La propagande allemande

N-TV, filiale de RTL :

Merz s’impose comme le principal adversaire de Poutine.

Cet article publié hier est un commentaire du sommet de l’UE dont toute la presse mondiale, même la plus européiste et russopohobe, souligne qu’il a été un échec pour Ursule et pour Merz. Car Merz était celui qui voulait absolument imposer le vol des avoirs russes, et il a dû y renoncer.

Mais Sebastian Huld, codirecteur de la rubrique politique de N-TV, seul contre tous, et surtout contre l’évidence, continue de cirer les pompes du chancelier. Le fait que le Conseil européen se soit piteusement rabattu sur la poursuite des prêts à fonds perdu montre son chancelier comme « le principal adversaire de Poutine »…

Il va même plus loin. Ne cachant pas que l’UE apparaissait éclatée, il affirme : « C’est donc cette Europe divisée et affaiblie que Merz doit diriger. »

Sic : « Dieses uneinige, angeschlagene Europa also muss Merz anführen. »

Merz est le Führer de l’Europe…

Et encore 90 milliards pour Zelensky

Comme annoncé par Viktor Orban, le Conseil européen a renoncé à voler les avoirs russes en Europe pour les donner à Zelensky. Il s’est mis d’accord pour un nouveau prêt à fonds perdu. 90 milliards d’euros sur deux ans, qui s’ajoutent aux 167 milliards déjà déversés dans le trou noir ukrainien. Officiellement l’Ukraine remboursera ces 90 milliards quand la Russie lui aura payé les réparations. Sic.

La Hongrie, la Tchéquie et la Slovaquie ont obtenu de ne pas participer (sinon ils opposaient leur veto) à cette opération consistant à « lever 90 milliards d’euros de dette commune, garantie par le budget de l’UE ».

Dans le même temps Le Figaro titre sur « l’explosion de la dette française » qui s’est établie à 3.482,2 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre, soit 117,4% du PIB.

Alors on n’est pas à quelques milliards d’euros près…

On notera que le site européiste Euractiv est très méchant pour Ursule. C’est une première. Extraits :

Cela devait être le moment de la détermination stratégique d’Ursula von der Leyen. Au lieu de cela, le sommet européen de jeudi s’est terminé sur des ambitions non réalisées et un revers très médiatisé pour une présidente de la Commission qui a dépensé des montagnes de capital politique pour tenter de réaliser une initiative sans précédent : prêter des milliards à l’Ukraine en tirant parti des actifs russes immobilisés.

Bien que les dirigeants aient approuvé un plan qui financera l’Ukraine pendant les deux prochaines années, le résultat a été un humiliant revers politique pour les partisans du projet – principalement von der Leyen et Friedrich Merz – qui avaient présenté ce plan comme le seul moyen viable d’intensifier la pression sur Moscou tout en maintenant la solvabilité de Kiev.

Coup de théâtre à Bruxelles

Alors que le sommet européen des deux prochains jours à Bruxelles devait d’abord être consacré à convaincre les récalcitrants, menés par le Premier ministre belge Bart De Wever, qu’il faut absolument s’emparer des fonds russes gelés pour aider l’Ukraine, Viktor Orban a twitté :

Une victoire pour les Patriotes.eu : les Bruxellois ont reculé, les avoirs russes ne seront pas à l’ordre du jour du Conseil européen de demain. La Commission fait désormais pression pour obtenir des prêts conjoints, mais nous ne laisserons pas nos familles payer la facture de la guerre en Ukraine.

Cela semble confirmé par une confidence de Peter Moors, l’ambassadeur de Belgique à l’UE, entre deux portes : « Nous faisons marche arrière. »

Et aussi par le fait que Bart De Wever, voyant de son balcon un attroupement de journalistes, leur a demandé qui ils attendaient. Ils ont répondu : Orban. Il a repris : « Ah, envoyez-le-moi, j’ai quelque chose à lui dire ! »

Ce revirement de la Commission est sans doute dû en partie au fait que l’agence Fitch a fait savoir qu’elle devrait revoir à la baisse la note de crédit d’Euroclear si l’UE s’emparait des fonds russes. Et peut-être aussi au fait que les Russes soulignent qu’il y a deux fois plus de fonds européens en Russie que de fonds russes en Europe…

L’hypocrisie de l’UE, et spécialement balte

Après le début de la guerre en Ukraine, l’UE a demandé à la Géorgie de rompre ses relations commerciales avec la Russie, mais les États membres de l’UE continuaient de faire des affaires avec ce pays, a déclaré aux journalistes le président du Parlement géorgien, Shalva Papuashvili :

« L’Union européenne nous a critiqués pour le fait que les agriculteurs géorgiens vendaient du vin à la Russie et que la Géorgie achetait du blé à la Russie. Il s’est avéré par la suite que la Lituanie, qui ne produit pas de vin, en exportait vers la Russie en grandes quantités, plus que nous. Et que l’Estonie était le premier exportateur de whisky vers la Russie. Connaissez-vous des distilleries de whisky en Estonie ou des marques de whisky estoniennes ? »

L’UE a poussé la Géorgie à entrer en conflit avec la Russie, mais cela aurait entraîné l’effondrement de l’économie géorgienne, a ajouté Papuashvili.