Etats-Unis : un coup d’arrêt à la dictature LGBT

La Cour suprême des Etats-Unis a statué par 6 voix contre 3 en faveur des parents qui veulent retirer leurs enfants des cours présentant un endoctrinement pro-LGBT dans les écoles publiques.

L’affaire a son origine dans le comté de Montgomery, dans le Maryland. Le district scolaire se veut en pointe dans la propagande LGBT. En 2020 il a été le premier des Etats-Unis à introduire dans les lycées un cours sur les « études LGBT ». Il a réalisé des audits afin de promouvoir des contenus LGBT dans tous les cours (y compris de mathématiques), et cela dès la maternelle. Et c’est aussi dès la maternelle que le district impose des livres LGBT aux enfants : un conte de fées sur un prince qui se « marie » avec un chevalier, « L’histoire vraie d’un garçon nommé Pénélope », un album sur 50 personnages LGBT de l’histoire…

Dans un premier temps le district avait permis aux parents de désinscrire leurs enfants, mais il est rapidement revenu sur cette décision, au nom de la promotion « d’espaces inclusifs et sûrs pour les élèves ». Sic.

A noter que si l’affaire est arrivée devant la Cour suprême c’est que les parents ont perdu en première instance et en appel, tous ces magistrats étant favorables à l’endoctrinement LGBT des enfants.

L’arrêt de la Cour suprême s’appuie uniquement sur la liberté religieuse. Peut-être parce que c’est ainsi que l’affaire lui a été présentée (par des parents musulmans…). Sans doute aussi n’a-t-elle pas d’autre levier en la matière :

« Un gouvernement fait peser une charge sur la pratique religieuse des parents lorsqu’il leur impose de soumettre leurs enfants à un enseignement qui représente “une menace très réelle de porter atteinte” aux croyances et pratiques religieuses que les parents souhaitent inculquer. Et un gouvernement ne peut subordonner le bénéfice de l’enseignement public gratuit à l’acceptation par les parents d’un tel enseignement.

« La pratique consistant à éduquer ses enfants selon ses croyances religieuses, comme tous les actes et pratiques religieux, bénéficie d’une protection généreuse de la part de notre Constitution. Et il ne s’agit pas simplement du droit d’enseigner la religion dans l’enceinte de son propre foyer. Il s’étend plutôt aux choix que les parents souhaitent faire pour leurs enfants en dehors du foyer. Il protège, par exemple, la décision d’un parent d’envoyer son enfant dans une école religieuse privée plutôt que dans une école publique. Cependant, en raison de contraintes financières et autres, de nombreux parents n’ont d’autre choix que d’envoyer leurs enfants dans une école publique. »

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D’autre part, la Cour suprême limite le pouvoir des juges de bloquer les décisions du gouvernement. En l’occurrence il s’agissait du décret de Donald Trump sur le droit du sol. Mais comme pour les livres LGBT, et comme tous les arrêts de la Cour suprême, il fait jurisprudence pour tous les autres conflits du même type.

Il était manifestement anormal en effet qu’un juge fédéral dans un quelconque district puisse décider que telle décision gouvernementale est illégale, et la bloque sur tout le territoire. Ce qui provoque des cascades d’appels selon le processus judiciaire complexe… éventuellement jusqu’à la Cour suprême. Le grand nombre de décrets de Donald Trump contrés par des juges fédéraux a fait prendre conscience du phénomène.

La Cour édicte donc que les décisions de portée nationale des juges fédéraux « excèdent probablement les pouvoirs conférés par le Congrès aux tribunaux fédéraux ». Et que « lorsqu’un tribunal conclut que le pouvoir exécutif a agi illégalement, la réponse de ce tribunal ne peut pas être d’outrepasser lui aussi ses pouvoirs… »

Pan sur le bec des corbeaux

Christian Espeso, directeur de l’ensemble scolaire catholique de l’Immaculée Conception à Pau, avait été dénoncé par Libération comme enfreignant gravement la laïcité. Le journal de ragots antichrétiens faisait caisse de résonance aux syndicats qui pointaient des confessions organisées durant le temps scolaire, des cours d’instruction religieuse tenant du catéchisme avec des questions liées à l’existence de Dieu (sic), et une conférence de Reynald Secher sur un soi-disant « génocide vendéen ».

En septembre 2024 Christian Espeso avait été convoqué par le Conseil académique ; Il avait été cuisiné pendant près de dix heures sans interruption… Au vu des preuves accablantes (un lycée catholique qui enseigne la doctrine catholique et qui fait venir un conférencier qui a « une approche révisionniste de l’Histoire »), le rectorat l’avait suspendu pour trois ans.

Mais le tribunal administratif de Pau vient de le blanchir. Il annule la sanction, et condamne l’Etat à lui verser 2.000 €.

Christian Espeso n’avait bénéficié d’aucune soutien de ce qui s’appelle encore par antiphrase « l’Enseignement catholique ».

Libertés américaines

Le gouverneur du Texas Greg Abbott a signé samedi dernier une loi de liberté scolaire qui était en préparation depuis dix ans et qui a fini par vaincre les oppositions. « Le jour est venu où les parents peuvent choisir l’école qui convient le mieux à leur enfant », a-t-il déclaré.

Cette loi va permettre à plus de cinq millions d’élèves inscrits dans le système scolaire public du Texas de fréquenter des écoles privées, avec une aide pouvant atteindre 10.000 dollars par élève. Elle permet également aux familles qui scolarisent leurs enfants à domicile de recevoir 2.000 dollars par élève pour couvrir les frais de scolarité.

Les démocrates et les syndicats d’enseignants craignent que cette mesure n’entraîne la fermeture d’écoles publiques. Mais Greg Abbott insiste sur le fait que les familles doivent disposer de plus d’options en matière d’éducation de leurs enfants, surtout compte tenu de l’intrusion de l’idéologie woke dans les programmes scolaires ces dernières années.

Et il est évidemment en phase avec le gouvernement Trump qui démantèle les politiques LGBT et DEI et le ministère de l’Education lui-même.

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Le parquet de Washington a ouvert une enquête fédérale à propos de la loi de cet Etat qui oblige les prêtres à rompre le secret de la confession sous peine de prison.

« La loi SB 5375 exige que les prêtres catholiques violent leur foi profonde afin d’obéir à la loi, ce qui constitue une violation de la Constitution et une atteinte à la liberté de religion qui ne peut être tolérée dans notre système constitutionnel », a écrit le procureur général adjoint Harmeet Dhillon dans un communiqué de presse.

Trump supprime le ministère de l’Education

Donald Trump : « Aujourd’hui, nous prenons une mesure historique qui est en devenir depuis 45 ans. Dans quelques instants, je signerai un décret pour commencer à éliminer le ministère de l’Éducation une fois pour toutes. Après 45 ans, les États-Unis dépensent de loin plus d’argent pour l’éducation que tout autre pays et dépensent de loin plus par élève… pourtant, nous nous classons près du bas de la liste en termes de réussite. »

Dans le texte du décret, Donald Trump souligne que « depuis 1979, le ministère de l’Éducation a dépensé plus de 3.000 milliards de dollars sans pratiquement rien à afficher à son actif ».

Toutes les compétences sont donc rendues aux Etats, il ne restera au niveau fédéral que la gestion de certaines bourses. « Nous allons prendre soin de nos enseignants, et je crois que les États en prendront mieux soin que ce n’est le cas actuellement. Nous allons aimer et chérir nos enseignants ainsi que les enfants. »

Le président de la chambre des représentants, Mike Johnson, a exprimé sa satisfaction : « Pendant de nombreuses décennies, le ministère fédéral de l’Éducation a laissé tomber nos élèves, nos familles et nos enseignants. L’éducation est mieux gérée par les parents, les enseignants et les personnes les plus proches des élèves, et non par les bureaucrates de Washington. Le président Trump tient sa promesse et rend l’éducation aux États. »

Cela dit, il y faut un vote du Sénat, avec une majorité de 60. Et les républicains sont 53.

La déséducation nationale : 60 contre zéro

Le « Conseil supérieur de l’éducation » a validé à l’unanimité de ses 60 membres le projet de programme de soi-disant « éducation affective, relationnelle et à la sexualité » (EVARS).

Le Syndicat de la Famille rappelle que dans ce projet la lutte contre les stéréotypes de genre est omniprésente dès maternelle et que dès la 5e est enseignée l’idéologie du genre (le sexe et le « genre » sont déconnectés).

En outre, le programme comporte des lacunes importantes : rien sur le couple, rien de positif sur la maternité, rien sur la paternité, rien sur les valeurs personnelles, les choix en conscience, l’éthique, même à propos du consentement. « Pour aller plus loin que le “j’ai envie/ j’ai pas envie” et mieux étayer le consentement ou non consentement, quelques clés de réflexion seraient très précieuses pour les jeunes (est-ce bon pour moi, pour l’autre ? pour mon avenir ? suis-je réellement prêt/en accord aussi avec ma raison, mon cœur, mes émotions ? Etc.)

Ce n’est évidemment pas une surprise que ce programme de pourriture soit validé par l’instance supérieure de la déséducation nationale. Mais le fait qu’il soit validé par les 60 membres unanimes, qu’il n’y ait pas une seule voix critique, pas même une seule abstention, souligne que nous sommes désormais vraiment soumis à la dictature idéologique du « genre », de la déconstruction de la personne humaine.