On fait mémoire de saint Gorgon (1, 2), qui est le premier nommé au martyrologe avec saint Dorothée.
Le martyrologe se termine par la mention de saint Kieran, prêtre et abbé, au monastère de Clonmacnoise.
Kieran, né vers 516, étudia à l’abbaye de Clonard sous la direction de saint Finian, fondateur de ce monastère et père spirituel des « 12 apôtres de l’Irlande », dont fait partie Kieran.
Il vécut ensuite dans le monastère d’Inishmore, dans les îles d’Aran, où il fut ordonné prêtre, puis dans le monastère de l’île Scattery, dans l’estuaire du Shanon. Et en 544 il fonda le monastère de Clonmacnoise, qui devint célèbre dans toute la chrétienté occidentale. Il fut détruit par les Anglais en 1552. Il reste quelques ruines impressionnantes dans un beau site, et surtout la fameuse croix de Clonmacnoise.
Cette année, dans la liturgie latine, la Nativité de la Sainte Vierge est occultée par le dimanche. Dans la liturgie byzantine c’est la première des 12 grandes fêtes de l’année. Voici le doxastikon des laudes, mélodie de Konstantinos Pringos (1892-1964, protopsalte patriarcal pendant 20 ans), interprétation de Theodoros Kokkorikos.
Voici le jour du Seigneur ; peuples, d’allégresse jubilez : voici que la chambre de l’Epoux, resplendissante de sa clarté, le livre du Verbe de vie d’entrailles humaines est sorti ; et la Porte qui regarde vers l’Orient, mise au monde en ce jour, attend le Grand Prêtre et son entrée, seule capable d’introduire le seul Christ dans l’univers habité, pour le salut de nos âmes.
Dómine, memorábor justítiæ tuæ solíus : Deus, docuísti me a juventúte mea : et usque in senéctam et sénium, Deus, ne derelínquas me.
Seigneur, je me souviendrai de votre justice à vous seul ; ô Dieu, vous m’avez instruit dès ma jeunesse, jusque dans ma vieillesse et jusqu’au déclin de mes forces, ô Dieu, ne m’abandonnez pas.
Le verset chanté durant la distribution des saints Mystères au peuple est tiré du psaume 70, c’est le même que le jeudi après le IVe dimanche de Carême : « Seigneur, je dirai votre justice, la vôtre seule. Seigneur, vous m’avez enseigné dès la jeunesse vos merveilles. Dans ma vieillesse et jusqu’aux cheveux blancs ne m’abandonnez pas. »
Le Prophète veut publier la justice, c’est-à-dire l’ineffable sainteté de Dieu seul. Qu’est-ce en effet que toute la vertu des créatures, comparée à la sainteté du Créateur, sinon un amas de faiblesses, d’infirmités, recouvertes du manteau de la divine miséricorde orné des joyaux de la grâce ? Dieu a pris le Prophète par la main dès son jeune âge : Il l’a instruit et l’a conduit jusqu’au sommet de l’échelle sociale, au trône royal des dominateurs d’Israël. Maintenant le pieux Psalmiste considère cependant que la gloire et la puissance sont des choses passagères et fugaces ; dans la vieillesse, les forces abandonnent le corps, et trop souvent l’homme assiste avant de mourir à l’évanouissement de son éphémère puissance. C’est pourquoi le Prophète prie ainsi : « Seigneur, ne m’abandonnez pas dans ma vieillesse. C’est-à-dire quand la nature me fera défaut, relevez-moi par votre grâce, et en échange d’un tabernacle terrestre qui se dissout, accueillez-moi dans l’impérissable et céleste tabernacle. »
Sacraméntum reconciliatiónis nostræ, ante témpora ætérna dispósitum, nullæ implébant figúræ; quia nondum supervénerat Spíritus Sanctus in Vírginem, nec virtus Altíssimi obumbráverat ei, ut, et intra intemeráta víscera, ædificánte sibi Sapiéntia domum, Verbum caro fíeret, et, forma Dei ac forma servi in unam conveniénte persónam, Creátor témporum nascerétur in témpore, et, per quem facta sunt ómnia, ipse inter ómnia gignerétur. Nisi enim novus homo, factus in similitúdinem carnis peccáti, nostram suscíperet vetustátem, et, consubstantiális Patri, consubstantiális esse dignarétur et matri, naturámque sibi nostram solus a peccáto liber uníret: sub iugo diáboli generáliter tenerétur humána captívitas.
Aucune figure n’accomplissait le mystère de notre réconciliation, décidé de toute éternité, car l’Esprit n’était pas encore venu sur la Vierge et la puissance du Très-Haut ne l’avait pas prise encore sous son ombre. Alors, la Sagesse se construisit une demeure : le Verbe se fit chair en un sein virginal ; unissant en une seule personne la condition de Dieu et celle d’esclave, le Créateur des temps naquit dans le temps, et celui-là même par qui tout avait été fait prit naissance au sein de l’univers. En effet, si l’homme nouveau, créé dans une chair semblable à celle du péché, n’assumait notre vétusté, si, lui, consubstantiel au Père, ne daignait devenir aussi consubstantiel à sa mère, et s’il ne s’unissait notre nature, lui qui seul est exempt du péché, toute l’humanité était retenue captive sous le joug du diable.
Lettre de saint Léon le Grand à l’impératrice sainte Pulchérie, leçon des matines.
Solidus frappé sous Pulchérie.
Avers : Ael(ia) Pulcheria Aug(usta).
Revers: VOTXX MVLTXXX: Votis vicennalibus Multis tricennalibus : Vœux pour le vingtième anniversaire de règne et plus pour le trentième anniversaire à venir – ce qui paraît être une inscription convenue pour tous les empereurs, puisque Pulchérie n’a régné que 3 ans après une régence de 7 ans. CONOB : Abréviation de Constantinople, lieu de l’atelier monétaire, et obryzum : or pur.