Ceci est le Premier ministre canadien, militant du droit « absolu » à l’avortement « sans limite » et financé par l’Etat, et des droits LGBT y compris le « droit fondamental » du charcutage des enfants pour « transition de genre », communiant à la messe inaugurale du pape. Mark Carney a ensuite salué Léon XIV, et l’a « remercié pour son message d’unité, de compassion et de paix ».
Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, sur l’euthanasie :
« Nous ne solliciterons pas de clause de conscience sur ce sujet. »
« Notre monopole et notre éthique professionnelle l’exigent. » Sic. L’éthique du tueur diplômé.
Il y a un an, la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) avait déjà été claire sur le fait que le pharmacien « ne peut être un frein ou un obstacle à la volonté du patient et à la bonne exécution de la loi ». Elle avait ajouté :
« En entrant dans la profession, le pharmacien accepte et intègre la dimension collective de sa fonction et en assume les responsabilités et les conséquences. La dimension collective prime pour l’Ordre. »
Collectiviste, oui. Le collectivisme totalitaire de la culture de mort.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a réitéré le 8 avril son engagement LGBT de permettre d’imposer aux enfants des bloqueurs de puberté et autres drogues pour « transition de genre », et le charcutage irréversible de « réassignation de genre », et cela « sans exception ». Parce que « l’accès aux soins de santé est un droit fondamental ».
Deux jours plus tôt, ce catholique qui est aussi, « sans réserve », pour le droit fondamental à l’avortement jusqu’à la naissance, assistait à la messe en l’église Sainte-Monique d’Ottawa. Le prêtre dans son sermon qualifia l’avortement de meurtre, rappela que le fait d’aider ou d’encourager l’avortement est un péché mortel, et exhorta les paroissiens à se souvenir qu’on ne doit pas recevoir la communion si on a commis un péché mortel dont on ne s’est pas confessé. Et une vidéo montre Mark Carney allant communier.
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Le 9 avril, le chef du parti conservateur Pierre Poilievre a déclaré dans un podcast : « Nous défendrons la liberté de choix des femmes. » Son interlocuteur lui a demandé s’il parlait de l’avortement. Il a répondu : « Oui. Nous ne changerons jamais la loi sur l’avortement, nous avons adopté une politique du Parti conservateur il y a 20 ans disant que nous ne changerons jamais les règles ou les lois pour restreindre l’avortement. »
(En réalité il n’y a pas de loi sur l’avortement au Canada, peut-être le seul pays au monde dans ce cas. Il y a eu en 1969 une loi qui modifiait le code criminel en permettant l’avortement si un comité de trois médecins déterminait que la grossesse constituait un danger pour la santé de la mère. En 1988 la Cour suprême a abrogé cette disposition. « Depuis, l’avortement est traité comme un service de santé », comme dit le site du gouvernement (qui ne parle pas de la mère mais du « parent »).
L’avortoir de Marquette était le seul de la « Péninsule supérieure ».
Le Planning familial du Michigan annonce la fermeture de trois de ses avortoirs et le « fusionnement » de deux autres. Cette branche de l’industrie de l’avortement n’est pas l’un des neuf destinataires de la lettre du gouvernement indiquant le gel de 27,5 millions de subventions pendant l’enquête sur les infractions à la loi interdisant l’idéologie DEI et l’immigration abortive. Mais on préfère prendre les devants, car les temps vont être durs pour les avortueurs. « Notre décision de restructurer reflète des mois de planification stratégique et d’analyse financière minutieuse. Ces changements nécessaires renforcent la capacité de PPMI à s’adapter rapidement dans un paysage politique difficile », dit la présidente, qui s’attend à « d’autres attaques » contre l’avortement.
La publication Michigan Advance se plaint qu’avec la fermeture des établissements de Marquette et de Petoskey c’est tout le nord de l’Etat qui se retrouve sans clinique de « soins de santé reproductive ».
Amber Roseboom, présidente de l’association Droit à la Vie du Michigan, déclare à LifeSiteNews :
« Les politiques irresponsables prônées par Planned Parenthood, telles que la suppression des réglementations en matière de santé et de sécurité pour les cliniques et la suppression du consentement éclairé pour les femmes souhaitant avorter, ont entraîné une diminution spectaculaire des soins aux femmes. Ces quatre fermetures démontrent l’incapacité de Planned Parenthood à répondre aux besoins des femmes, alors qu’ils continuent de défendre un programme politique radical et une réponse uniquement axée sur l’avortement aux femmes confrontées à des grossesses non planifiées. Bien que l’avortement soit légal jusqu’au moment de la naissance dans le Michigan, les femmes sont de plus en plus intéressées par les options favorables à la vie rendues possibles par le bon travail des plus de 100 centres de ressources sur la grossesse (pregnancy resource centers) du Michigan. »
Livia Tossici-Bolt avait passé deux jours, en mars 2023, près d’un avortoir de Bournemouth, avec cette pancarte : « Ici pour parler, si vous le souhaitez ». Sans rien faire d’autre. Sans gêner qui que ce soit. Mais elle a été arrêtée, et aujourd’hui elle a été condamnée à 20.000 £ d’amende (plus de 23.400 €) et deux ans de sursis probatoire pour avoir « violé la zone de sécurité » de l’avortoir.
Le 30 mars, le Bureau pour la démocratie, les droits humains et le travail (DRL) du Département d’Etat américain s’était ému de ce procès :
« Les relations entre les États-Unis et le Royaume-Uni sont fondées sur le respect mutuel des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Cependant, comme l’a déclaré le vice-président Vance, nous sommes préoccupés par la liberté d’expression au Royaume-Uni. Lors d’un récent séjour au Royaume-Uni, Sam Samson, conseiller principal de DRL, a rencontré Livia Tossici-Bolt, qui fait l’objet de poursuites pénales pour avoir proposé une conversation dans une « zone tampon » interdite par la loi près d’une clinique d’avortement. Nous suivons son cas. Il est important que le Royaume-Uni respecte et protège la liberté d’expression. »
L’avocate de Livia Tossici-Bolt avait plaidé : « Mon argument n’est pas que ce type de violations ne peut jamais causer de préjudice, mais qu’en l’occurrence il n’existe aucune preuve que la conduite de ma cliente en ait causé. »
En fait elle ne pouvait pas causer de préjudice, puisqu’elle proposait seulement de parler avec des gens qui souhaitaient parler… Comme elle le dit elle-même :
« La Grande Bretagne est censée être un pays libre, et pourtant j’ai été traînée devant la justice simplement parce que j’ai proposé une conversation. L’expression pacifique est un droit fondamental, personne ne devrait être criminalisé pour des propositions inoffensives de conversations. »
(En 2014, la Cour suprême des Etats-Unis a annulé une loi du Massachusetts qui créait une « zone tampon » autour des avortoirs, au motif que cela « entrave la liberté d’expression considérablement plus que nécessaire ».)