La persécution estonienne

Le projet de loi estonien visant à interdire l’Eglise orthodoxe estonienne même après qu’elle a changé de nom et supprimé la référence à Moscou frappe aussi le monastère de la Dormition de Pühtitsa, auquel on donne le choix de passer sous l’autorité de Constantinople (ce que vient de refuser officiellement et fermement l’Eglise orthodoxe estonienne), ou de disparaître. Or les moniales dépendent directement du patriarche de Moscou, et elles ont donné à l’Etat leurs locaux et leurs terrains lors de l’indépendance du pays.

Extrait de leur lettre ouverte aux parlementaires :

Vous comprenez parfaitement que par vos actions, vous fermez de facto le monastère. Voulez-vous vraiment entrer dans l’histoire comme les parlementaires ayant mis fin par la force à l’existence d’un monastère orthodoxe féminin d’Estonie connu depuis plus d’un siècle ?

La position de l’État ne peut que surprendre, faisant porter la responsabilité de la situation actuelle aux résidentes du monastère, nous rendant responsables des décisions prises par les politiques. Nous avons quitté le monde, nous sommes loin des problèmes politiques, vivons en dehors de la politique en servant Dieu par la prière et le travail — et on nous entraîne littéralement dans la politique et on nous accuse de ne pas vouloir dialoguer.

Nous voulons rappeler l’histoire du très éprouvé Job de l’Ancien Testament, qui vivait justement devant Dieu, et le Seigneur l’aimait, mais l’ennemi du genre humain, par envie, se mit à dire que Job n’était juste que parce que Dieu l’aimait et lui donnait tout. S’il perdait tout, il blasphémerait contre Dieu. À cela, le Seigneur donna pouvoir au diable de faire ce qu’il voulait avec Job, à une condition : ne pas toucher à son âme. L’âme n’appartient qu’à Dieu. Réfléchissez à cela…

Les initiateurs du projet de loi nous forcent à commettre un crime canonique, en prétendant qu’ils s’efforcent de protéger le monastère des problèmes. Nous répondrons par les mots du sage ancien Socrate : « Platon est mon ami, mais la VÉRITÉ m’est plus chère ».

Essayez aussi « adoption »

Une petite nouveauté sympathique sur le site de l’agence gouvernementale américaine CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) : quand on tape « avortement » dans le cadre des recherches, on obtient comme avant les comptes rendus des statistiques de l’avortement, mais avant il y a cette proposition: « Essayez aussi adoption« .

Santé woke

Le nouveau ministre britannique de la Santé est Ashley Dalton. Elle est connue pour avoir affirmé que les hommes déguisés en femmes (« trans ») « ne sont pas des hommes, ce sont des femmes », pour avoir dit qu’il ne fallait pas qu’il y ait de « toilettes genrées », et qu’on devait accepter ce à quoi la personne s’identifie. Même si c’est à un lama ? « Oui, et vous devez la traiter avec respect et dignité. »

Faites ce que je dis, pas ce que je fais

François a envoyé une lettre aux évêques des Etats-Unis où il condamne la politique migratoire de Trump. Il ne leur a jamais envoyé de lettre condamnant le soutien de Biden à l’avortement ou à l’idéologie LGBT, mais ce qui importe est de condamner le renvoi des clandestins :

« Le fait d’expulser des personnes qui, dans de nombreux cas, ont quitté leur patrie pour des raisons d’extrême pauvreté, d’insécurité, d’exploitation, de persécution ou de grave détérioration de l’environnement, porte atteinte à la dignité de nombreux hommes et femmes, et de familles entières, et les place dans un état particulièrement vulnérable et sans défense… Une conscience bien formée ne peut s’abstenir de porter un jugement critique et d’exprimer son désaccord avec toute mesure qui, tacitement ou explicitement, identifie le statut illégal de certains migrants à la criminalité. »

Rappel : le décret DCCX de François chef de l’Etat du Vatican :

« Tout non-résident qui entre sur le territoire de l’État de la Cité du Vatican sans détenir le permis prescrit délivré par le Gouvernorat conformément aux articles 9 et suivants de la Loi sur la citoyenneté est soumis à une amende de 10000 à 25000 euros. (…) Et une peine d’un an à quatre ans d’emprisonnement et une amende allant de 10000 à 25000 euros sont infligées à quiconque pénètre sur le territoire de l’État de la Cité du Vatican avec violence, menace ou tromperie. »

Les 7 saints fondateurs des Servites

Les sept fondateurs des Servites commencent la construction de leur monastère sur le Monte Senario, près de Florence. Peinture de Bernardino Poccetti (début du XVIIe siècle), l’une des lunettes illustrant l’histoire des Servites dans le « cloître des morts » (ou « grand cloître ») de la basilique de l’Annonciation de Florence, fondée par les Servites.

Les Servites dans le bréviaire.

L’hymne des vêpres.

L’hymne des matines.

L’hymne des laudes.

L’antienne de communion.

Quelques autres images.