La frappe de Soumy

Les Russes ont frappé dimanche un rassemblement militaire ukrainien dans la ville de Soumy. Il ne s’agissait pas seulement d’éliminer des officiers, mais de répondre aux exactions commises dans la région de Koursk (dont de nombreux meurtres de civils). Car la cérémonie avait pour motif une remise de prix à ceux de la 117e brigade de défense territoriale (à l’occasion de son 7e anniversaire) qui se sont particulièrement « distingués » dans cette aventure sanglante où l’Ukraine a perdu des milliers d’hommes et des centaines de blindés. Malheureusement certains soldats avaient invité des membres de leur famille (d’où les morts de civils qui permettent à la propagande occidentale de cacher les faits pourtant avérés).

Le député ukrainien Mariana Bezougla écrit : « Appel à ne pas faire de rassemblements militaires pour des récompenses, et encore moins dans les villes. Encore une fois, les Russes disposaient d’informations sur l’événement… Encore une fuite d’information. Pour les cas précédents, personne n’a été puni. »

Artem Seminykhine, le maire de Konotop, une autre ville de la région, ne décolère pas. Il exige la démission du gouverneur militaire de l’oblast, Artioukh, et du chef régional du SBU, Krasnochapko. Il accuse même nommément Artioukh d’être responsable de l’attaque et d’avoir blessé des enfants en s’enfuyant des lieux. Il rappelle que Artioukh avait monté un dépôt de munitions au centre de Soumy, dans la cour d’un immeuble résidentiel, et avait accusé les Russes d’une frappe quand le dépôt a sauté le mois dernier.

L’ancien député Igor Mosiytchouk écrit : « J’espère que le chef de l’administration régionale, Artoukh, et le député Anancthenko sont déjà détenus à Soumy, pour avoir tenté de marquer des points politiques avec une cérémonie publique de remise de prix marquant le 7e anniversaire de la brigade. »

Le blogueur militaire ukrainien Podolyaka écrit à l’adresse des habitants de Soumy : « Je vous conseille vivement de quitter notre ville natale, qui est devenue une ville de première ligne. Ceci n’est devenu tel que grâce à l’aventure de Zelensky dans la région de Koursk. Seule son aventure dans la région de Koursk est devenue la raison de ce qui se passe actuellement à Soumy. Notre ville est depuis longtemps devenue un lieu d’accumulation des forces de l’armée du régime et regorge tout simplement de soldats des forces armées ukrainiennes. »

On apprend du reste que les Ukrainiens font des fortifications non pas pour défendre Soumy, mais de l’autre côté de la ville, comme s’ils considéraient l’avoir déjà perdue.

Soumy est à une trentaine de kilomètres du monastère Saint-Nicolas de Gornal, dont j’ai déjà parlé, et qui est l’une des deux dernières petites poches de résistance ukrainienne en territoire russe. Aux dernières nouvelles (ce matin), les Russes ont coupé toutes les voies d’approvisionnement des soldats qui y sont retranchés. Selon les renseignements russes, l’officier qui négociait la reddition du bataillon a été tué par ses hommes.

Message présidentiel sur la Semaine Sainte 2025

En cette Semaine Sainte, Melania et moi nous joignons à la prière des chrétiens qui célèbrent la crucifixion et la résurrection de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, le Fils vivant de Dieu qui a vaincu la mort, nous a libérés du péché et a ouvert les portes du Ciel à toute l’humanité.

En commençant par l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem le dimanche des Rameaux et en culminant avec le Triduum pascal, qui commence le Jeudi saint avec la messe de la Cène du Seigneur, suivi du Vendredi saint, et atteint son apogée lors de la Veillée pascale dans la nuit du Samedi saint, cette semaine est un temps de réflexion pour les chrétiens afin de commémorer la crucifixion de Jésus et de préparer leur cœur, leur esprit et leur âme à sa résurrection miraculeuse d’entre les morts.

Au cours de cette semaine sacrée, nous reconnaissons que la gloire du dimanche de Pâques ne peut venir sans le sacrifice que Jésus-Christ a fait sur la croix. Dans ses dernières heures sur Terre, le Christ a volontairement enduré des douleurs atroces, la torture et l’exécution sur la croix par amour profond et constant pour toute sa création. Par sa souffrance, nous avons la rédemption. Par sa mort, nous sommes pardonnés de nos péchés. Par sa résurrection, nous avons l’espoir de la vie éternelle.  Le matin de Pâques, la pierre est roulée, le tombeau est vide et la lumière l’emporte sur les ténèbres, signe que la mort n’a pas le dernier mot.

En cette Semaine Sainte, mon gouvernement renouvelle sa promesse de défendre la foi chrétienne dans nos écoles, nos forces armées, nos lieux de travail, nos hôpitaux et nos institutions gouvernementales. Nous ne cesserons jamais de défendre le droit à la liberté de religion, de défendre la dignité de la vie et de protéger Dieu sur la place publique.

Alors que nous nous concentrons sur le sacrifice rédempteur du Christ, nous nous tournons vers son amour, son humilité et son obéissance, même dans les moments les plus difficiles et les plus incertains de la vie. Cette semaine, nous prions pour qu’une effusion du Saint-Esprit se produise sur notre nation bien-aimée. Nous prions pour que l’Amérique reste un phare de foi, d’espoir et de liberté pour le monde entier, et nous prions pour que nous puissions atteindre un avenir qui reflète la vérité, la beauté et la bonté du royaume éternel du Christ au Ciel.

Que Dieu vous bénisse, vous et votre famille, en cette période spéciale de l’année et qu’Il continue de bénir les États-Unis d’Amérique.

La Maison Blanche, 13 avril 2025.

Lundi saint

Dans la liturgie byzantine, les matines des trois premiers jours de la Semaine Sainte sont appelés « Office de l’époux », à cause du tropaire qui fait écho à la parabole des dix vierges :

Voici, l’Epoux arrive au milieu de la nuit – Et bienheureux le serviteur qu’Il trouvera veillant – mais indigne celui qu’Il trouvera nonchalant – Veille donc, mon âme – à ne pas sombrer dans le sommeil – afin de n’être pas livrée à la mort et enfermée hors du Royaume – Mais reviens à toi et chante – Tu es Saint, Saint, Saint, notre Dieu – Par la Mère de Dieu aie pitié de nous.

Le voici par les moines de Vatopedi (Athos) :

Ἰδοὺ ὁ Νυμφίος ἔρχεται ἐν τῷ μέσῳ τῆς νυκτός, καὶ μακάριος ὁ δοῦλος, ὃν εὑρήσει γρηγοροῦντα, ἀνάξιος δὲ πάλιν, ὃν εὑρήσει ῥαθυμοῦντα. Βλέπε οὖν ψυχή μου, μὴ τῷ ὕπνῳ κατενεχθής, ἵνα μῄ τῷ θανάτῳ παραδοθῇς, καὶ τῆς βασιλείας ἔξω κλεισθῇς, ἀλλὰ ἀνάνηψον κράζουσα· Ἅγιος, Ἅγιος, Ἅγιος εἶ ὁ Θεός, διὰ τῆς Θεοτόκου ἐλέησον ἡμᾶς.

Par les moines de Valaam (Carélie, Fédération de Russie) :

Се, Жени́х гряде́т в полу́нощи,/ и блаже́н раб, его́же обря́щет бдя́ща,/ недосто́ин же па́ки, его́же обря́щет уныва́юща./ Блюди́ у́бо, душе́ моя́,/ не сно́м отяготи́ся,/ да не сме́рти предана́ бу́деши/ и Ца́рствия вне затвори́шися,/ но воспряни́ зову́щи:/ Свят, Свят, Свят еси́, Бо́же,// Богоро́дицею поми́луй нас.

Dimanche des Rameaux

Giotto, Padoue.

Le répons que l’on chante à la fin de la procession en entrant dans l’église, par les moines de Ligugé en 1958.

℟. Ingrediénte Dómino in sanctam civitátem, Hebræórum púeri resurrectiónem vitæ pronuntiántes, * Cum ramis palmárum : Hosánna, clamábant, in excélsis.
. Cum audísset pópulus, quod Iesus veníret Ierosólymam, exiérunt óbviam ei. * Cum ramis palmárum : Hosánna, clamábant, in excélsis.

℟. Comme le Seigneur entrait dans la ville sainte, les enfants des Hébreux annoncèrent la résurrection de celui qui est la vie. * Et, tenant des rameaux de palmier, ils criaient : Hosanna au plus haut des cieux !
. Ayant appris que Jésus venait à Jérusalem, le peuple sortit au-devant de lui ; * et tenant des rameaux de palmier, ils criaient : Hosanna au plus haut des cieux !