


L’Arbre de vie, ou les douze fruits de la Foi, livre X, chapitre 2. Traduction Louis Caillet, 1858.



L’Arbre de vie, ou les douze fruits de la Foi, livre X, chapitre 2. Traduction Louis Caillet, 1858.
Le martyrologe commence par la mention de la mort de « saint Moïse, législateur et prophète », sur le mont Nebo. Mais la liturgie latine ne célèbre pas les saints de l’Ancien Testament (à l’exception des Maccabées). La liturgie byzantine célèbre ce jour saint Moïse, en même temps que le martyr Babylas d’Antioche. Voici ce qu’elle dit de Moïse aux vêpres.

Ἐν θυέλλῃ τὴν ἄσαρκον, καὶ ἐν γνόφῳ τὸν ἄϋλον, Μωϋσῆ τεθέασαι, ὡς χωρεῖν δυνατόν· θεοειδής τε γενόμενος, τῇ δόξῃ τῇ κρείττονι, τῷ σαρκίνῳ Ἰσραήλ, Νομοθέτης κεχείρισαι· ἀλλ’ οὐ πέφυκε, νοῦς γεώδης τοῖς θείοις ἐμβατεύειν· ἡ γὰρ χάρις τοῖς ὁρῶσι, τὰ λίαν κρείττονα δίδοται.
Dans l’ouragan tu contemplas, autant qu’il te fut possible, l’Incorporel, dans la nuée, Moïse, tu as vu l’Immatériel ; la gloire suprême te rendit semblable à Dieu, au charnel Israël tu servis de législateur ; car ce n’est pas un esprit terrestre qui aurait pu pénétrer les mystères divins, mais la grâce est donnée à ceux qui voient les choses d’en-haut.
Ἱερεὺς ἐννομώτατος, στρατηγὸς γενναιότατος, τῷ παραπικραίνοντι ἀναδέδειξαι, Μωσῆ μαστίζων τὴν Αἴγυπτον, τῇ ῥάβδῳ δὲ θάλασσαν, διαιρῶν τὴν Ἐρυθράν, καὶ βυθίζων ἀλάστορα, καὶ ὑψαύχενα, Φαραὼ σὺν τριστάταις, καὶ διάγων, ἐν ἐρήμῳ καὶ ἐκτρέφων, τὸν Ἰσραὴλ τὸν ἀγνώμονα.
Pour le peuple qui exaspérait le Seigneur tu fus un prêtre selon la Loi, Moïse, un valeureux chef d’armée, frappant l’Egypte de plaies, divisant la mer Rouge avec ton bâton, engloutissant avec ses officiers l’exécrable, l’orgueilleux Pharaon et, malgré son ingratitude, conduisant et nourrissant dans le désert Israël.
Μωϋσῆ τὸ ὑπόδημα, τῶν ποδῶν λῦσον τάχιον· ὁ γὰρ τόπος ἅγιος, ἐν ᾧ ἕστηκας, μὴ τι νεκρώσεως σύμβολον, ἐν σοὶ περιφέροιτο· ἐν γὰρ βάτῳ καὶ πυρί, μυστικῶς σοι ὀπτάνεται, τὰ παράδοξα, τῆς θεόπαιδος Κόρης, ἐν τῷ ὄρει, τῷ Χωρὴβ ὁ χρηματίζων, τῷ Μωϋσῇ ἀπεφθέγγετο.
Moïse, empresse-toi d’enlever les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te trouves est un lieu saint ; ne porte pas ces chaussures, qui sont par leur cuir un symbole de mise à mort, puisque t’est montré dans le buisson et le feu l’étonnant mystère de la virginale Servante de Dieu, disait le Seigneur à Moïse sur la montagne de l’Horeb.

Lettre au cardinal Richard, archevêque de Paris, le 4 octobre 1905
Notre très cher Fils,
Les graves événements, qui se déroulent en France et qui menacent les intérêts suprêmes de la religion, sont l’objet de Nos préoccupations constantes à l’heure actuelle. Malgré tous Nos efforts pour éloigner de l’Eglise de France les malheurs qui paraissent aujourd’hui inévitables, on persiste à travailler avec acharnement à la destruction des saintes et glorieuses traditions de votre noble et bien-aimé pays. Nous manifesterons en temps et lieu toute Notre pensée et Nous donnerons au clergé et aux fidèles de France les instructions exigées par une situation douloureuse qui n’est pas Notre œuvre et (comme le reconnaissent tous les esprits honnêtes et éclairés) dont Nous ne sommes en aucune façon responsables.
En attendant, et pour pouvoir affronter sans crainte les difficultés toujours croissantes d’un avenir prochain, Nous sentons très vivement la nécessité pour Nous-mêmes, et pour vous, d’invoquer les lumières et le secours que Dieu seul peut donner. Si dans sa miséricorde infinie, le Seigneur nous invite à recourir à Lui pour nos besoins particuliers, à plus forte raison devons-nous L’appeler à notre aide dans les nécessités de la vie publique et dans ces moments solennels où la religion et la patrie sont en péril. Notre cause après tout est la cause de Dieu, et la parole que le Seigneur adressait jadis au peuple fidèle prosterné devant Lui au temps de Josaphat, peut bien s’appliquer aux catholiques français : Nolite timere, nec paveatis hanc multitudinem: non est enim vestra pugna, sed Dei (II Par., XX, 15) [N’ayez pas peur, ne redoutez pas cette multitude, ce n’est pas votre combat, mais celui de Dieu]. Aussi voudrions-Nous, très cher fils, que dans tous les diocèses de France des prières publiques fussent prescrites pour implorer les bienfaits de la miséricorde divine sur votre patrie, et une protection toute spéciale pour l’Eglise en présence des épreuves qui la menacent à l’heure présente. Nous le savons cependant, Dieu écoute surtout la prière des âmes purifiées par le repentir, car il est écrit : Non est speciosa laus in ore peccatoris (Eccl., XV, 9) [La louange n’est pas belle dans la bouche du pécheur] ; aussi serait-il désirable, en ces jours, que tous les fidèles s’approchent plus souvent des sacrements et que leurs prières soient rendues plus efficaces par des pratiques de pénitence.
Dans l’espoir que cette invitation à la prière sera accueillie avec empressement par tous les fidèles de France, et que Dieu daignera exaucer les vœux ardents que Nous formons pour le vrai bonheur de votre bien-aimée patrie, comme gage de Notre affection Nous vous envoyons, très cher fils, la bénédiction Apostolique.
La fête nationale hongroise est la fête de saint Etienne, premier roi et évangélisateur de la Hongrie. C’est le 20 août (jour de la canonisation du saint, mort un 15 août). Ce jour-là a lieu notamment une grande procession de la main droite de saint Etienne, la sainte dextre.


Pour la canonisation, en 1083, on ouvrit son tombeau. On découvrit alors que sa main droite était intacte. Elle devint donc la relique principale du saint roi. Pendant l’occupation ottomane, elle fut gardée par les dominicains de Raguse (Dubrovnik). En 1771, l’impératrice Marie-Thérèse, qui était roi de Hongrie, la fit transporter au château de Schönbrunn, puis en son château royal de Buda. Où il y eut une procession chaque 20 août à partir de 1860.
En 1945 des membres du parti des Croix fléchées l’emportèrent à Mattsee, près de Salzbourg. Mais dès le 20 août, elle était rapportée à Budapest par un aumônier de l’armée américaine. Pendant l’époque communiste elle fut gardée dans le presbytère de la basilique Saint-Etienne, où elle prit sa place actuelle en 1989, quand la procession fut autorisée.
Le 20 août le Parlement est ouvert au public, qui peut ainsi vénérer la couronne, le sceptre, le globe et l’épée de saint Etienne qui trônent dans le hall. Ces insignes royaux avaient été pris par les Américains en 1945 et mis à Fort Knox. Ils furent solennellement restitués à la Hongrie par Cyrus Vance en 1978.
On fait mémoire de saint Gilles.
• Bréviaire.
• L’étymologie.
*
℟. Quæ sunt in corde hóminum, óculi tui vident, Dómine, et in libro tuo ómnia scribéntur : * Homo videt in fácie, Deus autem in corde.
℣. Omnia enim corda scrutátur, et univérsas méntium cogitatiónes intéllegit.
℟. Homo videt in fácie, Deus autem in corde.
℣. Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
℟. Homo videt in fácie, Deus autem in corde.
℟. Ce qu’il y a dans le cœur des hommes, vos yeux le voient, Seigneur, et dans votre livre tout sera écrit : * L’homme voit sur le visage, mais Dieu voit dans le cœur.
℣. Car tous les cœurs, il les scrute, et toutes les pensées des esprits, il les comprend.
℟. L’homme voit sur le visage, mais Dieu voit dans le cœur.
℣. Gloire au Père, au Fils, * et au Saint-Esprit
℟. L’homme voit sur le visage, mais Dieu voit dans le cœur.
Ce répons des matines fait partie des répons dits « de Sapientia », qui font écho aux lectures du bréviaire en août et septembre : les livres de la Sagesse. Mais ce répons ne cite aucun de ces livres. Il fait clairement allusion au psaume 138,16 et à 1 Samuel 16,7. Le verset est quant à lui une citation exacte de Chroniques 28,9 : cela fait partie des dernières recommandations de David à son fils Salomon. Au moyen âge le verset était le plus souvent la citation du psaume 138 : Imperfectum meum viderunt oculi tui et in libro tuo omnes scribentur. Tes yeux m’ont vu lorsque je n’étais pas encore formé, et dans ton livre tous sont inscrits.