Intéressant référendum slovène

« Soutenez-vous l’entrée en vigueur de la loi sur la fin de vie assistée, qui a été approuvée par le Parlement le 24 juillet 2025 ? »

Telle était la question du référendum organisé hier en Slovénie. La réponse est non à 53%.

Ce résultat est intéressant, car il montre un revirement certain de l’opinion publique.

La loi avait été adoptée à une très large majorité de 50 voix contre 10. Elle avait été précédée par un référendum qui avait donné 55% en faveur du « suicide assisté ».

La loi votée devait entrer en vigueur ces jours-ci. Mais un groupe soutenu par l’Eglise catholique a rassemblé plus de 40.000 signatures permettant de bloquer le texte et d’organiser un nouveau référendum.

Naturellement, le dernier sondage donnait le oui à 54,3%. Mais le résultat est un non à 53%.

La loi est donc bloquée pour un an. Après, on recommence…

Le veto du prince Albert

Le 15 mai dernier, le Conseil national de Monaco avait voté par 19 voix contre 2 une proposition de loi visant à légaliser l’avortement jusqu’à la 12e semaine de grossesse.

Le 18 novembre, le prince Albert a déclaré qu’il ne donnerait pas suite à cette proposition de loi. Il dit comprendre « la sensibilité de ce sujet, l’émotion qu’il peut soulever et le souvenir douloureux qu’il peut évoquer pour certaines personnes », mais considère que « le cadre actuel respecte ce que nous sommes au regard de la place qu’occupe la religion catholique dans notre pays, tout en garantissant un accompagnement sûr et plus humain ».

L’avortement reste donc interdit à Monaco sauf en cas de viol, de maladie ou de malformation fœtale irréversible, et de danger pour la vie de la mère.

Ce pape

Léon XIV s’est rendu jeudi matin 20 novembre à Assise, où étaient réunis les évêques italiens pour leur 81e Assemblée générale. Après avoir souligné qu’« une Eglise synodale (…) doit se renouveler sans cesse » et que par conséquent les évêques de 75 ans doivent « apprendre à dire au revoir », il a dit qu’il voulait une Eglise « qui intervient prophétiquement dans le débat public pour diffuser une culture de la légalité et de la solidarité » : una cultura della legalità e della solidarietà.

Si les mots ont un sens (ou quand les mots avaient un sens), cela veut dire que c’est une attitude « prophétique » de respecter les lois et de contribuer à les faire respecter.

Jusqu’ici on croyait que c’était simplement vivre en bon citoyen…

Mais surtout, c’est tirer un trait sur les martyrs, abolir le martyrologe. Ce qui était « prophétique », chez les martyrs, est que précisément ils rejetaient la loi, et y laissaient la vie. Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et ils n’obéissaient pas aux lois obligeant sous peine de mort à sacrifier aux idoles.

Et aujourd’hui, la « culture de la légalité », c’est respecter les lois de la culture de mort, le droit à l’avortement, le droit à l’euthanasie, le droit au « mariage » entre personnes de même sexe ?

Une attitude prophétique, pour le pape, c’est cultiver le droit maçonnique ?

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« Mgr Michael Martin, qui a cruellement relégué la communauté de Charlotte pratiquant la messe en latin dans une église délibérément trop petite, a rencontré hier le pape Léon XIV et l’a remercié pour son “message clair” en faveur des migrants en détresse. Il se moque éperdument de l’expulsion massive des fidèles traditionnels ! »

(Plus précisément, Mgr Martin a supprimé les quatre messes traditionnelles de son diocèse et n’a autorisé qu’une messe dans une petite chapelle au milieu de nulle part, demandant aux fidèles de ne pas y aller tous les dimanches…)

Leur Europe

Vu sur Euractiv.

Dans la rubrique « Santé » : comment tuer plus de bébés. La commission des Droits de la femme du Parlement européen a voté par 26 voix contre 12 en faveur de la création d’un mécanisme permettant « d’aider les femmes contraintes de se rendre à l’étranger pour interrompre leur grossesse ».

Le Parlement européen votera en décembre une résolution sur le sujet. Laquelle sera transmise à la Commission.

Si la Commission prend la décision de subventionner le tourisme abortif, elle agira une fois de plus en violation du traité européen et du fameux état de droit. Mais c’est devenu une habitude.

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Cela s’ajoutera au « prêt de réparation » basé sur les 140 milliards d’euros d’actifs souverains russes immobilisés, qui provoquera une riposte russe immédiate.

Ce n’est pas seulement la guerre contre la Russie jusqu’au dernier Ukrainien, c’est jusqu’à la faillite totale de l’UE.

L’inéluctable dérive euthanasique d’un monde barbare

Au Canada, lors d’une audition de la commission parlementaire des finances, Krista Carr, PDG d’Inclusion Canada (organisation d’aide aux personnes mentalement déficientes), a déclaré que depuis l’extension de la loi sur l’euthanasie aux personnes qui ne sont pas en « phase terminale », de nombreux Canadiens handicapés subissent des pressions de leur médecin pour se faire euthanasier :

« Les personnes handicapées ont désormais très peur, dans de nombreuses circonstances, de se présenter au système de santé pour des problèmes de santé courants, car l’aide médicale à mourir est souvent suggérée comme solution à ce qui est considéré comme une souffrance intolérable. »

Elle a précisé que l’état de santé de ces personnes les rend vulnérables à la « mentalité euthanasique » qui règne dans les hôpitaux. De plus, la pauvreté est également considérée comme une « souffrance intolérable », ce qui rend éligible à « l’aide médicale à mourir ».

Des documents de médecins de l’Ontario, de l’an dernier, confirment que des Canadiens sont conduits à choisir l’euthanasie à cause de la pauvreté et de la solitude.

Dans un cas, un médecin a révélé qu’un travailleur d’âge moyen, dont les blessures à la cheville et au dos l’avaient rendu incapable de travailler, estimait que le soutien insuffisant du gouvernement « ne lui laissait d’autre choix que de recourir à l’aide médicale à mourir ».

Parmi les autres cas, on peut citer celui d’une femme obèse qui se décrivait comme un « corps inutile qui prend de la place », ce qui, selon un médecin, répondait aux critères de l’aide médicale à mourir, car l’obésité est « une condition médicale qui est en effet grave et irrémédiable ».

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En Belgique, Siska, 26 ans, va être euthanasiée dans les prochains jours. Parce qu’elle souffre de dépression profonde depuis ses 13 ans et qu’elle n’a jamais pu obtenir les soins qui lui auraient permis de surmonter ses problèmes.

Au contraire, à 17 ans, elle a dû passer plusieurs semaines en cellule d’isolement. Comme il n’y a pas suffisamment de personnel pour veiller à la sécurité du patient, celui-ci doit dormir sans oreiller ni couverture. Siska y a terriblement souffert de la solitude, alors que justement, elle avait besoin de soutien. « La porte est verrouillée et tu dois attendre qu’on vienne te chercher (…) ils n’ont pas le temps de venir s’occuper de toi », témoigne-t-elle.

Elle espère que son euthanasie fera changer les choses…