La liturgie continue d’avoir des éléments de la fête de la Nativité. Dont ce répons des matines (à Solesmes en 1966) :
℟. Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi : ecce de quo dicébam vobis : Qui post me venit, ante me factus est : * Cujus non sum dignus corrígiam calceaménti sólvere. ℣. Qui de terra est, de terra lóquitur : qui de cælo venit, super omnes est. ℟. Cujus non sum dignus corrígiam calceaménti sólvere.
℟. Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte les péchés du monde ; voici celui de qui je disais : Celui qui vient après moi, a été fait avant moi ; * Je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure. ℣. Celui qui est de la terre, parle de la terre ; celui qui vient du Ciel, est au-dessus de tous. ℟. Je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure.
Les antiennes des vêpres (qui sont aussi celles du jour), par les moines de Ligugé en 1975, avec quelques versets des psaumes correspondants (109, 112, 121, 126).
O admirabile commercium : Creator generis humani animatum corpus sumens, de Virgine nasci dignatus est : et procedens homo sine semine, largitus est nobis suam Deitatem.
O commerce admirable : le Créateur du genre humain prenant un corps et une âme, a daigné naître de la Vierge, et, devenu homme sans semence, il nous a fait part de sa divinité.
Quando natus es ineffabiliter ex Virgine, tunc impletæ sunt Scripturæ : sicut pluvia in vellus descendisti, ut salvum faceres genus humanum : te laudamus Deus noster.
Quand vous naquîtes ineffablement d’une Vierge, alors s’accomplirent les Écritures. Comme la pluie sur la toison, vous descendîtes pour sauver le genre humain. Nous vous louons, ô notre Dieu !
Rubum quem viderat Moyses incombustum, conservatam agnovimus tuam laudabilem virginitatem : Dei Genitrix, intercede pro nobis.
En ce buisson que vit Moïse et qui brûlait sans se consumer, nous voyons l’image de votre glorieuse virginité : Mère de Dieu, intercédez pour nous.
Ecce Maria genuit nobis Salvatorem, quem Joannes videns exclamavit, dicens : Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccata mundi, alleluia.
Voici que Marie nous a enfanté le Sauveur, à la vue duquel Jean s’est écrié : Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte les péchés du monde, alléluia.
Le premier répons des matines, par les maîtres de chœur dirigés par le chanoine Jean Jeanneteau à Fontevraud en juillet 1982.
℟. Hódie nobis de cælo pax vera descéndit : * Hódie per totum mundum mellíflui facti sunt cæli. ℣. Hódie illúxit nobis dies redemptiónis novæ, reparatiónis antíquæ, felicitátis ætérnæ. ℟. Hódie per totum mundum mellíflui facti sunt cæli.
Aujourd’hui la paix véritable est descendue du Ciel sur nous : Aujourd’hui, par tout l’univers, les cieux ont distillé le miel. Aujourd’hui a brillé pour nous le jour de la rédemption nouvelle, de l’antique réparation, de l’éternelle félicité. Aujourd’hui, par tout l’univers, les cieux ont distillé le miel. Aujourd’hui la paix véritable est descendue du Ciel sur nous : Aujourd’hui, par tout l’univers, les cieux ont distillé le miel.
L’hymne des laudes de Noël et de l’octave. Ce sont les premières strophes du poème alphabétique de Sedulius en 23 quatrains sur la vie du Christ. On trouve plusieurs des suivants à l’Epiphanie.
Les deux premières strophes et la doxologie par les moines de Silos vers 1959.
A solis ortus cárdine ad usque terræ límitem Christum canámus príncipem, natum María Vírgine.
Du point où le soleil se lève jusqu’aux limites de la terre, chantons le Christ notre prince, né de la Vierge Marie.
Beátus auctor sǽculi servíle corpus índuit, ut carne carnem líberans, ne pérderet quod cóndidit.
Le bienheureux créateur du monde revêt un corps d’esclave ; par sa chair il libère toute chair afin de ne pas perdre sa créature.
Clausæ paréntis víscera cæléstis intrat grátia ; venter puéllæ bájulat secréta quæ non nóverat.
La grâce du ciel pénètre le sein maternel scellé ; le ventre d’une vierge porte des mystères qu’elle ne connaissait pas.
Domus pudíci péctoris templum repénte fit Dei : Intácta nésciens virum verbo concépit Fílium.
La demeure de son cœur très pur devient soudain le temple de Dieu ; sans le contact d’aucun homme, d’une parole elle conçoit son Fils.
Eníxa est puérpera quem Gábriel prædíxerat, quem matris alvo géstiens clausus Joánnes sénserat.
La Mère met au monde celui que Gabriel avait annoncé, et que, par ses bonds dans le sein maternel, Jean reconnaissait de son enclos.
Fæno jacére pértulit, præsépe non abhórruit, parvóque lacte pastus est per quem nec ales ésurit.
Il a supporté de coucher sur la paille, il n’a pas refusé la crèche ; il s’est nourri d’un humble lait, lui qui rassasie même les oiseaux.
Gaudet chorus cæléstium et ángeli canunt Deum, palámque fit pastóribus pastor, creátor ómnium.
Les chœurs d’en-haut se réjouissent et les anges chantent Dieu ; le pasteur, créateur de tout, se montre à des pasteurs.
Gloria tibi Domine qui natus es de Vírgine, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
Gloire à toi Seigneur, qui es né de la Vierge ; au Père, à l’Esprit, même gloire, à travers les siècles sans fin ! Amen.
L’hymne des vêpres et des matines au temps de Noël, par le chœur des moines de Kergonan vers 1967, sous la direction de « Père Feuvre », selon l’indication du 45 tours, à savoir dom Louis Le Feuvre, qui écrit :
« Un premier mode nous introduit, avec son recueillement paisible, dans la lumière de Noël. La pureté de la ligne sui se déploie, avec aisance et en toute liberté, nous saisit par la précision de sa marche, par le mélange si heureux du binaire et du ternaire, par la légèreté et la souplesse des accents. »
(Les strophes 3 et 4 et la doxologie sont omises.)
Christe Redémptor ómnium, Ex Patre Patris únice, Solus ante princípium Natus ineffabíliter.
O Christ, ô rédempteur de tous, issu du Père Fils unique, toi seul, avant le principe es né inexprimablement.
Tu lumen, tu splendor Patris, Tu spes perénnis ómnium: Inténde quas fundunt preces Tui per orbem fámuli.
Splendeur du Père et son éclat, espoir à jamais de tout homme, écoute le flot des prières de ceux qui te servent sur toute la terre.
Meménto salútis Auctor, Quod nostri quondam córporis, Ex illibáta Vírgine Nascéndo, formam súmpseris.
Auteur du salut, souviens-toi : naguère tu as pris la forme de notre corps, en ta naissance d’une femme au sein virginal.
Sic præsens testátur dies, Currens per anni círculum, Quod solus a sede Patris Mundi salus advéneris.
Ce jour présent en est témoin, que le cycle de l’an ramène : seul, quittant le séjour du Père, tu vins sauver le monde.
Hunc cælum, terra, hunc mare, Hunc omne quod in eis est, Auctórem advéntus tui, Laudans exsúltat cántico.
Le ciel et la terre et la mer et tous les êtres qu’ils contiennent louent, dans la joie de leur cantique, ce jour de ton avènement.
Nos quoque, qui sancto tuo Redémpti sánguine sumus, Ob diem natális tui, Hymnum novum concínimus.
Et nous les hommes, nous aussi, que ton sang précieux rachète, fêtons le jour de ta naissance, et entonnons le chant nouveau.
Glória tibi Dómine, Qui natus es de Vírgine, Cum Patre et Sancto Spíritu, In sempitérna sǽcula. Amen.
Gloire à toi, Seigneur, qui es né de la Vierge, avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles éternels. Amen.