“Bonjour Maman !”

Le programme “Bonjour maman !” visant à réduire le nombre d’avortements en Russie en montrant aux futures mères qu’elles peuvent recevoir un soutien si elles font le bon choix a été inauguré comme un programme pilote en 2022 dans la République de Mordovie, et les avortements ont déjà baissé de 42%. Le programme a été approuvé par nombres de responsables politiques, à commencer par Vladimir Poutine, et par le patriarche Cyrille. Il est désormais mis en œuvre dans 16 régions. La femme enceinte reçoit un dossier d’aide dès son premier rendez-vous. Ce dossier contient une lettre de félicitations des autorités locales politiques et religieuses, ainsi qu’une brochure détaillant les différents services de soutien disponibles auprès de l’Etat, des ONG, de l’Église orthodoxe russe et des entreprises. Il va maintenant s’accompagner d’une lettre du patriarche Cyrille :

Vous vivez actuellement un moment particulier où un grand miracle divin se produit : une nouvelle personne se prépare à venir au monde. Je vous félicite chaleureusement pour cet événement capital de votre vie. L’attente de la naissance d’un enfant est toujours empreinte à la fois d’anxiété et de joie. Mais comme le demande notre Seigneur Jésus-Christ, que votre cœur ne se trouble pas et ne s’effraie pas (Jn. 14:27). Que ces paroles encourageantes du Sauveur, son aide généreuse et son amour vous fortifient sur le chemin responsable de la maternité. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seule – il y a des gens autour de vous qui sont prêts à vous soutenir, à se soucier de vous et à vous aider. J’espère que bientôt, grâce aux efforts et à la volonté de ses parents, l’enfant rejoindra le Christ dans le sacrement du baptême et aura l’occasion de grandir spirituellement dans la grâce salvatrice de Dieu.

Le programme forme également les médecins à distribuer des « paquets d’aide » aux femmes enceintes, montrant notamment des modèles d’embryon, et des scientifiques sensibilisent les professeurs de biologie et les étudiants en médecine à la vie qui commence dès la conception. En outre, il préconise l’adoption de lois régionales interdisant l’incitation à l’avortement, ciblant les membres de la famille, les employeurs et les collègues susceptibles de faire pression sur les femmes pour qu’elles avortent. De telles lois ont déjà adoptées dans 12 régions.

Vous ne voulez pas plutôt l’aide à mourir ?

Lu sur Gènéthique :

Une Canadienne âgée de 51 ans et atteinte d’un cancer du sein s’est vu proposer une euthanasie, « alors qu’elle était sur le point d’entrer dans le bloc opératoire » pour y subir une mastectomie.

Le médecin qui devait pratiquer l’intervention a passé en revue tous les risques de l’intervention avec elle. Puis il lui a demandé si elle connaissait l’« aide médicale à mourir » (AMM). « Tout ce que j’ai pu dire, c’est que je ne voulais pas en parler », témoigne la patiente. « J’avais peur, j’étais seule, j’avais froid et je ne savais pas ce qui m’attendait. » « Cela m’a bouleversée », explique-t-elle. « Pourquoi m’a-t-on posé des questions sur l’aide à mourir, alors que j’étais sur le point de subir une intervention chirurgicale qui, je le crois vraiment, m’a sauvé la vie ? », interroge-t-elle.

Au total, cette « proposition » lui aura été faite à trois reprises, dont une fois en salle de réveil, à l’issue de son intervention. « J’avais l’impression d’être un problème dont il fallait se débarrasser plutôt qu’une patiente qui avait besoin d’un traitement », témoigne cette jeune grand-mère.

Cette Canadienne attend depuis un an un rendez-vous dans une clinique spécialisée dans le traitement de la douleur. « Pourtant, si j’appelais la ligne d’assistance MAID [Medical aid in dying] ce matin, je parlerais à un médecin demain après-midi », assure-t-elle.

L’« aide à mourir », qui a été légalisée au Canada en 2016, est désormais la cinquième cause de décès dans le pays. Seuls les Pays-Bas affichent un taux de décès plus élevé. « Si nous devions parler de ces taux avec n’importe quelle autre cause de décès, il s’agirait d’une catastrophe nationale », pointe Alexander Raikin, expert en bioéthique au Centre d’éthique et de politique publique.

Le Burundi et le Tchad pour la vie et la famille

Les gouvernements du Burundi et du Tchad ont adhéré à la Déclaration de consensus de Genève (GCD), ce qui porte désormais à trente-neuf le nombre total d’Etats signataires. Ils devraient être 42 (dont 19 africains), mais en changeant de gouvernement les Etats-Unis, la Colombie et le Brésil s’en sont retirés.

La Déclaration de consensus de Genève est un « accord international qui stipule que les pays ont le droit et le devoir de défendre la famille et de protéger la vie in utero ». Elle a été initiée par le gouvernement de Donald Trump en 2020, nommément par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo et le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux Alex Azar.

Ses quatre principes sont « la promotion de la santé des femmes, la protection de la vie, la protection de la famille et le droit souverain des nations à l’autodétermination ». Et elle affirme explicitement qu’il n’existe « aucun droit international à l’avortement ».

« Nous nous engageons à nouveau à assurer des gains significatifs en matière de santé et de développement pour les femmes, à défendre la valeur de chaque vie, à protéger la famille comme unité fondamentale de la société et à défendre les droits souverains de toutes les nations », a déclaré l’ambassadrice du Tchad (aux Etats-Unis) Kitoko Gâta.

Leur démocratie

Hier, la Cour constitutionnelle de Roumanie a invalidé la candidature de Diana Iovanovici-Soșoaca, du parti SOS Roumanie, à la présidence de la Roumanie. Explicitement et uniquement au motif que cette personne, qui a été sénateur et qui est aujourd’hui député européen, est contre l’intégration de son pays à l’UE et à l’OTAN. (Dans la Moldavie voisine, toutes les candidatures aux législatives de personnes hostiles à l’adhésion du pays à l’UE et à l’OTAN sont rejetées.)

Aujourd’hui, Diana Iovanovici-Soșoaca a été suspendue du Parlement européen pour une semaine suite à l’incident du 18 juillet, quand elle avait mis une muselière en dénonçant la « dictature de Bruxelles » pendant le covid : « Vous avez tué des gens et supprimé des libertés fondamentales ! » Puis elle avait brandi des icônes et crié pendant que Valérie Hayer demandait à Ursule de tout faire pour inscrire le droit à l’avortement dans la Charte européenne des droits fondamentaux. Elle avait alors été expulsée de l’hémicycle.

Echec à Jobidon

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté hier la demande du ministère de la Justice de Jobidon de renverser le jugement qui bloquait au Texas l’application d’une directive fédérale obligeant les services d’urgence à pratiquer des avortements dans les Etats qui l’interdisent suite à l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade.

Un juge du Texas avait suspendu l’application de la directive, et la cour d’appel fédérale avait confirmé la décision. D’où le recours des Jobidoniens à la Cour suprême.

Laquelle n’a fait aucun commentaire de sa décision. Mais le fait est que la directive prétendait se fonder sur la loi EMTALA de 1986 sur la médecine d’urgence, alors que cette loi appelle au contraire à protéger l’enfant à naître.