Saint Luc

Doxastikon des laudes, par Stamatios-Nikolaos Kissas, aujourd’hui « archonte protomaître de la Grande Eglise du Christ », chanté en 1992 à la cathédrale Saints Constantin et Hélène de Glyfáda, station balnéaire d’Athènes.

Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι…
Δαυϊτικῶς συνελθόντες οἱ Πιστοὶ ἐν ᾄσμασι, τῷ μυστικῷ ῥήτορι τοῦ Λόγου, Λουκᾶ ἐκβοήσωμεν· Ἡ γλῶσσά σου κάλαμος γραμματέως ἐδείχθη, Χριστοῦ τοῦ ὀξυγράφου, ὡραΐζουσα τὰς ὄψεις, πρὸς τὴν γνῶσιν τῶν ἐθνῶν, τῆς θείας ἐπιγνώσεως, ἐν ᾗ ἀνεκήρυξας τὸ Εὐαγγέλιον, καὶ τῶν συναποστόλων σου τὰς Πράξεις συνεγράψω. Διὸ παριστάμενος τῇ Τριάδι καὶ Θεῷ, πρέσβευε ὑπὲρ τῶν ψυχῶν ἡμῶν.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit…
Fidèles, tous ensemble réunis, par nos chants, à la manière de David, acclamons l’orateur mystique du Verbe, saint Luc. Ta langue s’est montrée le calame rapide du scribe du Christ, illuminant les regards des païens pour les amener à la connaissance divine, avec laquelle tu as proclamé l’Evangile et rédigé les Actes des Apôtres, tes compagnons ; désormais en présence de la Trinité qui est Dieu, intercède pour nos âmes.

Sainte Marguerite-Marie

Córporis et Sánguinis tui, Dómine Iesu, sumptis mystériis : concéde nobis, quǽsumus, beáta Margaríta María Vírgine intercedénte ; ut, supérbis sǽculi vanitátibus exútis, mansuetúdinem et humilitátem Cordis tui indúere mereámur.

Ayant reçu les mystères de votre Corps et de votre Sang, Seigneur Jésus, accordez-nous, nous vous le demandons, qu’à l’intercession de la bienheureuse vierge Marguerite Marie, nous abandonnions les vanités prétentieuses du monde pour revêtir la douceur et l’humilité de votre Cœur.

La postcommunion de cette messe fait allusion au propos de Jésus disant sur son Cœur, en Matthieu 11,28-30, qui est la fin de l’évangile de cette fête :

Venite ad me omnes qui laboratis, et onerati estis, et ego reficiam vos. Tollite jugum meum super vos, et discite a me, quia mitis sum, et humilis corde : et invenietis requiem animabus vestris. Jugum enim meum suave est, et onus meum leve.

Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et je vous redonnerai des forces. Prenez mon joug sur vous, et apprenez que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Sainte Hedwige de Silésie

Hedwige, née de famille royale et plus illustre encore par l’innocence de sa vie, était fille de Berthold, duc de Moravie et d’Agnès, son épouse, ainsi que tante maternelle de sainte Elisabeth de Hongrie. Dès ses plus tendres années, elle se fit remarquer par sa sagesse et son éloignement pour les amusements de son âge. Donnée en mariage par ses parents, à l’âge de douze ans, à Henri, duc de Pologne, elle remplit saintement tous ses devoirs de fidèle épouse, et éleva ses enfants dans la crainte du Seigneur. Pour mieux s’appliquer au service de Dieu, elle amena son époux à consentir et à s’engager par vœu, comme elle, à garder la continence. Le duc étant mort, Hedwige, après d’instantes prières et sur l’inspiration divine, prit généreusement l’habit de l’Ordre de Cîteaux, dans le monastère de Trzebnica ; et là, s’appliquant à la contemplation et assistant avec assiduité, du lever du soleil jusqu’à midi, aux divins Offices et à la célébration des Messes, elle se montra courageuse à mépriser l’antique ennemi du genre humain.

Elle ne voulut plus soit parler soit entendre parler des choses du siècle, à moins qu’elles ne se rapportassent à la gloire de Dieu ou au salut des âmes. La prudence brillait dans ses actions, en sorte qu’il ne s’y produisait ni excès quant à la mesure à garder, ni erreur pour l’ordre à suivre ; Hedwige était en outre affable et douce envers le prochain. Macérant son corps par des jeûnes, des veilles, ainsi que par la sévère rudesse de ses vêtements, elle remporta une grande victoire sur elle-même, et dès lors on vit fleurir en elle les plus sublimes vertus du christianisme, et elle devint un rare modèle de piété religieuse, par la gravité de ses conseils, la candeur et la sérénité de son âme. Se mettre volontiers au-dessous de toutes ses sœurs, et les devancer toutes pour remplir avec joie les emplois les plus vils, servir les pauvres, même à genoux, laver et baiser les pieds des lépreux, tout cela lui était familier, car elle était assez maîtresse d’elle-même pour ne pas être arrêtée par le dégoût à la vue de la sanie découlant de leurs ulcères.

La pieuse duchesse se montra admirable de patience et de force d’âme, principalement à la mort de son fils Henri, duc de Silésie, tué dans une guerre contre les Tartares ; car, au lieu d’accorder des larmes à ce fils qu’elle aimait tendrement, elle rendit grâces à Dieu. Le don des miracles accrut encore sa gloire. Un enfant étant tombé à l’eau, engagé dans les roues d’un moulin et tout broyé, on eut recours à Hedwige, et elle le rendit à la vie. Elle accomplit d’autres prodiges encore, qui, dûment constatés, portèrent Clément IV à l’inscrire au nombre des Saints, et à concéder que la Pologne, qui l’honore comme sa patronne d’une vénération particulière, célébrât sa Fête le quinzième jour d’octobre. Plus tard, Innocent XI a rehaussé la solennité de cette Fête, en décidant qu’on la ferait dans toute l’Église.

Bréviaire

Sainte Thérèse de Jésus

Nada te turbe,
Nada te espante,
Todo se pasa,
Dios no se muda,

Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas.

La paciencia
Todo lo alcanza;
Quien a Dios tiene
Nada le falta:
Sólo Dios basta.

La patience triomphe de tout, celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit !

Eleva el pensamiento,
al cielo sube,
por nada te acongojes,
Nada te turbe.

Elève ta pensée, monte au ciel, ne t’angoisse de rien, que rien ne te trouble.

A Jesucristo sigue
con pecho grande,
y, venga lo que venga,
Nada te espante.

Suis Jésus-Christ d’un grand cœur, et quoi qu’il arrive, que rien ne t’épouvante.

¿Ves la gloria del mundo?
Es gloria vana;
nada tiene de estable,
Todo se pasa.

Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n’a rien de stable, tout passe.

Aspira a lo celeste,
que siempre dura;
fiel y rico en promesas,
Dios no se muda.

Aspire au céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas.

Ámala cual merece
Bondad inmensa;
pero no hay amor fino
Sin la paciencia.

Aime-Le comme Il le mérite, Bonté immense ; mais il n’y a pas d’amour de qualité sans la patience.

Confianza y fe viva
mantenga el alma,
que quien cree y espera
Todo lo alcanza.

Que confiance et foi vive maintiennent l’âme, celui qui croit et espère obtient tout.

Del infierno acosado
aunque se viere,
burlará sus furores
Quien a Dios tiene.

Même s’il se voit assailli par l’enfer, il déjouera ses fureurs, celui qui possède Dieu.

Vénganle desamparos,
cruces, desgracias;
siendo Dios su tesoro,
Nada le falta.

Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien.

Id, pues, bienes del mundo;
id, dichas vanas,
aunque todo lo pierda,
Sólo Dios basta.
Amen.

Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l’on vient à tout perdre, Dieu seul suffit. Amen.

Saint Calixte

Sur saint Calixte, voir ici.

Dans le martyrologe de ce jour la plus longue notice est consacrée à un personnage étonnant, saint Just de Lyon.

Et l’avant dernier cité est saint Dominique l’Encuirassé. Il est appelé ainsi parce qu’il portait à même la peau une cuirasse de fer qui lui meurtrissait la chair, et qu’il ne quittait que pour se flageller. Il était ermite dans les Apennins et il mourut en 1060. Par ses austérités il voulait faire pénitence pour les péchés du clergé de son époque, particulièrement corrompu, à commencer par les papes, jusqu’à l’avènement de Léon IX.