L’euthanasie dépénalisée

Le procès de Bernard Pallot, qui a tué sa femme malade, a été une tribune de propagande pour l’euthanasie. « Je ne suis pas tout seul dans ce cas, il faut absolument que la loi évolue. On est dans le pays des droits de l’homme normalement », a argumenté l’assassin, qui a été acquitté.

L’euthanasie a donc été dépénalisée. Mais attention, dans certaines conditions : il faut que le meurtre soit particulièrement horrible : Bernard Pallot a d’abord injecté du cyanure dans la cuisse de sa femme. Puis, comme ça ne faisait rien, il est allé chercher du fil électrique et il l’a étranglée pendant vingt minutes.

Il l’a fait « par amour ». C’est cela qui compte.

Un exemple de la barbarie de la GPA

Et d’une humanité totalement déshumanisée.

Après avoir fait fortune dans l’immobilier et pris une retraite anticipée dans les Caraïbes, Marty et Melinda Rangers ont décidé d’avoir des enfants. D’acheter des enfants. Ils osent dire qu’ils se sentaient enfin « prêts à donner la vie ». Sic.

Ils ont passé un contrait de 100.000 dollars avec une agence réputée de Californie. Un contrat de 40 pages a été signé avec la femme qui devait porter l’enfant. Tout se passait bien jusqu’au jour où le couple, qui épiait tout ce que faisait la mère porteuse, découvre sur son compte Instagram une vidéo où elle était en train de boire « ce qui semblait être un verre de tequila ». La femme affirme que c’était de l’eau mais « quelque chose dans sa réaction » n’était pas convaincant. Ni une ni deux, le couple exige que la femme avorte, pour « rupture de contrat ». Et la femme s’exécute. Et exécute le bébé de 20 semaines.

Le couple se tourne ensuite vers une autre agence, avec un « service de contrôle plus rigoureux ». Presque deux fois plus cher. Mais ça « en valait la peine ». Encore que la mère porteuse ait scandaleusement refusé de se faire piquer contre le covid.

Alors pour le troisième enfant (le deuxième non tué), le couple s’est adressé à une autre agence, où les femmes s’engagent à subir tous les vaccins et à obéir à tous les ordres médicaux. Et là ça a été merveilleux : « comme dans un film de Disney »…

L’Irlande de la culture de mort

Après l’avortement, voilà logiquement l’euthanasie. Le Parlement irlandais a adopté par 76 voix contre 35 un rapport favorable à la légalisation de l’euthanasie. Les partis politiques ont martelé qu’il ne s’agissait pas d’une loi mais seulement de l’approbation d’un rapport, et que chacun votait « en conscience ». C’est étonnant cet appel à la conscience quand il s’agit de voter contre ce que prohibe toute conscience digne de ce nom.

Puisqu’il s’agissait « seulement d’approuver un rapport », la majorité des votes montre qu’on peut donc passer à l’étape suivante, celle que prône le rapport : la loi d’euthanasie.

*

En revanche, au Pays de Galles, le Parlement a rejeté une motion demandant la légalisation de l’euthanasie, par 26 voix contre 19 et 9 abstentions. Le Premier ministre et le ministre de la Santé étaient parmi les opposants.

Mais le Parlement de Galles n’a pas compétence sur ce sujet. C’est le Parlement de Londres qui décide, et va précisément « débattre » d’une loi d’euthanasie à partir du 29 novembre prochain.

“Bonjour Maman !”

Le programme “Bonjour maman !” visant à réduire le nombre d’avortements en Russie en montrant aux futures mères qu’elles peuvent recevoir un soutien si elles font le bon choix a été inauguré comme un programme pilote en 2022 dans la République de Mordovie, et les avortements ont déjà baissé de 42%. Le programme a été approuvé par nombres de responsables politiques, à commencer par Vladimir Poutine, et par le patriarche Cyrille. Il est désormais mis en œuvre dans 16 régions. La femme enceinte reçoit un dossier d’aide dès son premier rendez-vous. Ce dossier contient une lettre de félicitations des autorités locales politiques et religieuses, ainsi qu’une brochure détaillant les différents services de soutien disponibles auprès de l’Etat, des ONG, de l’Église orthodoxe russe et des entreprises. Il va maintenant s’accompagner d’une lettre du patriarche Cyrille :

Vous vivez actuellement un moment particulier où un grand miracle divin se produit : une nouvelle personne se prépare à venir au monde. Je vous félicite chaleureusement pour cet événement capital de votre vie. L’attente de la naissance d’un enfant est toujours empreinte à la fois d’anxiété et de joie. Mais comme le demande notre Seigneur Jésus-Christ, que votre cœur ne se trouble pas et ne s’effraie pas (Jn. 14:27). Que ces paroles encourageantes du Sauveur, son aide généreuse et son amour vous fortifient sur le chemin responsable de la maternité. Rappelez-vous que vous n’êtes pas seule – il y a des gens autour de vous qui sont prêts à vous soutenir, à se soucier de vous et à vous aider. J’espère que bientôt, grâce aux efforts et à la volonté de ses parents, l’enfant rejoindra le Christ dans le sacrement du baptême et aura l’occasion de grandir spirituellement dans la grâce salvatrice de Dieu.

Le programme forme également les médecins à distribuer des « paquets d’aide » aux femmes enceintes, montrant notamment des modèles d’embryon, et des scientifiques sensibilisent les professeurs de biologie et les étudiants en médecine à la vie qui commence dès la conception. En outre, il préconise l’adoption de lois régionales interdisant l’incitation à l’avortement, ciblant les membres de la famille, les employeurs et les collègues susceptibles de faire pression sur les femmes pour qu’elles avortent. De telles lois ont déjà adoptées dans 12 régions.

Vous ne voulez pas plutôt l’aide à mourir ?

Lu sur Gènéthique :

Une Canadienne âgée de 51 ans et atteinte d’un cancer du sein s’est vu proposer une euthanasie, « alors qu’elle était sur le point d’entrer dans le bloc opératoire » pour y subir une mastectomie.

Le médecin qui devait pratiquer l’intervention a passé en revue tous les risques de l’intervention avec elle. Puis il lui a demandé si elle connaissait l’« aide médicale à mourir » (AMM). « Tout ce que j’ai pu dire, c’est que je ne voulais pas en parler », témoigne la patiente. « J’avais peur, j’étais seule, j’avais froid et je ne savais pas ce qui m’attendait. » « Cela m’a bouleversée », explique-t-elle. « Pourquoi m’a-t-on posé des questions sur l’aide à mourir, alors que j’étais sur le point de subir une intervention chirurgicale qui, je le crois vraiment, m’a sauvé la vie ? », interroge-t-elle.

Au total, cette « proposition » lui aura été faite à trois reprises, dont une fois en salle de réveil, à l’issue de son intervention. « J’avais l’impression d’être un problème dont il fallait se débarrasser plutôt qu’une patiente qui avait besoin d’un traitement », témoigne cette jeune grand-mère.

Cette Canadienne attend depuis un an un rendez-vous dans une clinique spécialisée dans le traitement de la douleur. « Pourtant, si j’appelais la ligne d’assistance MAID [Medical aid in dying] ce matin, je parlerais à un médecin demain après-midi », assure-t-elle.

L’« aide à mourir », qui a été légalisée au Canada en 2016, est désormais la cinquième cause de décès dans le pays. Seuls les Pays-Bas affichent un taux de décès plus élevé. « Si nous devions parler de ces taux avec n’importe quelle autre cause de décès, il s’agirait d’une catastrophe nationale », pointe Alexander Raikin, expert en bioéthique au Centre d’éthique et de politique publique.