Ça fait déjà pschitt…

Le Royaume-Uni, accompagné de la Suède, de la France, de l’Allemagne et des Pays-Bas, a publié samedi les « résultats d’une enquête » sur la mort de Navalny, concluant qu’il avait été « empoisonné » avec une « toxine létale », l’épibatidine, présente dans la peau des grenouilles-dards d’Equateur, et qui aurait « très probablement entraîné sa mort ». (Le corps de Navalny est passé d’une prison russe à un cimetière de Moscou, sous contrôle des autorités russes : qui a pu prélever des échantillons ?…)

La veuve de Navalny a affirmé que son « assassinat » était désormais « prouvé par la science ».

Mais des experts équatoriens et colombiens soulignent qu’il est hautement improbable que la toxine ait pu être prélevée sur les grenouilles en question : il faudrait un nombre énorme de ces toutes petites grenouilles pour prélever une quantité léthale de poison, et il faudrait en outre que ce soit des grenouilles sauvages, car les grenouilles d’élevage n’ont pas la toxine, en raison de leur alimentation.

Bref, si Navalny avait été tué par de l’épibatidine, ce serait de l’épibatidine produite en laboratoire. Sans rapport avec les grenouilles…

Or même les services de renseignement ukrainiens avaient conclu à une mort naturelle…

Routine ecclésiale

Le P. James Martin SJ souligne avec satisfaction que le pape a célébré pour la première fois avec deux servantes d’autel. C’était dimanche à Ostie. (Depuis 2021 les femmes peuvent être officiellement investies du « ministère » de l’acolytat.)

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Le pape a nommé évêque de Sindhudurg (dans le Maharashtra, en Inde) le P. Francisco Antonio Agnelo Jacinto Pinheiro, directeur du Dialogue interreligieux dans diocèse depuis 2018, et en cette qualité organisateur de réunions interreligieuses dans les églises, avec divers rites hindous, dont les chants d’hymnes invoquant les dieux, la vénération de Ganesha, le garba (danse rituelle autour de la lape symbolisant la déesse Shakti)…

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A la suite de la mort tragique de Quentin, l’heure est au recueillement et à la compassion pour sa famille. J’invite tous ceux qui se sentent concernés par ce drame à ne pas tomber dans le piège de la violence. Elle est une impasse. Elle rétrécit le jugement et tire l’ensemble de la société vers le bas. La France mérite mieux que cela. Réapprenons à confronter nos opinions tout en nous respectant. Et laissons la justice faire son travail.

Ce texte impeccablement laïque – ni Dieu, ni Christ, ni prière, ni au-delà – et cruellement mensonger (cette « mort tragique » est un meurtre, ce « drame » est un lynchage) est l’œuvre de l’archevêque a priori catholique de Lyon, un certain Olivier de Germay. Il ne mentionne même pas que Quentin était catholique : ce serait du communautarisme, n’est-ce pas.

Mardi de la quinquagésime

Basilique Saint-Marc, Venise.

La lecture biblique évoque la guerre des « quatre rois contre cinq », et la visite de Melschisédech à Abraham, qui s’appelle encore Abram. La scène est aussi brève qu’elle est mystérieuse et prophétique :

Et Melchisédech, roi de Salem, offrant du pain et du vin, parce qu’il était prêtre du Dieu très haut, bénit Abram, en disant : Qu’Abram soit béni du Dieu très haut, qui a créé le ciel et la terre ; et que le Dieu très haut soit béni, Lui qui par Sa protection a mis tes ennemis entre tes mains. Alors Abram lui donna la dîme de tout ce qu’il avait pris.

Il n’est plus jamais question de Melchisédech ni de sa bénédiction dans les livres historiques ultérieurs, ni d’ailleurs dans aucun autre livre de l’Ancien Testament, en dehors de la spectaculaire exception qu’est le psaume 109, psaume que les juifs considèrent comme messianique autant que les chrétiens :

Le Seigneur a juré et ne se repentira pas : tu es prêtre pour l’éternité selon d’ordre de Melchisédech.

C’est l’épitre aux Hébreux qui tirera toutes les conclusions de la mystérieuse prophétie, au long des chapitres 5 à 7, montrant longuement que le Christ Dieu est ce roi et prêtre, roi de justice, roi de paix, supérieur à Abraham qui avait pourtant les promesses divines, sans généalogie, sans commencement ni fin, prêtre d’un nouveau et éternel sacerdoce offrant le sacrifice eucharistique du pain et du vin.

Moscou by night

Cette photo de Moscou la nuit, sous les aurores boréales, a été prise par Sergueï Koud-Svertchkov, le commandant (russe) de la Station spatiale internationale. © Roscosmos.

S’il prenait une photo de Kiev, elle serait entièrement noire. Mais c’est l’économie russe qui est en lambeaux, comme dit la pauvre Kallas.

Kiev la nuit (ce n’est pas de la propagande russe, c’est sur le site de l’Atlantic Council) :

Fantasmes

Kaja Kallas, hélas toujours « haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité », dans son rêve :

« Aujourd’hui la Russie est brisée, son économie est en lambeaux. »

Alexander Stubb, président finlandais, stratège dans sa bulle, s’adressant à Zelensky :

« D’abord, Poutine a perdu sur le plan stratégique. (…) Deuxièmement, il a perdu sur le plan militaire. (…) Donc, continuez ce que vous faites, et au bout du compte vous vaincrez. Vous gagnerez cette guerre.

Margus Tsahkna, ministre des Affaires étrangères d’Estonie, plus fort que Napoléon et Hitler réunis :

« Si les Russes attaquent, nous résisterons et nous transfèrerons la guerre sur le territoire russe. »