
Il existe trois offices orthodoxes de saint Martin en français. Le plus répandu paraît être celui que publia l’archimandrite Denis Guillaume en 1994, dont voici le tropaire et le kondakion :
Brûlant de zèle pour le vrai Dieu, en moine et hiérarque tu l’as servi ; dans le ciel tu as trouvé la couronne des saints et sur terre grande gloire, ô Martin ; pour vêtir un pauvre tu partageas en deux ton manteau, dont tu vis ensuite le Christ revêtu ; dans les campagnes tu portas la lumière de la foi et de tes miracles mainte ville fut témoin. Père célébré dans tout l’univers pour ton zèle de pasteur et ton ardente charité, prie le Christ notre Dieu en faveur de nos âmes.
En soldat du Christ tu as parcouru l’Occident, où tu défendis la vraie foi contre la doctrine d’Arius ; aux humbles tu prêchas l’Évangile du salut, en toi les misérables ont trouvé leur bienfaiteur, les opprimés un protecteur, les prisonniers un libérateur ; le fait unique d’avoir taillé en deux ton manteau pour vêtir un pauvre sans vêtement t’a rendu célèbre dans le monde entier. C’est pourquoi, vénérant ta mémoire, nous te chantons : Réjouis-toi, Père égal-aux-Apôtres, saint hiérarque Martin !
Un autre office dit ceci :
Ta miséricorde envers le pauvre sans vêtement t’a valu, ô Martin,
De contempler le Christ qui disait aux anges :
Martin m’a revêtu de ce vêtement,
Aie pitié de nous qui sommes pauvres
Et qui n’avons pas d’œuvres bonnes pour nous vêtir,
Et prie le Seigneur de l’univers
Qu’il fasse miséricorde à nos âmes.
Humble et simple de cœur, évêque Martin ;
Tu as fait paître ton troupeau,
Tu as guéri les malades et chassé les démons,
Tu as dompté le feu et tu as ressuscité les morts.
Par ta vie angélique et ta prière incessante
Tu as rendu fertiles les cœurs assoiffés
Et offert au Seigneur de la vigne une vendange surabondante.
Ô pontife vraiment saint qui ne juges personne
Assiste-nous à l’heure redoutable du jugement.
Le troisième office est celui du monastère (grec) Saint-Nicolas-de-la-Dalmerie (Hérault).
Tu es apparu comme un vaillant soldat du Christ, ô Pontife Martin ; moine tu as affermis tes frères par tes combats de vertu et ton ardente charité ; Evêque, tu illuminas ton peuple par la puissance de tes actes et de tes paroles, comme par la force de ta sagesse. Gloire au Christ qui t’a glorifié, gloire à celui qui par toi fit des merveilles, gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.
Clairon de l’Esprit ayant fait retentir la parole de Dieu, implanteur de la foi ayant déraciné les hérésies, fidèle serviteur de la divine Trinité, sublime pontife Martin, devant le trône du Seigneur avec les anges en tout temps, ne cesse pas d’intercéder en faveur de nous tous.
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• Le texte de Sulpice Sévère dont sont extraites les antiennes du jour de l’office latin.
• La « prière de saint Martin ».
• Les antiennes de Benedictus et de Magnificat.
• L’hymne Martine par apostolis.
• L’hymne Iste confessor.
