Sainte Hedwige

Hedwige, née vers 1179, est la fille de Berthold IV von Diessen, comte d’Andechs et duc de Méranie, comte de Tyrol et prince de Carinthie et d’Istrie, et de son épouse Agnès de Wettin Misnie. Sa sœur Gertrude a épousé André II, roi de Hongrie : de ce mariage est née Élisabeth de Hongrie. Sa sœur Agnès a épousé Philippe Auguste, roi de France. Sa sœur Mechtilde est devenue Abbesse de Kissingen. Hedwige est élevée à l’Abbaye des Bénédictines de Kitzingen. À 12 ans, elle épouse Henri Ier le Barbu, duc de Silésie, chef de la famille royale polonaise, qui réussit à refaire l’unité de la Pologne. Elle mit au monde sept enfants, dont quatre moururent en bas âge.

Avec son mari, elle encourage la fondation des monastères dans le royaume. Mère de famille attentive auprès de ses sept enfants, elle rejoint, à la mort de son époux, sa fille Gertrude qui était abbesse cistercienne à Trzebnica en Pologne et elle y mène dans l’humilité une vie très simple.  Profondément enracinée dans ce milieu, s’étant familiarisée avec la langue, ayant appris à connaître le pays et ses habitants, elle ne resta pas sans exercer une influence sur l’activité de son mari. Elle prêta son appui à des projets politiques de celui-ci et, par l’intermédiaire de ses frères et sœurs, elle lui facilita des contacts internationaux. La dot importante, dont Hedwige disposait librement, lui permit d’organiser un hôpital ambulant auprès de la cour, destiné aux pauvres, d’entretenir un hôpital pour les lépreux à Sróda, ainsi que d’organiser un hospice.

Après la mort de son mari, elle passa les dernières années de sa vie, activement, au monastère de moniales cisterciennes qu’elle avait fait édifier à Trzebnica en Silésie. L’invasion des Tartares en 1241, au cours de laquelle périt son fils Henri le Pieux dans la bataille de Legnica, fut vécue par Hedwige à Krosno sur l’Odra, ensemble avec les Moniales. Épuisée par son activité caritative et par une rigoureuse ascèse qui de son vivant déjà lui assurèrent un grand prestige, Hedwige mourut à Trzebnica le 15 octobre 1243. Après sa mort, son Culte se propagea vite et des foules toujours plus grandes affluèrent auprès de sa tombe à Trzebnica, venant de Silésie, de Grande-Pologne, de Poméranie, de Lusace et de Misnie.

(Notice de Vatican News)

Sainte Thérèse de Jésus

Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la Patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit.

Elève ta pensée, monte au Ciel, ne t’angoisse de rien, que rien ne te trouble. Suis Jésus-Christ d’un grand cœur, et quoi qu’il arrive, que rien ne t’épouvante.

Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n’a rien de stable, tout passe. Aspire au Céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas. Aime-Le comme Il le mérite, Bonté immense ; mais il n’y a pas d’amour de qualité sans la Patience.

Que confiance et foi vive maintiennent l’âme, celui qui croit et espère obtient tout. Même s’il se voit assailli par l’Enfer, il déjouera ses faveurs, celui qui possède Dieu. Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien.

Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l’on vient à tout perdre, Dieu seul suffit.

Ainsi soit-il.

La messe interdite dans le Tennessee

La mise en application du motu proprio Traditionis custodes poursuit son cours, inexorablement. Dernière victime en date, le diocèse de Knoxville, dans le Tennessee. L’évêque, Mark Beckman, interdit les trois messes traditionnelles de son diocèse, à Chattanooga, Johnson City, et Knoxville. Il semble que dans tout l’Etat il n’y ait plus qu’une seule messe, à Nashville.

Le curé de Chattanooga s’est fendu d’une horrible bafouille qui, expliquant la décision de l’évêque, confirme que nous ne sommes pas de la même Eglise :

« Je dois vous parler franchement, comme un père parle à ses enfants. Ne soyez pas protestants. Si vous êtes tellement attachés à l’édition de 1962 du Missel que vous préférez vous séparer de l’Église plutôt que de suivre le Missel actuel de l’Église universelle, je vous exhorte à vous repentir. Ce n’est rien d’autre que l’esprit du protestantisme.

« Je vous exhorte à ouvrir les oreilles de votre cœur et de votre esprit aux successeurs des apôtres, les évêques en union avec le pape. Méfiez-vous de nourrir un esprit rebelle dans votre cœur. Gardez votre cœur en ce moment. Le danger du schisme est très réel. Ne vous laissez pas séduire par les promesses et les sophismes de ceux qui ont l’apparence de la dévotion mais qui, dans leur cœur, ont rejeté l’union avec l’Église. »

Saint Calixte

Les trois oraisons de la messe ne font mention d’aucun nom, mais dans le missel traditionnel elles ne s’appliquent qu’à saint Calixte.

Collecte

Deus, qui nos cónspicis ex nostra infirmitáte defícere : ad amórem tuum nos misericórditer per Sanctórum tuórum exémpla restáura.

O Dieu, qui nous voyez défaillir à cause de notre faiblesse, raffermissez-nous miséricordieusement dans votre amour au moyen des exemples de vos Saints.

Secrète

Mýstica nobis, Dómine, prosit oblátio : quæ nos et a reátibus nostris expédiat, et perpétua salvatióne confírmet.

Que cette oblation mystique nous soit utile, Seigneur, qu’elle nous délivre de nos fautes et nous affermisse continuellement dans la voie du salut.

Postcommunion

Quǽsumus, omnípotens Deus : ut reátus nostros múnera sacráta puríficent, et recte vivéndi nobis operéntur efféctum.

Nous vous en prions, Dieu tout-puissant : que ces dons sacrés nous purifient de nos fautes, et qu’ils nous fassent mener une vie sainte.

Saint Edouard le Confesseur

(Texte de présentation des personnages de la Tapisserie de Bayeux.)

Le début du récit de la Tapisserie de Bayeux présente le vieux roi anglo-saxon Edouard le Confesseur, monté sur le trône en 1042, qui s’entretient avec Harold (1022-1066), son beau-frère issu de la puissante famille de Godwin de Wessex. A la fin du règne d’Edouard, Harold devient peu à peu l’homme fort du pays et porte étendard des anti-normands. Le 6 janvier 1066, Harold est couronné roi à la place de Guillaume de Normandie. A l’aube du 14 octobre 1066 à Hastings, la bataille fait rage contre les troupes de Guillaume venu reprendre son trône. Il meurt au combat après avoir reçu une flèche dans l’œil, symbole de la punition de son parjure.

Le roi Édouard, dit le confesseur en raison de sa grande piété, est le fils du roi anglo-saxon Ethelred II et d’Emma, la grand-tante de Guillaume. Il monte sur le trône en 1042 et pour se réconcilier avec le clan anglo-danois, épouse Édith, fille du comte de Godwin et de la danoise Gytha. Il reste très attaché à la Normandie où il trouva refuge pendant 30 ans lors de son exil alors qu’il était chassé d’Angleterre par les conquérants danois. En 1064 en Angleterre, toujours sans héritier, Édouard se tourne naturellement vers Guillaume, son petit cousin, pour prévoir sa succession au trône. Il décide alors d’envoyer son beau-frère Harold en Normandie pour porter ce message à Guillaume…