Le Burundi et le Tchad pour la vie et la famille

Les gouvernements du Burundi et du Tchad ont adhéré à la Déclaration de consensus de Genève (GCD), ce qui porte désormais à trente-neuf le nombre total d’Etats signataires. Ils devraient être 42 (dont 19 africains), mais en changeant de gouvernement les Etats-Unis, la Colombie et le Brésil s’en sont retirés.

La Déclaration de consensus de Genève est un « accord international qui stipule que les pays ont le droit et le devoir de défendre la famille et de protéger la vie in utero ». Elle a été initiée par le gouvernement de Donald Trump en 2020, nommément par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo et le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux Alex Azar.

Ses quatre principes sont « la promotion de la santé des femmes, la protection de la vie, la protection de la famille et le droit souverain des nations à l’autodétermination ». Et elle affirme explicitement qu’il n’existe « aucun droit international à l’avortement ».

« Nous nous engageons à nouveau à assurer des gains significatifs en matière de santé et de développement pour les femmes, à défendre la valeur de chaque vie, à protéger la famille comme unité fondamentale de la société et à défendre les droits souverains de toutes les nations », a déclaré l’ambassadrice du Tchad (aux Etats-Unis) Kitoko Gâta.

Leur démocratie

Hier, la Cour constitutionnelle de Roumanie a invalidé la candidature de Diana Iovanovici-Soșoaca, du parti SOS Roumanie, à la présidence de la Roumanie. Explicitement et uniquement au motif que cette personne, qui a été sénateur et qui est aujourd’hui député européen, est contre l’intégration de son pays à l’UE et à l’OTAN. (Dans la Moldavie voisine, toutes les candidatures aux législatives de personnes hostiles à l’adhésion du pays à l’UE et à l’OTAN sont rejetées.)

Aujourd’hui, Diana Iovanovici-Soșoaca a été suspendue du Parlement européen pour une semaine suite à l’incident du 18 juillet, quand elle avait mis une muselière en dénonçant la « dictature de Bruxelles » pendant le covid : « Vous avez tué des gens et supprimé des libertés fondamentales ! » Puis elle avait brandi des icônes et crié pendant que Valérie Hayer demandait à Ursule de tout faire pour inscrire le droit à l’avortement dans la Charte européenne des droits fondamentaux. Elle avait alors été expulsée de l’hémicycle.

Echec à Jobidon

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté hier la demande du ministère de la Justice de Jobidon de renverser le jugement qui bloquait au Texas l’application d’une directive fédérale obligeant les services d’urgence à pratiquer des avortements dans les Etats qui l’interdisent suite à l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade.

Un juge du Texas avait suspendu l’application de la directive, et la cour d’appel fédérale avait confirmé la décision. D’où le recours des Jobidoniens à la Cour suprême.

Laquelle n’a fait aucun commentaire de sa décision. Mais le fait est que la directive prétendait se fonder sur la loi EMTALA de 1986 sur la médecine d’urgence, alors que cette loi appelle au contraire à protéger l’enfant à naître.

Avortement : toujours plus

En 2023, 243 623 avortements ont été pratiqués en France selon les chiffres officiels, soit 8.600 de plus que l’année précédente, qui était le record depuis 1990.

On s’attend à une nouvelle augmentation l’an prochain, compte tenu notamment du fait que l’allongement du délai légal est encore récent.

Vu la baisse concomitante des naissances, il y a désormais un avortement pour trois naissances.

C’est évidemment normal, puisque le meurtre de l’enfant dans le sein de sa mère est un droit fondamental, et une valeur de la République inscrite dans la Constitution.

Suisse-Ubu

Trois personnes ont été interpellées en Suisse après la première utilisation hier de la capsule Sarco de « suicide assisté ». (La première avait été annoncée pour juillet, mais finalement la candidate avait été recalée pour cause de « détérioration de sa santé mentale »)

Dès l’annonce de l’événement, la police du canton de Schaffhouse, le service médico-légal, et le parquet cantonal « sont intervenus sur les lieux du crime ». La capsule a été saisie et le corps du suicidé assisté a été transporté à la morgue pour autopsie.

Le parquet a ouvert une procédure pénale pour « incitation et complicité au suicide ». « Le ministère public enquête également pour savoir si d’autres infractions pénales ont été violées. »

Pourtant l’incitation et la complicité au suicide sont parfaitement légales en Suisse, puisque au moins deux organisations vivent de ce commerce. Sans doute la capsule Sarco doit-elle être considérée comme une concurrence déloyale (la société « Exit Switzerland » qui a mis au point la capsule n’a aucun lien avec l’organisation suisse Exit)…

Selon le ministre de la Santé, le dispositif n’est « pas conforme au droit ». Parce que, « d’une part, la capsule ne remplit pas les exigences de la législation sur la sécurité des produits et ne peut donc pas être mise sur le marché ». En effet, si par hasard elle ne tuait pas comme promis, ce serait embêtant. Et, « d’autre part, l’utilisation d’azote dans la capsule n’est pas compatible avec l’article sur le but de la loi sur les produits chimiques ». On a le droit de tuer avec d’autres produits, mais pas avec de l’azote…