tu n’es point tiré par le Père, et tu n’es point tiré vers le Fils, car autre chose est le Fils, autre chose ce que tu dis qu’il est. Photin dit : Jésus-Christ n’est qu’un homme : il n’est pas Dieu aussi. Celui qui pense ainsi, le Père ne l’a pas tiré. Quel est celui que le Père a tiré ? Celui qui dit : « Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant. » On montre à une brebis un rameau vert et on le tire ; on montre des noix à un enfant et il est tiré ; et puisqu’il court, il est tiré par ce qu’il aime, il est tiré sans aucune violence extérieure, il est tiré par le lien du cœur. Si les charmes que les délices et les voluptés terrestres révèlent aux cœurs aimants exercent sur eux une véritable puissance d’attraction, car elle est vraie cette maxime : « Chacun est tiré par son plaisir », refuserons-nous cette puissance à Jésus-Christ, qui nous est révélé par le Père ? Qu’est-ce que l’âme, en effet, désire plus vivement que la vérité ?

Le début du deuxième paragraphe est un exemple de l’influence de saint Augustin sur saint Bernard, qui a écrit des périodes similaires :

Da amántem,
et sentit quod dico :
da desiderántem,
da esuriéntem,
da in ista solitúdine peregrinántem,
atque sitiéntem,
et fontem ætérnæ pátriæ suspirántem :
da talem,
et scit quid dicam.

Ursule à l’ouest (à l’est)

Ursula von der Leyen, à Vilnius, à propos des drones ukrainiens qui tentent de survoler les pays baltes pour atteindre le nord de la Russie :

« Les habitants des pays baltes éprouvent ce que beaucoup pensaient appartenir à un autre temps. Des alertes aériennes, des familles réfugiées dans des abris, des écoles fermées, des transports suspendus. Telle est la réalité sur la frontière orientale de l’Europe en 2026. Ce ne sont pas des incidents isolés, c’est une stratégie délibérée de la Russie qui cherche à déstabiliser nos sociétés démocratiques. Mais tout comme sur les champs de bataille en Ukraine, la Russie y échoue. »

Sic.

Ignobles XXL

Le site ukrainien Mirotvorets, qui recense les ennemis de l’Ukraine à éliminer, a ajouté à sa liste dix employés du lycée de Starobelsk où 21 enfants ont été tués par les frappes ukrainiennes. Ils sont accusés de « génocide du peuple ukrainien par altération forcée de l’identité nationale d’enfants ukrainiens ». Enfants massacrés par les drones ukrainiens…