Eglise woke en Moselle

Voici le formulaire à remplir, sur le site officiel du diocèse officiellement catholique de Metz, si vous voulez être bénévole lors de la visite du pape. Il y a même l’espace permettant d’indiquer auquel des 74 autres genres le bénévole catholique s’identifie.

Addendum. Le genre « autre » a été enlevé. Il y a donc eu des réactions… Y aura-t-il des protestations LGBTQIAXYZ ?

Reste qu’en français on ne dit pas « genre » mais « sexe ». « Genre » c’est pour la grammaire. L’idéologie a déjà gagné quand on accepte son vocabulaire.

De la férie

On fait mémoire de saint Tiburce et de sainte Suzanne, les deux premiers saints nommés au martyrologe.

Parmi les autres saints on note saint Taurin premier évêque d’Evreux et saint Géry évêque de Cambrai.

Et aussi :

A Comane, dans le Pont, saint Alexandre évêque, surnommé le Charbonnier. Philosophe très éloquent, il acquit la sublime science de l’humilité chrétienne ; élevé, par saint Grégoire le Thaumaturge, sur le siège épiscopal de cette église de Comane, il s’y rendit célèbre, non seulement par sa prédication, mais encore par son martyre accompli dans les flammes.

Cette notice est amusante, car elle illustre précisément ce que dénonçait saint Grégoire le Thaumaturge. Non, Alexandre n’était pas un « philosophe très éloquent », une haute personnalité intellectuelle de Comane. Il était réellement charbonnier. Saint Grégoire de Nysse raconte cela dans son discours sur saint Grégoire le Thaumaturge (qui avait été le père spirituel de sa grand-mère sainte Macrine l’Ancienne).

La bourgeoisie de Comane jugeait qu’il était temps que la ville, devenue majoritairement chrétienne, ait un évêque. On alla chercher Grégoire le Thaumaturge à Néocésarée pour qu’il ordonne évêque un citoyen digne de cette charge. Mais chaque coterie avait son candidat le plus distingué, le plus noble et le plus éloquent, et il n’y avait pas moyen de les mettre d’accord. Alors l’évêque de Néocésarée suggéra qu’on s’intéresse aussi à des personnes de condition plus modeste, dont la richesse de l’âme pourrait être supérieure à celle des notables. Ce qui vexa ceux-ci, et l’un d’eux lança par moquerie : « Qu’on prenne donc le charbonnier Alexandre ! » Or Grégoire fit venir le-dit Alexandre, qui arrive tout crasseux, noir de poussière de charbon, vêtu de haillons qui ne lui couvraient même pas tout le corps. Ayant devisé avec lui, il comprit que le charbonnier avait choisi ce travail par humilité, pour cacher à la fois sa beauté naturelle et sa grande vertu (ce pour quoi saint Grégoire de Nysse le qualifie de « philosophe », car telle est la définition du mot chez les pères de l’Eglise). Grégoire de Néocésarée le fait laver et habiller et lui demande de parler devant l’assemblée. Et tout le monde est stupéfait. Et le charbonnier devient évêque, avant de devenir également martyr sous Dèce (vers 233).

Jacques Callot, 1636.

Les visas refusés

Du temps de l’URSS, les « démocraties libérales » s’indignaient quand les autorités soviétiques refusaient de délivrer des visas de sortie à certaines de leurs célébrités.

Aujourd’hui ce sont les « démocraties libérales » qui ont édifié un nouveau rideau de fer, et logiquement ce sont donc elles qui après avoir fermé les frontières, supprimé les communications et interdit les médias (ce qui n’était jamais arrivé du temps de l’URSS), refusent des visas d’athlètes russes.

Ainsi neuf membres de la délégation russe pour les championnats d’Europe de gymnastique artistique se sont vu refuser un visa pour la Croatie. Dont trois championnes olympiques et championnes du monde.

Or il ne s’agit pas seulement des championnats d’Europe. Car ceux-ci servent de base qualificative pour les championnats du monde où seront décernés les premiers quotas pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.

Au fait, nos gazettes n’ont pas dit un mot des équipes russes qui il y a quelques jours ont remporté les trois médailles d’or de natation artistique aux championnats d’Europe à… Paris. Ah oui, mais il s’agissait d’« athlètes neutres ». Sic. On ne parle pas d’athlètes sans hymne ni drapeau, qu’on a faits apatrides…

« Tuer plus de Russes »

Samedi dernier, le journaliste du Frankfurter Allgemeine Zeitung Michael Martens, lors de la conférence de presse de Zelensky à Belgrade, lui a demandé ce que les nations européennes pourraient faire pour « l’aider à tuer plus de Russes ».

Comme Sputnik dénonçait ce scandale, Michael Martens a répondu : « Non, ce n’est pas scandaleux de demander au président ukrainien comment l’Europe peut aider l’Ukraine à tuer plus de Russes. C’est ce qui est nécessaire. »

La direction du Frankfurter Allgemeine Zeitung vient de publier une déclaration soutenant Michael Martens, « regrettant » seulement la « formulation ambiguë » de sa question. Sic.

En tout cas, les Ukrainiens n’ont pas besoin de Michael Martens pour tuer autant de Russes que possible, avec l’aide massive qu’ils continuent de recevoir, tant en matériels qu’en renseignement.

Ce matin, une attaque de drones « ukrainiens » (occidentaux) a fait 13 morts civils, dont un enfant, et 48 blessés à Nijekamsk, ville du Tatarstan, à 2.000 km de Kiev.

Cette tuerie gratuite, peu après celle de la plage de la mer Noire, s’ajoute aux meurtres habituels (six morts dans la région de Belgorod la nuit précédente, deux morts dans le République de Donetsk…)

Si au moins ces actes de pur terrorisme mettaient fin à l’ignoble propagande occidentale sur les Russes qui « ciblent délibérément les civils », comme les gazettes le disent constamment et comme l’immonde Kaja Kallas le répète à longueur de tweets…

On ferme

Depuis 20 ans il y avait une messe traditionnelle en l’église paroissiale d’Aliquippa, dans le diocèse de Pittsburgh. Après Traditionis custodes, l’ancien évêque avait humblement demandé à Rome une prolongation de la permission… La prolongation, généreusement accordée pour deux ans par la dictature bergogliesque, est arrivée à échéance. Et le nouvel évêque, Mark Eckman, a décidé de ne pas demander une nouvelle prolongation. Parce que ce n’était que « temporaire ».

Il n’y a donc plus de messe traditionnelle diocésaine dans ce diocèse. Il ne reste que celle de l’Institut du Christ Roi à Pittsburgh.