La dictature hongroise, c’est maintenant

Le nouveau Premier ministre hongrois Péter Magyar a présenté son premier projet d’amendement constitutionnel.

Il consiste à limiter à huit ans les mandats de Premier ministre, avec effet rétroactif, ce qui est illégal dans toute démocratie mais permet d’empêcher Viktor Orban de revenir au pouvoir.

Et à nationaliser (c’est une demande de Bruxelles) les 34 « fondations de gestion des biens d’intérêt public » qui contrôlent notamment 21 universités.

Le président du conseil d’administration d’une de ces universités a qualifié cette initiative de « tentative choquante de nationalisation » d’actifs privés qui serait « inacceptable même dans une dictature modérée ».

Et des juristes libéraux condamnent la mesure rétroactive de limitation des mandats de Premier ministre.

Mais Péter Magyar a une majorité de plus de 70% de députés et peut donc modifier la Constitution comme il l’entend, tant que c’est en phase avec la volonté de ses maîtres de Bruxelles.


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