Rubio félicite le peuple russe

Au nom du peuple américain, je tiens à féliciter le peuple russe à l’occasion de la fête nationale russe.

Les États-Unis restent déterminés à soutenir le peuple russe dans la poursuite de ses aspirations à un avenir meilleur. Nous saisissons également cette occasion pour réaffirmer le souhait des États-Unis d’engager un dialogue constructif avec la Fédération de Russie afin d’instaurer une paix durable entre la Russie et l’Ukraine. Nous espérons que la paix favorisera des relations plus mutuellement bénéfiques entre nos deux pays.

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Lors de la réception à l’ambassade de Russie à l’occasion de la Journée de la Russie, l’ambassadeur de Russie à Washington, Alexander Dartchiev, a déclaré :

« Malgré les divergences entre nos pays et l’héritage toxique de la période précédente, que les présidents Poutine et Trump ont convenu de surmonter ensemble, la Russie et les États-Unis sont condamnés, en tant que grandes puissances, à une coexistence pacifique sans confrontation. L’essentiel est qu’une fenêtre d’opportunité s’est désormais ouverte pour la reprise complète des relations interétatiques et la recherche de solutions communes aux problèmes internationaux aigus et aux situations de crise, sur la base du respect mutuel et de l’égalité, en s’appuyant sur le principe de multipolarité et en tenant compte des nouvelles réalités géopolitiques. Nous sommes enfin passés d’un monologue sous l’administration précédente et d’une absence totale de dialogue à un dialogue assez pragmatique, un dialogue exigeant. »

Il a dit aussi :

« Nous soulevons la question de l’assouplissement des formalités de visa à un niveau plus large, car la situation n’est pas normale. Une autre question prioritaire est le rétablissement des vols directs entre la Russie et les États-Unis, interrompus par Washington en 2022 lorsque son espace aérien a été fermé, suivi d’une mesure similaire de notre part. Nous soulevons la question. Les entreprises américaines et nos entreprises manifestent un vif intérêt. »

La réplique de Bukele

J’avais aperçu l’excellent tweet de Nayib Bukele, l’excellent président du Salvador, sur l’Union européenne, mais je n’avais pas vu qu’il répondait à une attaque de la Commission européenne, qui se mêle de tout dans le monde. Voici donc le communiqué de l’UE et la réponse de Bukele.

L’UE déplore l’adoption par l’Assemblée législative salvadorienne de la loi sur les agents étrangers, publiée hier.

Cette législation, qui va à l’encontre des obligations qui incombent au Salvador en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont il est partie, risque de restreindre l’accès des acteurs de la société civile à des financements qui sont essentiels à leur fonctionnement et indispensables à toute démocratie saine.

Dans ce contexte, l’UE exprime sa préoccupation face aux récentes arrestations de défenseurs des droits de l’homme et attend des autorités salvadoriennes qu’elles respectent leurs droits fondamentaux à la liberté d’expression et à une procédure régulière, ainsi que qu’elles garantissent leur sécurité et leur intégrité physique.

Si l’UE reste déterminée à soutenir un développement économique et social inclusif et durable au Salvador, la nouvelle législation sur les agents étrangers et le rétrécissement de l’espace accordé à la société civile risquent de compromettre le développement et pourraient avoir des répercussions négatives sur la coopération.

La réponse de Bukele :

« UE : Le Salvador regrette qu’un bloc vieillissant, surréglementé, dépendant à l’énergie, technologiquement à la traîne, et dirigé par des bureaucrates non élus, continue à faire la leçon au reste du monde. »

Oui, c’est un meurtre

Nos gazettes soulignent que la justice du Texas ose poursuivre pour « meurtre » un homme qui a fait avorter une femme à son insu.

C’était en septembre 2024. La femme que fréquente Justin Anthony Banta lui apprend qu’elle est enceinte. L’homme, qui travaille au département informatique du ministère américain de la Justice, lui propose de payer les frais de l’avortement. La femme refuse : l’avortement est interdit au Texas, et elle veut garder l’enfant. Le 17 octobre, elle passe une échographie : le fœtus est en parfaite santé. Le même jour, Banta l’attend dans un café et une boisson lui est préparée. Elle la boit. Le lendemain, à cause de saignement vaginaux importants et d’une extrême fatigue, elle se rend aux urgences. Le surlendemain elle perd son enfant.

L’enquête a abouti la semaine dernière à l’inculpation de Justin Anthony Banta pour « meurtre capital » et falsification de preuves matérielles.

Et c’est une occasion de s’en prendre au Texas qui a « une des lois les plus restrictives aux Etats-Unis » sur l’avortement. Mais ce qui chez nous est un droit est à Austin un meurtre. Parce que c’en est un, objectivement.

Hegseth devant le Sénat, sur l’Ukraine

Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth était auditionné aujourd’hui par les membres de la Commission sénatoriale des crédits.

Sénateur Chris Coon : « Êtes-vous d’accord pour dire que les États-Unis devraient utiliser tous les outils à leur disposition, y compris des sanctions supplémentaires, pour faire pression sur la Russie afin qu’elle s’assoie à la table des négociations pour trouver une paix juste et durable en Ukraine ? »

Pete Hegseth : « Tous les moyens à notre disposition ? Non. Nous disposons de nombreux moyens en de nombreux domaines. »

Et de préciser :

« Le président est déterminé à instaurer la paix dans ce conflit. En fin de compte, la paix sert nos intérêts nationaux, et nous pensons qu’elle sert également les intérêts des deux parties, même si le résultat ne sera pas celui que souhaitent beaucoup d’entre vous ici présents et beaucoup de nos concitoyens. En conséquence, une paix négociée en Ukraine donne une image forte de l’Amérique, montre que nous comprenons la situation mondiale et savons où nous voulons aller. »

Mitch McConnell : « Les élus ne veulent pas voir à la fin de ce conflit un titre disant : La Russie gagne et l’Amérique perd. »

Pete Hegseth : « Sénateur, je dirai simplement que, compte tenu de l’approche du président Trump, ce ne sera pas cela le titre. »

L’avortement au Mexique

Au Mexique, le Parlement de Guanajuato, un Etat du centre du pays, a rejeté hier la dépénalisation de l’avortement, par 19 voix contre 17.

La semaine dernière, un vote avait abouti à 18 voix contre et 18 voix pour. L’ONU avait demandé un nouveau vote (sic), afin que cet Etat se mette en conformité avec la décision de la Cour suprême du Mexique, qui en 2021 a décidé que l’interdiction de l’avortement était anticonstitutionnelle.

Mais un député du parti Vert a changé d’avis, dans le « mauvais » sens…

Un recours a été immédiatement porté devant la Cour suprême, qui a déjà obligé deux Etats à décriminaliser l’avortement.

Car au Mexique comme dans divers autres Etats d’Amérique latine, c’est la Cour suprême qui pilote la culture de mort, façon dictatoriale.