Violence woke d’Etat

C’était le 4 octobre. Des militants du « Syndicat de la Famille » (ex Manif pour tous) manifestaient pacifiquement devant le rectorat d’Aix-en-Provence, avec une banderole : « Transsexualité/wokisme, laissez nos enfants tranquilles ».

Un employé du rectorat est sorti, a pris un tract qu’un jeune lui présentait, l’a déchiré et a donné un très violent coup de poing à une militante. Hématomes, triple fracture du nez, 7 jours d’ITT.

« Nous interpellons Anne Genetet, ministre de l’Education nationale », disait mardi le Syndicat de la Famille.

Il n’y a eu aucune réaction du ministère…

La dictature laïque

Le directeur du lycée catholique de Pau qui avait été dénoncé par Libération parce qu’il était… catholique, est suspendu pendant trois ans par l’Inspection académique. Comme il a 61 ans, il est en fait viré.

La dictature laïque a encore frappé. Des précisions sur le site de L’Homme nouveau.

Aucune réaction de ce qui s’appelle encore par antiphrase « l’Enseignement catholique ».

A Harvard

« Queering Education » : ce sera au printemps prochain un cours à l’université Harvard.

Pour ceux qui n’ont pas tout suivi, le queering est la remise en question de l’hétéronormativité et de la cisnormativité imposées par une société patriarcale dont il est urgent de détruire les préjugés.

Voici la présentation :

Ce cours explore le rôle du genre et de la sexualité dans les expériences, les opportunités et les résultats scolaires des jeunes, ainsi que le rôle des expériences scolaires dans le façonnage des notions de genre et de sexualité chez les jeunes. À bien des égards, le cours porte sur le « programme caché » de l’hétéronormativité et de la cisnormativité, ou sur les pratiques subtiles des écoles qui privilégient les identités et les manières d’être hétérosexuelles et genrées. De sorte que les étudiants du cours appliqueront le concept de programme caché à l’étude du genre et de la scolarité afin de comprendre pourquoi et comment les enfants et les jeunes ayant des identités de genre différentes vivent la scolarité différemment et pourquoi et comment la scolarité hétéronormative a un impact préjudiciable sur tous les élèves.

Irlande woke

Lundi, le professeur de collège Enoch Burke a été arrêté et mis en prison.

Il a été arrêté à son école, devant tout le monde, par trois policiers qui l’ont fait monter dans un panier à salade.

Le 30 août, quatre policiers étaient allés chez lui. Il n’était pas là. Ils étaient tombés sur son père, qui leur avait copieusement fait savoir que c’était une honte qu’on mobilise quatre policiers pour mettre la main sur un enseignant qui veut seulement faire son travail dignement selon sa conscience et sa foi.

L’affaire a commencé en 2022, quand Enoch Burke a refusé d’utiliser le pronom « non genré » pour désigner un élève qui prétend être une fille. C’est un collège appartenant à l’« Eglise d’Irlande » (anglicane). Un conseil de discipline a alors décidé de le suspendre. Mais il a continué à venir enseigner, considérant que c’était son devoir. L’école a appelé la police, qui l’a arrêté dans une salle de classe. Il a été emprisonné pour une période non déterminée. C’était le 5 septembre. Il a été libéré quelques jours avant Noël… Et en janvier 2023 il a été licencié.

A la rentrée 2023 il est retourné au collège, et il a été de nouveau arrêté, et emprisonné pendant toute l’année scolaire…

A la dernière rentrée, le 28 août, il est de nouveau retourné au collège, et c’est pourquoi il a été de nouveau arrêté, et incarcéré. Une audience est prévue pour le 11 octobre…

Certes, si Enoch Burke n’était pas retourné au collège, il serait libre. Mais son obstination attire l’attention non seulement en Irlande mais dans le monde anglo-saxon, et au-delà, sur la dictature LGBT qui règne dans les écoles, y compris celles qui se disent chrétiennes.

Poussée laïcarde

Le lycée de l’Immaculée Conception de Pau, montré du doigt en février par Libération, est sur la sellette. Cinq syndicats avaient dénoncé « le non-respect des obligations contractuelles qui lient l’ensemble scolaire Immaculée Conception-Beau Frêne de Pau à l’État » : confessions organisées durant le temps scolaire, cours d’instruction religieuse tenant du catéchisme avec des questions liées à l’existence de Dieu (sic), et une conférence de Reynald Secher qui était selon le rectorat « une approche révisionniste de l’Histoire » puisqu’il y était question d’un « génocide vendéen ».

Le directeur a été convoqué à Bordeaux jeudi par le conseil académique dans le cadre d’une procédure disciplinaire. L’audience a duré de 14h30 à 0h20. Sic.

Les avocats de l’établissement ont produit une quarantaine de pages de conclusions. Le conseil académique a émis un avis, et la rectrice doit décidera des suites à donner sous 10 jours.

Deux éléments sont étonnants. Le premier est qu’on a affaire à une école catholique sous contrat où il y a encore un enseignement catholique, ce qui devient très rare. Le second, beaucoup plus étonnant, est que la direction ne se met pas à plat ventre devant les autorités laïcardes avec force protestations de politiquement correct. Le directeur écrit dans sa lettre aux parents et aux élèves : » J’ai âprement défendu la réputation de l’Immaculée Conception, de ses professeurs, de son personnel, réfuté point par point la vacuité des trois griefs (…). Nul n’est dupe de l’origine et de la finalité des articles calomnieux et malveillants parus par deux fois dans Libération depuis février. (…) »