L’avortement au Mexique

Au Mexique, le Parlement de Guanajuato, un Etat du centre du pays, a rejeté hier la dépénalisation de l’avortement, par 19 voix contre 17.

La semaine dernière, un vote avait abouti à 18 voix contre et 18 voix pour. L’ONU avait demandé un nouveau vote (sic), afin que cet Etat se mette en conformité avec la décision de la Cour suprême du Mexique, qui en 2021 a décidé que l’interdiction de l’avortement était anticonstitutionnelle.

Mais un député du parti Vert a changé d’avis, dans le « mauvais » sens…

Un recours a été immédiatement porté devant la Cour suprême, qui a déjà obligé deux Etats à décriminaliser l’avortement.

Car au Mexique comme dans divers autres Etats d’Amérique latine, c’est la Cour suprême qui pilote la culture de mort, façon dictatoriale.

Russie : davantage de cliniques pro-vie

Lors d’une conférence de presse, le père Feodor Loukian, président de la Commission patriarcale pour la protection de la famille, de la maternité et de l’enfance, a fait savoir que désormais 686 cliniques privées refusent de pratiquer des avortements, soit une hausse de 28,9% en un an.

Le prêtre a également souligné que des mesures visant à soutenir les initiatives de l’Église concernant les restrictions en matière d’avortement ont été adoptées dans 87 régions du pays. « Mais nous aimerions beaucoup que les responsables régionaux qui n’ont pas encore rejoint cette initiative y participent, car ils devront ensuite rendre compte au président des taux de natalité dans leur région… »

De plus en plus de demandes émanant des administrations de tout le pays demandent que cette question soit résolue au niveau fédéral.

« Toutes les mesures – juridiques, organisationnelles et restrictives – doivent poursuivre un seul objectif : chaque enfant que le Seigneur envoie ici doit naître dans notre pays, car personne n’est superflu aux yeux de Dieu. »

Continuité vaticane

Léon XIV a nommé président de l’Académie pontificale pour la Vie Mgr Renzo Pegoraro. Il remplace Mgr Vincenzo Paglia, qui a eu 80 ans le mois dernier.

Mgr Pegoraro était le chancelier de cette institution depuis 2011 et il est dans la ligne de l’immonde Paglia. Ou plutôt il est pire que Paglia. Car celui-ci (en dehors de son militantisme LGBT) noyait le poisson dans les questions de défense de la vie. Pegoraro quant à lui a justifié ouvertement le « suicide assisté » comme « moindre mal » et donc sa légalisation sous certaines conditions. Ce qui est littéralement contraire à l’encyclique Evangelium Vitae qui est en quelque sorte la charte de l’Académie pontificale pour la Vie. Sa nomination le jour où notre Assemblée nationale vote la légalisation de « l’aide à mourir », c’est comme un clin d’œil, qui n’est pas de la Providence…

Pendant que Mgr Pegoraro était chancelier, l’Académie pontificale pour la Vie a demandé de se faire piquer contre le covid pour le « salut commun », a invité des conférenciers favorables à l’avortement, retwitté des articles demandant à repenser la doctrine de l’Eglise sur la contraception, publié Theological Ethics of Life, rassemblant les contributions à un « séminaire d’étude pluridisciplinaire », dont certaines demandent une « flexibilité pastorale » sur la contraception et sur la PMA.

Les mots employés ne sont plus ceux de la théologie catholique, mais ceux de la psychologie profane maquillés en « pastorale » : accompagnement, compassion, complexité…

Comme Mgr Paglia, Mgr Pegoraro évoque très rarement l’avortement, alors qu’il est intarissable sur les migrants, le changement climatique et la justice sociale.

Sacrilège

Ceci est le Premier ministre canadien, militant du droit « absolu » à l’avortement « sans limite » et financé par l’Etat, et des droits LGBT y compris le « droit fondamental » du charcutage des enfants pour « transition de genre », communiant à la messe inaugurale du pape. Mark Carney a ensuite salué Léon XIV, et l’a « remercié pour son message d’unité, de compassion et de paix ».

Les pharmaciens de la culture de mort

Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, sur l’euthanasie :

« Nous ne solliciterons pas de clause de conscience sur ce sujet. »

« Notre monopole et notre éthique professionnelle l’exigent. » Sic. L’éthique du tueur diplômé.

Il y a un an, la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) avait déjà été claire sur le fait que le pharmacien « ne peut être un frein ou un obstacle à la volonté du patient et à la bonne exécution de la loi ». Elle avait ajouté :

« En entrant dans la profession, le pharmacien accepte et intègre la dimension collective de sa fonction et en assume les responsabilités et les conséquences. La dimension collective prime pour l’Ordre. »

Collectiviste, oui. Le collectivisme totalitaire de la culture de mort.