« En ce jour où notre Église antiochienne commémore tous les saints d’Antioche, la main traîtresse du mal a frappé ce soir, réclamant nos vies, ainsi que les vies de nos bien-aimés qui sont tombés aujourd’hui en martyrs pendant la divine liturgie du soir à l’église du prophète Élie à Dwela, Damas. »
Telle a été la première réaction du patriarcat orthodoxe d’Antioche à l’attentat suicide qui a fait 25 morts et plus de 50 blessés dans l’église Saint-Elie de Damas. (Dans la liturgie byzantine, le premier dimanche après la Pentecôte est celui de la Toussaint, le deuxième dimanche est celui de tous les saints locaux.)
Le gouvernement islamiste syrien dit que l’attentat a été perpétré par deux militants de l’Etat islamique.
Du temps de Bachar al Assad les chrétiens étaient protégés à Damas.
Dans ses condoléances adressées au patriarche Jean X, le patriarche Cyrille de Moscou écrit notamment :
« Les victimes de ce crime sanglant, à l’instigation de l’ennemi du genre humain, étaient des civils — des croyants orthodoxes qui priaient dimanche dans l’Église de Dieu. Le sang des chrétiens a été à nouveau versé dans les rues de l’ancienne Damas. »
Celles qui ne sont pas sur la photo ont peur pour leur carrière…
Riposte catholique fait écho à l’affaire des neuf étudiantes en théologie de Fribourg qui ont fait officiellement une demande pour être admises au séminaire, sachant que la demande serait évidemment rejetée. Mais il s’agit de faire avancer la revendication, avec l’appui des médias… et des professeurs de théologie.
L’initiative a été lancée à la fin de l’année dernière, intitulée « Mon Dieu ne discrimine pas ! » (slogan orné d’une étoile arc-en-ciel). Appuyée sur un site internet du même nom, avec une vidéo qui a été vue 430.000 fois.
Neuf étudiantes ont finalement décidé d’y participer, et ont envoyé leur lettre de demande (avec le logo de leur lobby) à l’archevêché le 21 mai.
Les demoiselles ont été reçues par l’évêque auxiliaire recteur du séminaire, Christian Wurz. Il a déclaré que cette candidature était un signe positif de « l’engagement et du sérieux avec lesquels les femmes abordent leur vocation et leur cheminement dans l’Église », mais qu’il ne pouvait pas les accepter puisque le droit de l’Eglise ne le permet pas (encore).
La démarche était clairement appuyée par les professeurs de la faculté de théologie de l’université de Fribourg. Ils ont déclaré dans un communiqué que « cette action est un signe fort et courageux », et que les raisons invoquées contre l’ordination des femmes ne sont pas convaincantes d’un point de vue théologique et académique…
L’évangile de ce jour est celui de l’annonciation à Zacharie, dans saint Luc. La parallèle avec l’annonciation à Marie est patent et évidemment voulu. Mais on peut voir aussi que cet épisode est tout tissé de références à l’Ancien Testament.
La plus visible est sans doute la référence aux vieux couples stériles qui vont miraculeusement procréer, d’abord et avant tout Abraham et Sara, qui vont engendrer le peuple d’Israël.
La mention qu’il ne boira pas de vin et de boisson fermentée (une des règles du nazirat, de la sainteté « nazaréenne ») renvoie aussi à l’annonciation à la mère de Samson, qui par ailleurs ressemble beaucoup à l’annonciation à Marie.
Or il y avait un homme de Saraa, de la race de Dan, nommé Manué, dont la femme était stérile. Et l’ange du Seigneur apparut à sa femme, et lui dit : Tu es stérile et sans enfants ; mais tu concevras et tu enfanteras un fils. Prends donc garde de ne pas boire de vin, ni rien de ce qui peut enivrer, et de ne rien manger d’impur ; parce que tu concevras et tu enfanteras un fils, sur la tête duquel le rasoir ne passera point ; car il sera nazaréen, consacré à Dieu dès son enfance et dès le sein de sa mère, et c’est lui qui commencera à délivrer Israël de la main des Philistins.
Samson sera « nazaréen » dès le ventre de sa mère. Comme Jean Baptiste. Comme Jérémie. Comme Isaïe aussi selon l’interprétation traditionnelle du chapitre 49.
« Le Seigneur m’a appelé dès le sein de ma mère ; lorsque j’étais encore dans ses entrailles, il s’est souvenu de mon nom. Il a rendu ma bouche semblable à un glaive acéré, il m’a protégé à l’ombre de sa main ; il a fait de moi comme une flèche choisie, il m’a caché dans son carquois. » Etc.
Jean marchera devant le Seigneur dans l’esprit et la puissance d’Elie. Ceci renvoie à la toute fin de la prophétie de Malachie, c’est-à-dire à la dernière parole d’un prophète de l’Ancien Testament. Celui qui vient juste après… Zacharie. Malachie qui vient de transmettre cette parole de Dieu :
« Voici que j’envoie mon ange (mon messager) qui préparera la voie devant ma face, et aussitôt viendra dans son temple le Dominateur que vous cherchez, l’ange de l’alliance que vous voulez. »
Jean sera grand devant le Seigneur. Et Jésus le soulignera. Dans l’Ecriture, peu de personnages sont qualifiés de grands : Moïse, Job, et… Naaman, le général syrien, qui était… « grand devant son seigneur ». Or Naaman, guidé par Elisée, le successeur d’Elie, va se plonger dans le Jourdain, et, baptisé dans le fleuve où Jean baptisera, il est guéri de sa lèpre.
« À l’occasion de la Journée du souvenir et du deuil, le 22 juin, la chorale du clergé de l’évêché de Pskov a interprété un chant devant les monuments commémoratifs de Saint-Pétersbourg, ville devenue symbole de courage, de souffrance et de foi inébranlable. »
Pour ceux qui s’intéressent au chant byzantin, c’était ce matin en l’église de l’Ascension d’Athènes, un beau Trisagion à 42’50, et un sublime Hymne des Chérubins à 55′.