Les Israéliens ont bombardé la tente des journalistes d’Al Jazira près de l’hôpital Al-Shifa. Les six journalistes présents ont été tués, dont Anas Jamal Al-Sharif.
L’armée israélienne n’a pas déploré une bavure. Elle revendique ouvertement l’assassinat des journalistes, qui étaient des « terroristes du Hamas », à commencer par Anas Jamal Al-Sharif. Les journalistes étrangers sont interdits à Gaza. Les journalistes palestiniens sont donc forcément des « terroristes du Hamas ». Comme tous les habitants de Gaza, du bébé au vieillard, du médecin au journaliste.
Anas Jamal Al-Sharif, 28 ans, né dans le camp de réfugiés de Jabalia, était le principal, puis le dernier, correspondant d’Al Jazira pour le nord de la bande de Gaza. Il avait refusé d’évacuer et témoignait quotidiennement des atrocités israéliennes. Son père n’était pas parti non plus, parce que sa santé ne le permettait pas : il est mort dans le bombardement de sa maison.
Les autorités israéliennes multipliaient les campagnes de diffamation et les menaces de mort à son encontre. Elles ont fini par les mettre à exécution.
Voici le testament d’Anas Al-Sharif. On ne peut qu’être impressionné, comme l’était le P. de Foucauld, par une telle foi.
Mikhaïl Podolyak, grand conseiller du bureau présidentiel de Zelensky :
« Je veux que nous nous souvenions que la Russie n’existe pas pour nous. Ce n’est pas une question de langue, de produit culturel ou d’information, mes frères. La Russie n’existe pas pour nous. Mais je veux que vous et moi nous nous souvenions aujourd’hui que, intérieurement, ce sera notre fondement : la Russie n’existe pas pour nous. »
C’est magique : dites-le trois fois, et hop…
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Les photos de vacances d’Anastasia Mirzak, greffière au tribunal Svyatochinsky de Kiev. On voit non seulement qu’elle brandit le drapeau nazi, mais que l’un de ses amis, le jeune homme juché sur les épaules d’un autre, arbore un tatouage de Wolfsangel, repris par les néo-nazis d’Azov.
Elles ont toutefois été supprimées peu après, en raison des réactions hostiles… Ça ne se fait plus ouvertement, tout de même : l’UE n’apprécie pas le folklore local.
« La ligne de front dans l’est et le sud de l’Ukraine est la frontière entre le mal et le bien. »
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Ce jeune homme en T-shirt, short et sandales, devant une iconostase, parlant à des enfants, est un prêtre de l’Eglise du pouvoir ukrainien, Ioulian Tymtchouk. Chez nous personne n’y ferait attention, mais chez les fidèles ukrainiens cela relève du blasphème. Il est inimaginable de se montrer ainsi dans une église. Même un laïc se ferait mettre dehors. Le plus fort est que ce prêtre est connu sur TikTok pour ses vidéos expliquant aux enfants comment se comporter à l’église. Dont celle-ci…
Vladimir Poutine et Donald Trump se rencontreront vendredi 15 août en Alaska. Ils rappellent ainsi qu’ils sont voisins, qu’ils ont une frontière commune, très loin de l’Atlantique Nord…
La rencontre va donc se dérouler aussi loin que possible de l’Europe… Ce qui provoque la stupeur et l’affolement dans les chancelleries. Zelensky convoque une réunion des dirigeants de la « coalition des volontaires » demain samedi…
Intéressant commentaire de Léonide Sloutski, président de la Commission des affaires internationales du Parlement russe :
« Cette rencontre promet d’être historique. Il est important que les discussions se déroulent sur le territoire des États-Unis, et non dans un pays tiers. En Alaska, ancienne partie de l’“Amérique russe”, aujourd’hui une région frontalière où les deux parties ne sont séparées que par quelques kilomètres d’eau du détroit de Béring. C’est un signe de volonté d’un dialogue constructif dans l’intérêt de la stabilité et de la sécurité mondiales. Les principales attentes de ce sommet concernent la résolution du conflit ukrainien. Moscou et Washington envisagent une voie réaliste vers la paix en Ukraine, en surmontant la résistance des bellicistes – les russophobes européens et le régime néonazi de Kiev. Mais cette paix doit, bien sûr, être durable et stable. »
Il est vraisemblable que les deux hommes parlent aussi d’autre chose que de l’Ukraine. Le choix de l’Alaska laisse entendre qu’ils pourraient évoquer la question de l’Arctique, qui est d’une grande importance pour la Russie, et qui est sans doute le principal motif pour lequel Trump veut annexer le Groenland.
Tous les jours, les Ukrainiens envoient des dizaines de drones dans la région russe de Belgorod, sans cibles militaires, sans autre motif que de terroriser la population. La nuit dernière ils en ont envoyé 90 et une femme a été tuée ; les membres de sa famille ont été blessés et hospitalisés.
Le nouveau commandant de l’armée de l’air ukrainienne est de la région de Belgorod. Un jour il va tuer sa mère qui y vit toujours.
(Le commandant de l’armée de l’air ukrainienne est russe, comme le commandant en chef des armées. L’Ukraine, qui fantasme sa pureté ethnique et protège constitutionnellement son « patrimoine génétique », doit se mettre sous la direction de deux Russes pour faire la guerre à la Russie…)
La propagande ukrainienne, aussitôt relayée et amplifiée par la propagande occidentale, ravive l’affaire des enfants ukrainiens soi-disant kidnappés par les Russes, parce qu’elle a trouvé un site du gouvernement de la République de Lougansk qui liste 294 enfants à adopter.
En mode ukrainien, cela donne : le gouvernement illégitime de l’oblast ukrainien de Louhansk occupé par les Russes vend des enfants ukrainiens.
Ces enfants sont des enfants de la République de Lougansk, qui est de facto indépendante de l’Ukraine depuis 2014, et qui fait désormais partie de la Fédération de Russie. Nombre d’entre eux sont orphelins parce que leurs parents ont été tués par l’armée ukrainienne. A Donetsk il y a un mémorial intitulé L’allée des anges, à la mémoire de 66 enfants tués par les bombardements ukrainiens sur le Donbass en 2014. Près de 300 autres enfants ont été tués depuis lors, et d’autres sont devenus orphelins.
En réalité, la liste détaillée des enfants à adopter publiée par le gouvernement de Lougansk est un progrès. Car jusqu’ici il fallait s’adresser à Moscou. Les familles de la République de Lougansk peuvent donc trouver plus facilement un enfant à adopter dans leur région.
Le Figaro, qui participe à fond à l’immonde propagande, ose même publier une vidéo qui se termine par des images d’enfants du Donbass partant en vacances dans des autocars. J’avais signalé ces vidéos de Marioupol en plaisantant qu’une fois de plus des enfants étaient kidnappés par les Russes. Je n’imaginais vraiment pas que des « journalistes » français le diraient sérieusement…
Cette révélation de la liste des enfants de Lougansk survient juste après la nouvelle offensive de la « coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens » : le 5 août, cette organisation coprésidée par l’Ukraine et le Canada a publié une nouvelle déclaration, exigeant de la Russie une « réponse concrète » à la liste de 339 enfants ukrainiens, remise à la délégation russe le 2 juin lors du deuxième cycle de négociations à Istanbul.
Or une réponse a déjà été donnée par la partie russe, le 23 juillet, lors du troisième cycle de négociations : une première recherche a permis de constater que 30% d’entre eux n’ont jamais mis les pieds en Russie, sont majeurs ou ont retrouvé leurs familles. Pour les autres les recherches se poursuivent. Elles sont menées par la commissaire aux droits de l’enfant auprès de la Présidence de la Fédération de Russie, Maria Lvova-Belova, qui est récompensée de son travail par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale conjointement avec Poutine, pour la « déportation » de « milliers d’enfants ».
La partie russe a quant à elle transmis aux Ukrainiens une liste de 20 noms d’enfants russes disparus en Ukraine, et n’a toujours reçu aucune réponse.