Mardi de la Passion

Tempus meum * nondum advénit, tempus autem vestrum semper est parátum.

Mon temps * n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt.

Vos ascéndite * ad diem festum hunc: ego autem non ascéndam, quia tempus meum nondum advénit.

Allez, vous, * à cette fête : pour moi, je n’y vais point, parce que mon temps n’est pas encore venu.

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Les « antiennes directrices » du jour, comme les appelle dom Pius Parsch, au Benedictus (laudes) et au Magnificat (vêpres) reprennent deux propos du Christ dans l’évangile, aux versets 6 et 8 du chapitre 7 de saint Jean. La liturgie insiste sur « mon temps n’est pas encore venu » au point de modifier le texte de l’évangile pour que la répétition soit parfaite et donc frappante.

En fait Jésus dit la première fois « mon temps n’est pas encore venu », mais la deuxième fois il dit : « mon temps n’est pas encore accompli ». En latin impletum est, en grec πεπλήρωται (peplirotai).

L’insistance, qu’elle résulte de la répétition ou d’une inflexion particulière qui renforce le premier terme, montre que le temps du Christ (kairos) est bel et bien sur le point de venir, d’être accompli : ce sera la semaine prochaine.

Sur le plan musical, ces deux antiennes sont des récitatifs sans surprise, sauf deux particularités parallèles. Celle du Benedictus insiste sur « vestrum », lourdement : votre triste temps terrestre, votre temps pénible, est toujours prêt. Celle du Magnificat insiste sur « ego », l’auto-affirmation de la divinité, par une double note doublement longue, suivie d’un mélisme se terminant pas l’une des révérences qui illustrent habituellement le nom du Seigneur. C’est un écho de l’« Ego Sum », Je Suis, qui ponctue l’évangile de saint Jean.

Les îles Diomède

Au milieu du détroit de Béring il y a deux îles appelées Diomède, une petite et une grande, distantes de 3,8 km. La petite est américaine, la grande est russe. Entre les deux passe la ligne du changement de date. En hiver quand la mer est gelée on peut passer à pied, des Etats-Unis à la Russie, d’un jour à l’autre : quand c’est dimanche midi sur la petite Diomède c’est lundi 9h sur la grande (la différence n’est pas de 24 heures en raison du choix des fuseaux horaires).

Les annonces de Macron

Macron le 17 avril 2017, annonçait qu’il allait faire 300 milliards d’économies.

— Moi, je fais 60 milliards d’économie à la fin du quinquennat par an, d’accord ?

— 60 milliards sur les 5 ans !

— Nan.

— Ah, 60 milliards par an ?

— Oui.

Et il explique, en »pédagogue », comment il va faire.

Et en 2024, avec Macron, la France a 170 milliards de déficit.

Alexandre Ovetchkine

Alexandre Ovetchkine célébrant son 895e but, avec sa femme Nastya, ses fils Sergueï et Ilya, et sa mère Tatiana.

« Vous tous, supporters du monde entier, Russes, on a réussi ! Quelle journée, hein ? Comme je le dis toujours, c’est un sport d’équipe. Sans mes gars, toute l’organisation, les supporters, les instructeurs, les entraîneurs… Je ne serais jamais là et, bien sûr, je n’aurais jamais battu le record du plus grand. »

C’est ainsi que s’est exclamé Alexandre Ovetchkine venant d’entrer dans la légende du hockey sur glace en marquant son 895e but dans la Ligue nationale américaine de hockey, battant ainsi le record établi en 1999 par Wayne Gretzky, qui était là aussi.

Les gazettes sont moins promptes à répercuter ce qu’a dit ensuite le champion des Capitals de Washington :

« Je sais que Dieu aime tous les gens, bons et mauvais. Les églises sont ouvertes, il suffit de venir. Bien sûr, tout le monde fait face à des épreuves dans la vie, des moments où l’âme est déchirée et où l’on se dit : Mon Dieu, je n’en peux plus ! Mais on se rend compte que Dieu ne nous donne jamais plus que ce que nous pouvons supporter. Parfois, nous devons souffrir pour pouvoir ressentir de la joie et aller de l’avant. »

Puis il parle de son baptême, après la chute du communisme, en 1991, il avait six ans :

« Ce qui m’a vraiment marqué, c’est qu’après les prières, ils ont sorti le calice et j’ai reçu la communion à l’aide d’une petite cuillère. Je me souviens de ce sentiment encore aujourd’hui. Curieusement, je me souviens à peine d’autre chose de mes années de sport dans mon enfance – juste des entraînements et des tournois – mais ce moment de rencontre avec Dieu m’est resté. Seigneur, vivrons-nous assez pour voir le jour en Russie où les gens n’auront plus honte de la Croix et seront fiers de dire : Nous sommes Russes – et nous sommes une grande nation ? »

Alexandre Ovetchkine et sa famille sont des paroissiens de la cathédrale orthodoxe russe de Washington. Dans son vestiaire on voit une icône de la Mère de Dieu du Signe, qui reproduit la partie supérieure de l’icône du chœur de la cathédrale.

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Vladimir Poutine lui a envoyé ce télégramme:

Cher Alexander Mikhailovich !

Je vous félicite pour ce record exceptionnel. Vous avez dépassé les maîtres légendaires en termes de nombre de palets marqués lors des matchs de la saison régulière de la Ligue nationale de hockey.

Votre riche carrière sportive comprend des victoires lors de tournois mondiaux et nationaux, ainsi que de nombreuses autres réalisations brillantes et uniques qui sont entrées dans les annales de l’école nationale de hockey. Il ne fait aucun doute que cette réussite est devenue non seulement votre succès personnel, mais aussi une véritable fête pour les fans en Russie et à l’étranger.

Je vous félicite une fois de plus pour cet événement important. Je vous souhaite la santé, la chance et un esprit combatif pour conquérir de nouveaux sommets dans la vie et dans le sport.

Vladimir Poutine