Gleeden remet ça

On avait déjà eu : « Etre fidèle à deux hommes c’est être deux fois plus fidèle », ou « Qui a dit que tous les partenaires devaient être officiels ? » Voici la nouvelle affiche du « premier site de rencontres extra-conjugales pensé par des femmes ». Toujours avec la pomme croquée, bien sûr.

La réaction du psychopédagogue Yves Demoulin (université de Mons, université de Lausanne) sur Facebook :

« Contrairement à l’antidépresseur, l’amant ne coûte rien à la Sécu. » Voilà la punchline de la campagne Gleeden – une accroche cynique qui minimise la souffrance et théâtralise la transgression. Mais elle est fausse.
Les infections sexuellement transmissibles ont fortement augmenté ces dernières années : dépistage, soins et complications pèsent sur les dépenses de santé. Et les conséquences psychiques de l’infidélité – culpabilité, dissonance morale, stress chronique, traumatismes relationnels – génèrent elles aussi une demande de prise en charge en santé mentale.
Autrement dit : l’amant coûte à la Sécurité sociale – en médecine, en prévention et en santé mentale. Présenter l’infidélité comme une « solution » relève non seulement du mauvais goût, mais favorise la banalisation d’une souffrance réelle et l’affaiblissement des réponses sanitaires.
Nous ne devons pas laisser la publicité détourner le vocabulaire médical ni ridiculiser les traitements. Plutôt que d’applaudir la provocation, exigeons une communication responsable, un meilleur accès au dépistage et des dispositifs renforcés pour la santé mentale. »

Leçon de choses

Angelina Jolie est allée à Kherson dans le cadre de ses « activités humanitaires »… Et elle a découvert par elle-même la réalité de ce que la propagande ukrainienne qualifie de faux : la mobilisation forcée.

Dès l’arrivée dans la région de Mykolaïv, le convoi a été stoppé au poste de contrôle. Un commissaire militaire a fait savoir au garde du corps ukrainien de la star qu’il y avait un problème avec ses papiers. L’homme a répondu : « Laissez-moi passer, je transporte une personne importante, un soldat de la paix, tout ça… » Le soldat : « Je n’en ai rien à faire de qui vous transportez, vous n’avez pas les papiers, nous allons au bureau de recrutement. »

L’homme y est resté longtemps. On a même téléphoné au bureau de Zelensky pour savoir quoi faire. Angelina Jolie elle-même est entrée dans le bureau pour le faire relâcher…

Saint Hubert et saint Cerf

La messe de la fête de la Saint Hubert, à Skaistkalnes, en Lettonie, à la frontière avec la Lituanie, dimanche 2 novembre. La procession du cerf, mort, environné de fleurs, comme le catafalque du Christ le vendredi saint chez les byzantins…

Le son fait partie du spectacle, c’est un gosse qui tape sur deux timbales. L’aboiement des chiens aussi…

Et le cardinal archevêque est tout content.

(C’est tellement n’importe quoi que les cors ne sont pas des cors de chasse mais deux cors d’harmonie.)

De la férie

Le martyrologe commence ainsi :

Sancti Zacharíæ, Sacerdótis et Prophétæ, qui pater éxstitit beáti Joánnis Baptístæ, Præcursóris Dómini.
Item sanctæ Elísabeth, ejúsdem sanctíssimi Præcursóris matris.

Saint Zacharie, prêtre et prophète, père du bienheureux Jean Baptiste, Précurseur du Seigneur.
De même, sainte Elisabeth, mère du même saint Précurseur.

Le synaxaire byzantin célèbre les parents de saint Jean Baptiste le 5 septembre. Voici ce qu’en dit la tradition orientale.

Le saint prophète Zacharie, prêtre de la classe d’Abia, avait pour épouse Élisabeth, qui était une parente de la très sainte Vierge Marie et descendait de la lignée d’Aaron. Tous deux étaient justes devant Dieu, mais n’avaient pas d’enfants et étaient déjà avancés en âge. Alors qu’il accomplissait son service habituel dans le temple, Zacharie entra dans le sanctuaire où l’archange Gabriel lui apparut et lui annonça la naissance de son fils Jean, qui serait grand devant le Seigneur non par son corps, mais par son esprit, et qui serait le précurseur du Messie afin de lui préparer le chemin.

Ce qui avait été annoncé par l’ange s’accomplit, et Élisabeth, qui était jusqu’alors stérile, donna naissance à Jean. Le temps vint où Jésus-Christ naquit à Bethléem, et les mages venus d’Orient annoncèrent à Hérode la naissance du nouveau-né roi. Alors Hérode, envoyant des soldats à Bethléem pour tuer tous les enfants mâles âgés de trois ans, ordonna de mettre à mort le fils de Zacharie, dont il avait beaucoup entendu parler. Mais les envoyés ne trouvèrent pas saint Jean. Car, lorsque commença le massacre impie des enfants à Bethléem, sainte Élisabeth, prenant son fils, le jeune Jean, qui avait déjà un an et demi, s’enfuit avec lui dans les montagnes. Les montagnes s’ouvrirent et les cachèrent des meurtriers. Ne trouvant pas ceux qu’ils cherchaient, les messagers revinrent bredouilles auprès du roi. Alors Hérode envoya un ordre à Zacharie dans le temple, lui demandant de lui remettre son fils Jean. « Je sers aujourd’hui le Seigneur Dieu, répondit saint Zacharie, je ne sais pas où se trouve mon fils. »

Furieux, Hérode envoya une seconde fois des soldats et ordonna de tuer Zacharie lui-même s’il ne livrait pas son fils.

Zacharie périt aux mains des assassins, mais Élisabeth, protégée par Dieu, resta avec son fils dans la montagne qui s’était ouverte. Par la volonté de Dieu, une grotte fut aménagée pour eux, une source d’eau jaillit, et au-dessus de la grotte poussa un palmier dattier qui donna des fruits en abondance.

Quarante jours après le meurtre de Zacharie, sainte Élisabeth mourut, et saint Jean fut nourri par un ange jusqu’à l’âge adulte. Il fut gardé dans le désert jusqu’au jour où il se révéla aux Israélites.