Saint François de Sales

Ô Dieu soit béni, ma chère Fille, l’infirmité n’est pas à la mort, mais afin que Dieu soit glorifié en icelle (Joan. xi, 4). Vous avez deux peuples au ventre de votre esprit, comme il fut dit à Rebecca ; l’un combat contre l’autre, mais enfin le plus jeune surmontera l’aîné (Gen. xxv, 23).L’amour-propre ne meurt jamais que quand nous mourons, il a mille moyens de se retrancher dans notre âme, on ne l’en saurait déloger ; c’est l’aîné de notre âme, car il est naturel, ou au moins connaturel ; il a une légion de carabins avec lui, de mouvements, d’actions, de passions ; il est adroit et sait mille tours de souplesse. De l’autre côté, vous avez l’amour de Dieu, qui est conçu après et est puîné ; il a aussi ses mouvements, inclinations, passions, actions. Ces deux enfants en un même ventre s’entrebattent comme Ésaü et Jacob ; c’est pourquoi Rebecca s’écrie : M’était-il pas mieux de mourir que concevoir avec tant de douleurs (ibid., 22 )? De ces convulsions s’ensuit un certain dégoût qui fait que vous ne savourez pas les meilleures viandes. Mais que vous importe-t-il de savourer ou ne savourer pas, puisque vous ne laissez pas de bien manger ? S’il me fallait perdre l’un des sentiments, je choisirais que ce fût le goût, comme moins nécessaire, voire même que l’odorat, me semble. Croyez-moi, ce n’est que le goût qui vous manque, ce n’est pas la vue. Vous voyez, mais sans contentement ; vous mâchez le pain comme si c’étaient des étoupes, sans goût ni saveur. Il vous semble que vos résolutions sont sans force parce qu’elles ne sont pas gaies ni joyeuses, mais vous vous trompez, car l’Apôtre saint Paul bien souvent n’en avait que de cette sorte-là (Rom. vii, 21-25). La pauvre Lia est une petite chassieuse et laide, mais il faut que votre esprit couche avec elle avant que d’avoir la belle Rachel (Gen. xxix, 16-28). Et courage, car elle ne laissera pas de faire des beaux enfants et des œuvres agréables à Dieu. Mais je m’arrête trop.

Lettre à sainte Jeanne de Chantal, 21 novembre 1604.

L’infirmière qui se croit archevêque

Sarah Mullaly et devenue aujourd’hui officiellement « archevêque de Cantorbéry », chef de « l’Eglise d’Angleterre » et chef de la « Communion anglicane ».

Elle a été infirmière, et même déjà chef : « chief nursing officer for England » de 1999 à 2004, puis administratrice de deux hôpitaux. Parallèlement elle est devenue « prêtre » en 2002, et « évêque » en 2015.

Elle est mariée à Eamonn Mullaly, un consultant informatique (à la retraite) d’origine irlandaise : « Élevé dans la tradition catholique, sa vie a pris des tournants inattendus : après des années de mariage, son épouse a ressenti l’appel au sacerdoce dans l’Église anglicane — un choix de foi profond qui a marqué un nouveau chapitre de leur parcours commun. »

La foi profonde de Sarah Mullaly née Bowser la conduit à être pour la bénédiction des couples de même sexe, et quant à l’avortement plutôt « pro-vie » pour ce qui la concerne et plutôt « pro-choix » pour les autres…