Au Grand Orient du chemsex

« Notre Frère Laurent Kupferman est passé à l’Orient Éternel », titre le Journal de la Franc-Maçonnerie.

Membre éminent du Grand Orient de France (et de la Licra), Laurent Kupferman, 59 ans, est mort à la fin d’une nuit « chemsex » passée à Fontainebleau avec deux hommes de rencontre par internet (qui ne sont pas morts et ont été placés en garde à vue).

Laurent Kupferman était l’auteur d’une dizaine de livres sur la Franc Maçonnerie, les trois premiers co-écrits avec l’avocat Emmanuel Pierrat, lui aussi inverti notoire et militant du « mariage pour tous » (« Le Paris des Francs-Maçons », « Les grands textes de la Franc Maçonnerie décryptés », « Ce que la France doit aux Francs-Maçons »). Les autres sont « Les aventuriers de la République : ces francs-maçons qui ont fait notre histoire », « 3 minutes pour comprendre les 50 principes fondamentaux de la franc-maçonnerie », « 3 minutes pour comprendre l’histoire, les fondements et les principes de la République française », avec Jean-Louis Debré, « Le Temple Secret : Découvrez le monde de la Franc-Maçonnerie en plus de 200 questions », « Rassembler – La Franc-Maçonnerie : un chemin vers soi et vers les autres » (sic), et enfin, c’est une obsession, « Ce que la République doit aux Francs-Maçons », au cas où on n’aurait toujours pas compris, et de nouveau avec Emmanuel Pierrat.

Il était officier de l’Ordre des Arts et des Lettres et lauréat du prix spécial droits de l’homme du Prix Laïcité France.

Il avait fait campagne pour le « mariage et l’adoption pour tous ». Mais lui n’était pas « marié ». Il avait été le « compagnon » d’Alain Snege, directeur artistique de Chanel, mort à 45 ans en 2010. Le 1er mai dernier il publiait sur son fil X une photo de lui et de son compagnon du moment (avec un chien qui paraît être un signe de ralliement dans la « communauté »), et le 17 mai il était l’un des invités de marque à l’inauguration du « Mémorial aux victimes homosexuelles de la déportation et à toutes les personnes LGBTQIA+ persécutées à travers l’Histoire ».

Bref il était un fleuron de l’élite régnante judéo-maçonnico-LGBT. Mais parfois ça finit quand même mal.

La persécution en Estonie

Le président estonien Alar Karis a de nouveau refusé de signer la loi interdisant l’Eglise orthodoxe d’Estonie. Après son premier refus, la loi avait été modifiée. Mais il considère que ce n’est pas suffisant. Il faudrait définir quels sont ces « liens étrangers qui sont dangereux », et quelle est cette « menace » qui pèserait sur la sécurité du pays. Mais évidemment si on définit cela il apparaît trop clairement qu’il s’agit d’interdire une Eglise pour un motif strictement politique, donc d’une persécution religieuse. Et pourtant le président est aussi russophobe que les députés. Mais il lui reste un vestige de respect des libertés…

De la férie

A Madaure, en Afrique, saint Namphanion martyr, et ses compagnons, qu’il encouragea au combat et conduisit au triomphe.

C’est la sixième notice du martyrologe de ce jour, qui commence par sainte Elisabeth de Portugal parce qu’elle est née au ciel ce jour-là mais dont la fête a été reportée au 8 par Innocent XII parce qu’elle tombait pendant l’octave des apôtres.

saint Namphanion, ou plutôt Namphamon, est le premier nommé ce jour dans le synaxaire byzantin après saint André de Crète dont c’est la fête (il s’agit de l’auteur du grand canon pénitentiel).

Le synaxaire l’appelle « archimartyr » donc le premier martyr d’Afrique (en 198) et donne les noms de ses compagnons : Miggine, Lucitas et Sanaë.

Un philosophe païen avait écrit à saint Augustin pour protester contre le fait que les chrétiens ne vénèrent pas les dieux, mais des hommes, et il nomme précisément ceux-là, appelant le premier Mygdon, et s’en prenant particulièrement au nom de Namphamon. Saint Augustin lui répond sur le fond, et lui reproche de se moquer de la langue punique, car Namphamon « signifie un homme qui vient d’un bon pied, c’est-à-dire dont la venue apporte quelque chose d’heureux », ce qui n’est pas le cas de certains immondes dieux païens. J’avais largement cité cet échange épistolaire l’an dernier.

Trump-Poutine

Un nouvel échange téléphonique a eu lieu entre les présidents russe et américain.

Selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov, les deux hommes ont parlé notamment de l’Iran et de l’Ukraine (mais pas de l’arrêt – ou non – de la fourniture d’armes).

Vladimir Poutine a félicité Donald Trump pour la fête de l’indépendance américaine, demain. « Il a souligné que la Russie a joué un rôle important dans la formation de l’État américain, notamment pendant la guerre d’indépendance il y a 250 ans, puis pendant la guerre civile qui s’est terminée il y a 160 ans. Il a été déclaré que nos pays sont liés non seulement par l’alliance conclue lors des Première et Seconde Guerres mondiales, mais aussi par des racines historiques plus profondes. »

« Vladimir Poutine a mentionné qu’avant sa conversation avec Donald Trump, il s’était entretenu avec des représentants du monde des affaires russe. Au cours de cette réunion, l’idée d’un échange entre la Russie et les États-Unis de films promouvant les valeurs traditionnelles qui nous sont chères ainsi qu’à l’administration Trump a notamment été évoquée. M. Trump a immédiatement réagi en se disant impressionné par cette idée. » (Il s’agit d’une proposition qui venait d’être faite à Poutine, au Forum « Des idées fortes pour une nouvelle ère », par Nikolaï Dunn, président de la Fondation La vie et les actes. Poutine avait promis à Dunn d’en parler à Trump.)

Les deux présidents ont convenu de rester en contact et de se téléphoner à leur guise dans la journée : les traducteurs seront immédiatement mobilisés.

Pour le moment il n’y a pas de commentaire de la part de Donald Trump.