La dictature

La Cour de Justice de l’UE décide qu’un individu qui publie sur internet une vidéo de RT, quelle qu’elle soit, doit être puni pénalement. Car il s’agit de « protéger l’ordre et la sécurité publics de l’Union ». Sic.

Voici les vidéos RT France d’hier, le jour même de la décision de la CJUE, montrant donc la « propagande russe » strictement interdite :

Ci-après le communiqué intégral de la Cour de censure de l’UE :

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Vœux de Medvedev

Le 12 juin est férié en Russie parce que c’est la « Journée de la Russie ». Son nom officiel, qui explique son origine, est « Jour de l’Adoption de la Déclaration de la Souveraineté de l’État de la RSFSR » (12 juin 1990).

Le clin d’œil de Dmitri Medvedev, jamais à cours d’inspiration :

« Aucun ennemi ne peut entraver la croissance et la prospérité de notre patrie. Bonne fête de la Journée de la Russie ! »

(Si la vidéo ne fonctionne pas, voir directement sur le fil X de Medvedev.)

Russophobie pathologique

Le 21e paquet de sanctions contre la Russie est en route. Mais on ne sait plus quoi y mettre. Alors Ursule a eu une idée :

« Nous proposons pour la première fois d’interdire l’entrée dans l’Union européenne à toute personne ayant servi dans les forces armées russes depuis le début de la guerre, afin que l’Europe reste fermée à quiconque a participé à l’invasion de l’Ukraine, c’est aussi simple que cela. »

Dès 2022 la Commission européenne a pris des mesures qui ont divisé par huit le nombre de visas accordés aux Russes. Et en novembre dernier les visas à entrées multiples ont été interdits (ce que même la veuve de Navalny a dénoncé comme contre-productif).

Le 4 juin dernier, les 9 pays les plus russophobes de l’UE (Suède, République tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas et Pologne) ont réclamé l’introduction de « nouvelles mesures restrictives et contraignantes » pour diminuer encore le nombre de touristes russes et se priver des millions d’euros qu’ils apportent, dans la logique imperturbable des sanctions boomerangs. D’où la proposition d’Ursule.

Laquelle a d’autres idées pour son 21e paquet. Notamment des restrictions sur les importations de poisson, et une interdiction totale de la morue.

Trop tard, elle est déjà à Bruxelles.

La dictature hongroise, c’est maintenant

Le nouveau Premier ministre hongrois Péter Magyar a présenté son premier projet d’amendement constitutionnel.

Il consiste à limiter à huit ans les mandats de Premier ministre, avec effet rétroactif, ce qui est illégal dans toute démocratie mais permet d’empêcher Viktor Orban de revenir au pouvoir.

Et à nationaliser (c’est une demande de Bruxelles) les 34 « fondations de gestion des biens d’intérêt public » qui contrôlent notamment 21 universités.

Le président du conseil d’administration d’une de ces universités a qualifié cette initiative de « tentative choquante de nationalisation » d’actifs privés qui serait « inacceptable même dans une dictature modérée ».

Et des juristes libéraux condamnent la mesure rétroactive de limitation des mandats de Premier ministre.

Mais Péter Magyar a une majorité de plus de 70% de députés et peut donc modifier la Constitution comme il l’entend, tant que c’est en phase avec la volonté de ses maîtres de Bruxelles.