Bravo Geadis Geadi

Dénoncez vos voisins : la militante de la culture de mort Valérie Hayer (pitoyable présidente du groupe macroniste) dénonce la présence d’une affiche pro vie au Parlement européen, exige qu’elle soit retirée et que les responsables soient sanctionnés…

« C’est une vie, pas un choix. »

L’affiche est signée Geadis Geadi, député européen de Chypre. Il est l’unique élu du Front populaire national, et au Parlement européen il fait partie du groupe ECR (Conservateurs et réformistes européens) qui est donc également responsable de l’affiche. (Ce groupe, qui était celui des conservateurs britanniques avant le Brexit, est surtout aujourd’hui celui des Frères d’Italie et du PïS polonais. Le président du groupe est actuellement le Polonais Patryk Jaki.)

Cette affiche répond modestement à celle de la gauche, en décembre dernier (Mon corps, ma voix, mon choix), dont personne n’avait demandé le retrait.

« Dérogation humanitaire »

La Belgique a accordé une « dérogation humanitaire » à Jacques Baud (qui habite Bruxelles) lui permettant d’avoir accès à son compte bancaire malgré la sanction qui le frappe.

Jacques Baud, ancien colonel de l’armée suisse et analyste du renseignement, a été ajouté le 15 décembre à la liste des personnes soumises à des « mesures restrictives » de l’UE « eu égard aux activités déstabilisatrices menées par la Russie ». Car « il agit comme porte-parole de la propagande pro-russe ».

Une accusation énorme et clairement injustifiée, sauf si l’on considère qu’il n’y a plus du tout de liberté d’opinion sur la guerre en Ukraine.

En attendant que ses recours contre cette infamie soient examinés, ses avocats ont donc obtenu qu’il puisse ne pas mourir de faim…

« Avec cette dérogation humanitaire, j’ai le droit d’accéder à mon compte bancaire pour les besoins essentiels », a confirmé Jacques Baud.

La petite Kallas sait comment faire (sans rire)

La potiche estonienne de la « diplomatie européenne » a expliqué ce matin sur Europe Today que les efforts de paix concernant l’Ukraine risquaient de renforcer l’agression russe si Moscou n’était pas contraint de faire de réelles concessions. Elle a les moyens de les faire reculer…

D’abord si ça n’avance pas c’est à cause des négociateurs russes : « Ils n’ont pas vraiment de personnes sérieuses à cette table (sic). Je ne m’attends pas à ce que ce cycle de négociations débouche sur quoi que ce soit. »

« Nous n’avons vu que ce que les Ukrainiens sont prêts à concéder pour mettre fin à cette guerre (quoi donc ?). Nous n’avons vu aucune concession du côté russe. »

« C’est aux Ukrainiens de décider du type de concessions qu’ils sont prêts à faire. » Mais les Russes « exigent un maximum absolu puis présentent des menaces, des ultimatums, utilisent la force. » Sic.

Bien sûr il est nécessaire que des Européens participent à la négociation. « La question n’est pas de savoir qui le fera, mais plu­tôt de savoir comment et ce que nous voulons obtenir. Si les Russes pensent qu’ils obtiennent le maximum d’objectifs de la part des Américains, pourquoi voudraient-ils parler aux Européens ? Nous ne ferons que poser des exigences pour eux. C’est pourquoi nous devons redoubler d’efforts pour les mettre dans une position où ils passeraient d’un simulacre de négociations à de véritables négociations. »

Magnifique. On commence quand ?

Et voilà le 20e…

Ursule annonce triomphalement le 20e paquet de sanctions contre la Russie, et ajoute : « J’invite maintenant les États membres à approuver rapidement ces nouvelles sanctions. » Schnell !

Elle rappelle aussi tout ce que l’UE fait pour l’Ukraine et conclut :

« Dans tous ces efforts, il y a un fil conducteur, un objectif commun, une ferme conviction : que la sécurité, la prospérité et l’avenir libre de l’Ukraine sont au cœur de notre Union. »

Au cœur de l’UE, il y a la prospérité d’un pays qui ne fait pas partie de l’UE, prospérité qui suppose l’appauvrissement de ceux qui en font partie…

Gaz : d’une dépendance l’autre

Le Conseil européen a donné son accord définitif à l’interdiction de toute importation de gaz russe d’ici fin 2027 (le GNL dès la fin 2016), sous peine d’énormes sanctions.

La Hongrie et la Slovaquie ont voté contre, et la Bulgarie s’est abstenue.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères a aussitôt déclaré que la Hongrie engagera une procédure devant la Cour de Justice de l’UE dès que le document sera publié. Il souligne :

Le plan REPowerEU repose sur une astuce juridique, présentant une mesure de sanction comme une décision de politique commerciale afin d’éviter l’unanimité. Cela va complètement à l’encontre des propres règles de l’UE. Les traités sont clairs : les décisions relatives au mix énergétique relèvent de la compétence nationale.

Le Conseil européen se vante de construire ainsi « un marché de l’énergie plus fort, plus résilient et plus diversifié ».

En réalité, l’UE passe d’une dépendance au gaz russe bon marché à la dépendance au gaz de schiste américain plus cher.

Avant la guerre en Ukraine, la part du gaz russe était de 40%. Aujourd’hui, la part du gaz américain a dépassé les 40% et devrait donc dépasser les 60% en 2028…

Addendum. La Slovaquie annonce qu’elle va également porter l’affaire devant la Cour de Justice de l’UE.