Sauve, Seigneur, ton peuple, et bénis ton héritage, accorde à tes fidèles victoire sur les ennemis et garde ton peuple par ta Croix.
Mais autrefois il disait : « accorde à tes rois fidèles ». Il pouvait même être personnalisé, comme on le voit ici, dans une version znamenny de 1899 : « accorde à notre empereur béni Nicolas Alexandrovitch la victoire sur les ennemis ».
Par les moines de Valaam, gardiens de la tradition znamenny à travers les vicissitudes des siècles, des vikings aux bolcheviques…
Спаси, Господи, люди Твоя и благослови достояние Твое, победы благоверному Императору нашему Николаю Адександровичу на сопротивныя даруя и Твое сохраняя Крестом Твоим жительство.
A Angers, en Gaule, l’évêque saint Maurille que d’innombrables miracles ont rendu célèbre.
Lu sur le site de la paroisse Saint Maurille en Loire et Layon :
Maurille naquit à Milan, vers l’an 336, dans une riche famille romaine. Élevé par sa mère dans la crainte de Dieu, il devint pendant un temps disciple de Saint Martin. En effet, celui-ci, après s’être établit pendant un temps à Poitiers près de Saint Hilaire, était retourné dans son pays natal, l’Illyrie, pour y combattre l’hérésie de l’arianisme. Chassé par les ariens, il s’était alors retiré dans la solitude non loin de la ville de Milan. C’est là que pendant deux années, le jeune Maurille suivit ses leçons et s’inspira de son exemple.
Vers 360, Martin repartit finalement pour Poitiers et fonde l’Abbaye de Ligugé. Et c’est Ambroise, devenu évêque de Milan en 374, qui continua la formation de Maurille. Après la mort de son père, Maurille quitta Milan pour la Gaule afin de rejoindre Martin, devenu évêque de Tours en 371. L’évêque conféra à Maurille les ordres sacrés et celui-ci exprima son désir d’aller évangéliser.
Envoyé par Martin, Maurille descendit donc le cours de la Loire et arriva dans le pays des Andegaves et s’installa à Calonna, un village colonisé par les romains au confluent de la Loire et du Layon. Là était établit un collège druidique (sur l’actuel Coteau Saint-Vincent) et un temple païen (sur le site de l’actuelle église Notre-Dame).
Maurille s’établit donc d’abord vraisemblablement entre l’Oppidum romain et le temple druidique, dans le lieu de l’actuelle église Saint-Maurille (les Malpavés).
Selon le récit de Saint Mainboeuf (évêque d’Angers au VIIème siècle), A force de persévérance, de prédications réitérées, de mortifications surtout et de prières, non seulement il produisit des fruits merveilleux de conversion ; mais encore, nouvel Élie, il obtint du Seigneur que le feu du ciel descendit sur ce temple païen et le réduisit en cendres. Il construisit sur les ruines du temple une église autour de laquelle vint se grouper tout une population fidèle.
Maurille y fixa sa demeure habituelle et fonda même un monastère (du côté des Malpavés), sur le modèle des établissements de Saint Martin, et en fit le centre de ses prédications. On montre encore aux confins de la paroisse de Saint-Maurille de Chalonnes et de celle de Chaudefonds, un rocher appelé la pierre Saint-Maurille, du haut duquel le serviteur de Dieu annonçait la parole de Dieu aux peuples avides de l’entendre. Et sur une route opposée, sur la voie qui conduit à Montjean, une fontaine longtemps fréquentée comme miraculeuse, rappelle également le souvenir du saint, qui, dit-on, la fit jaillir par une vertu surnaturelle.
Ave, María, grátia plena ; Dóminus tecum : benedícta tu in muliéribus, et benedíctus fructus ventris tui.
Je vous salue, Marie, pleine de grâce : le Seigneur est avec vous : vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de votre sein est béni. (Le texte est celui de l’Evangile, Luc 1,28 et 42.)
Par les bénédictines du monastère Saint Pélage d’Oviedo (Asturies).
En Egypte, saint Paphnuce évêque. Il fut l’un de ces confesseurs qui, après avoir eu l’œil droit arraché et le jarret gauche coupé, furent condamnés aux mines sous l’empereur Galère Maximien; puis, sous Constantin le Grand, il combattit courageusement pour la Foi Catholique contre les ariens; enfin, paré de nombreuses couronnes, il reposa en paix.
Selon la tradition il participa au concile de Nicée où les stigmates de ses tortures firent grande impression et où il fut honoré par Constantin.
Il est malgré lui l’anti-héros du roman antichrétien Thaïs, d’Anatole France : alors qu’à sa prédication la courtisane Thaïs finit par se convertir, lui-même se damne par son obsession de la beauté de Thaïs. Je ne sais pas si c’est par souci de ne pas heurter les chrétiens que Massenet a changé son nom en Athanaël lorsqu’il a adapté le roman à l’opéra.
Deux tableaux du Pérugin, conservés à Detroit : saint Nicolas de Tolentino sauvant un enfant de la noyade, et le miracle des perdrix (alors qu’il avait été très malade, on lui prépara des perdrix pour le rétablir, mais comme il ne voulait pas manger de viande il ressuscita les perdrix). On peut voir ces deux tableaux en détail sur le site de l’Institut des arts de Detroit. Un autre miracle ici. Sur ce saint voir ici. Ses très divers portraits ici.
C’est ce jour qu’il y a aussi dans le martyrologe romain comme dans les ménées byzantines la mention de la sainte impératrice Pulchérie à qui saint Jérôme avait écrit la lettre citée samedi dernier.