Intéressant référendum slovène

« Soutenez-vous l’entrée en vigueur de la loi sur la fin de vie assistée, qui a été approuvée par le Parlement le 24 juillet 2025 ? »

Telle était la question du référendum organisé hier en Slovénie. La réponse est non à 53%.

Ce résultat est intéressant, car il montre un revirement certain de l’opinion publique.

La loi avait été adoptée à une très large majorité de 50 voix contre 10. Elle avait été précédée par un référendum qui avait donné 55% en faveur du « suicide assisté ».

La loi votée devait entrer en vigueur ces jours-ci. Mais un groupe soutenu par l’Eglise catholique a rassemblé plus de 40.000 signatures permettant de bloquer le texte et d’organiser un nouveau référendum.

Naturellement, le dernier sondage donnait le oui à 54,3%. Mais le résultat est un non à 53%.

La loi est donc bloquée pour un an. Après, on recommence…

Routine européenne

La Commission européenne a annoncé hier l’ouverture d’une procédure d’infraction à l’encontre de la Slovaquie, en réaction à la réforme constitutionnelle adoptée fin septembre.

Le texte slovaque ne reconnaît que deux genres, interdit la maternité de substitution, prohibe le mariage entre personnes du même sexe et introduit une clause affirmant la supériorité du droit national sur les règles européennes dans les domaines « fondés sur des valeurs ».

La réforme a été adoptée de façon parfaitement démocratique par une majorité des deux tiers. Elle concerne exclusivement des sujets qui relèvent des Etats membres et non de la Commission. La procédure d’infraction est clairement un abus de pouvoir. Mais ça n’étonnera personne.

C’est Le Monde qui vous le dit…

Le Monde participe tellement du fantasme ambiant qu’il le théorise dans son éditorial de ce jour.

Quel est le péril pour l’Europe ? C’est que le plan américain est une « capitulation » de l’Ukraine, et que ce « serait aussi celle de l’Europe, tant ses intérêts de sécurité sont désormais liés à ceux de l’Ukraine face à la Russie de Vladimir Poutine ».

Mais la sécurité de « l’Europe » n’est en aucune manière liée à celle de l’Ukraine. D’autant que ses ennemis sont à l’intérieur, et non dans les délires des services extérieurs.

Le péril pour l’Europe est ailleurs : c’est qu’en cas de paix imposée à l’Ukraine par les Etats-Unis et la Russie dans le dos de l’Union européenne, ces deux puissances pourront reprendre des relations normales, et que l’Union européenne sera marginalisée. Or elle l’aura bien cherché. Et avec assiduité. Et plus elle « refusera la perspective d’une solution imposée à l’Ukraine », plus elle sera ensuite tenue à l’écart, soumise à l’inévitable mépris de ceux qui décident.

Le délire Kallas

On lira ci-dessous une traduction de l’allocution de Kaja Kallas hier après une réunion des ministres de la Défense de cinq pays engagés dans le soutien à l’Ukraine. La furie estonienne tient un discours de plus en plus ubuesque, par lequel elle engage l’Union européenne.

Quelques perles :

Chaque fois que le monde tend la main, la Russie répond par des missiles.

Le leadership de l’Allemagne sur la question ukrainienne sauve des vies et montre l’exemple au reste de l’Europe.

Soutenir l’Ukraine est une aubaine en comparaison du coût d’une victoire russe.

Les dernières sanctions américaines privent déjà la Russie des revenus qu’elle utilise pour financer sa guerre. Nos sanctions touchent la Russie là où ça fait mal.

Et les accusations sans preuves ni indices :

Aujourd’hui, nous avons également évoqué la recrudescence des attaques hybrides contre l’Europe : sabotages, cyberattaques, incursions de drones sont devenus monnaie courante.

Et en réponse à la question d’un journaliste, cette hallucinante et immonde invention de l’hallucinée :

93% des cibles russes sont des cibles civiles.

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Une sanction de plus

La Commission européenne annonce qu’elle a décidé hier, avec effet dès aujourd’hui, la fin des visas à entrées multiples pour les Russes. « Cela signifie qu’ils devront demander un nouveau visa chaque fois qu’ils souhaitent se rendre dans l’Union européenne. » La Commission a dû confirmer ensuite la précision de l’agence TASS que la mesure n’est pas rétroactive et que les visas à entrées multiples existants restent valables.

Mais cela ne concerne que les méchants Russes. Des exceptions seront faites « pour les dissidents, les journalistes indépendants, les défenseurs des droits de l’homme, les représentants d’organisations de la société civile ou d’autres catégories vulnérables, ainsi que les membres de leur famille proche ». La Commission européenne assume pleinement la discrimination à la tête du client.

L’ineffable Kaja Kallas a souligné que l’entrée dans l’UE est « un privilège, et non une chose acquise ». Et elle n’a pas craint de lier la décision au fait que l’UE est confrontée à « des perturbations et des sabotages sans précédent causés par des drones sur son territoire ». Sic. Evidemment sans fournir le moindre indice qui relierait les drones aux Russes, ni d’ailleurs préciser quels sont ces « sabotages »…

(Et c’est évidemment une sanction boomerang de plus, puisque si par hasard elle est efficace, elle pénalisera les pays où les touristes russes viendront moins…)