Tous les jours, les Ukrainiens envoient des dizaines de drones dans la région russe de Belgorod, sans cibles militaires, sans autre motif que de terroriser la population. La nuit dernière ils en ont envoyé 90 et une femme a été tuée ; les membres de sa famille ont été blessés et hospitalisés.
Le nouveau commandant de l’armée de l’air ukrainienne est de la région de Belgorod. Un jour il va tuer sa mère qui y vit toujours.
(Le commandant de l’armée de l’air ukrainienne est russe, comme le commandant en chef des armées. L’Ukraine, qui fantasme sa pureté ethnique et protège constitutionnellement son « patrimoine génétique », doit se mettre sous la direction de deux Russes pour faire la guerre à la Russie…)
La propagande ukrainienne, aussitôt relayée et amplifiée par la propagande occidentale, ravive l’affaire des enfants ukrainiens soi-disant kidnappés par les Russes, parce qu’elle a trouvé un site du gouvernement de la République de Lougansk qui liste 294 enfants à adopter.
En mode ukrainien, cela donne : le gouvernement illégitime de l’oblast ukrainien de Louhansk occupé par les Russes vend des enfants ukrainiens.
Ces enfants sont des enfants de la République de Lougansk, qui est de facto indépendante de l’Ukraine depuis 2014, et qui fait désormais partie de la Fédération de Russie. Nombre d’entre eux sont orphelins parce que leurs parents ont été tués par l’armée ukrainienne. A Donetsk il y a un mémorial intitulé L’allée des anges, à la mémoire de 66 enfants tués par les bombardements ukrainiens sur le Donbass en 2014. Près de 300 autres enfants ont été tués depuis lors, et d’autres sont devenus orphelins.
En réalité, la liste détaillée des enfants à adopter publiée par le gouvernement de Lougansk est un progrès. Car jusqu’ici il fallait s’adresser à Moscou. Les familles de la République de Lougansk peuvent donc trouver plus facilement un enfant à adopter dans leur région.
Le Figaro, qui participe à fond à l’immonde propagande, ose même publier une vidéo qui se termine par des images d’enfants du Donbass partant en vacances dans des autocars. J’avais signalé ces vidéos de Marioupol en plaisantant qu’une fois de plus des enfants étaient kidnappés par les Russes. Je n’imaginais vraiment pas que des « journalistes » français le diraient sérieusement…
Cette révélation de la liste des enfants de Lougansk survient juste après la nouvelle offensive de la « coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens » : le 5 août, cette organisation coprésidée par l’Ukraine et le Canada a publié une nouvelle déclaration, exigeant de la Russie une « réponse concrète » à la liste de 339 enfants ukrainiens, remise à la délégation russe le 2 juin lors du deuxième cycle de négociations à Istanbul.
Or une réponse a déjà été donnée par la partie russe, le 23 juillet, lors du troisième cycle de négociations : une première recherche a permis de constater que 30% d’entre eux n’ont jamais mis les pieds en Russie, sont majeurs ou ont retrouvé leurs familles. Pour les autres les recherches se poursuivent. Elles sont menées par la commissaire aux droits de l’enfant auprès de la Présidence de la Fédération de Russie, Maria Lvova-Belova, qui est récompensée de son travail par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale conjointement avec Poutine, pour la « déportation » de « milliers d’enfants ».
La partie russe a quant à elle transmis aux Ukrainiens une liste de 20 noms d’enfants russes disparus en Ukraine, et n’a toujours reçu aucune réponse.
Le Conseil de l’UE a décidé d’allouer 3,2 milliards d’euros à l’Ukraine. « Ce financement vise principalement à renforcer la stabilité macrofinancière de l’Ukraine et à soutenir le fonctionnement de son administration publique ».
Bref ce sont les contribuables de l’UE qui paient les fonctionnaires ukrainiens.
Il s’agit du « quatrième versement régulier de l’aide au titre du dispositif de l’UE pour l’Ukraine », qui se montera à 50 milliards en tout.
Je voyais hier une vidéo de la chaine YouTube « Videos from Mariupol » (ne pas confondre avec « Mariupol Video » dont j’ai souvent parlé, intitulée « Comment l’Ukraine a-t-elle développé Marioupol ? » Cette vidéo rappelle ce que j’avais oublié : l’UE n’a pas cessé d’inonder l’Ukraine d’argent pour l’acheter. On pense toujours aux Américains, la famille Biden, Victoria Nuland, Lindsay Graham, etc. Mais l’UE y était aussi. L’auteur de la vidéo rappelle que Marioupol se souleva contre le joug ukrainien en 2014, comme tout le Donbass, mais fut reprise par l’armée ukrainienne et placée sous le joug des nazis d’Azov. Il souligne que le gouvernement de Kiev n’a jamais rien fait pour rénover la ville, qui était toute grise et délabrée, hormis cinq endroits, entièrement refaits grâce aux subventions de l’UE (la « Banque pour la reconstruction et le développement ») mêlées à des dons de l’oligarque qui tenait économiquement la ville.
Près de la place de la Liberté, où les colombes représentent toutes les régions ukrainiennes donc aussi celles du Donbass, la « cloche de la paix ». C’est écrit en ukrainien et en anglais, dans une ville entièrement russophone. De même, l’hôtel de ville, incendié en 2014, fut recouvert d’une bâche clamant que Marioupol c’est l’Ukraine, en ukrainien et en anglais… Avant que l’UE se décide à restaurer l’hôtel de ville…
En 2019, le Dr Jereth Kok, médecin généraliste à Melbourne, a vu sa licence médicale suspendue pour avoir publié 54 textes « controversés » sur les réseaux sociaux concernant l’idéologie LGBT, l’avortement, et la « pandémie ». Le tribunal civil et administratif de Victoria vient de confirmer l’interdiction d’exercer, par un jugement de… 775 paragraphes.
On lui reproche d’avoir qualifié l’avortement de « massacres de bébés », les avorteurs de « bouchers », l’inversion sexuelle de « désordre », la chirurgie d’affirmation de genre de « boucherie médicale » et de « défiguration stérilisante pour les jeunes corps en bonne santé », d’avoir dénigré les gens qui obéissaient à la dictature covidienne totalitaire comparée aux nazis et aux talibans…
Il paraît que tout cela, qui est pourtant vrai, « viole les normes du Conseil des médecins ».
Lyle Shelton, directeur national de Family First, a qualifié la décision du tribunal d’injustice flagrante et d’atteinte glaçante à la liberté d’expression : « Le Dr Kok n’a porté préjudice à aucun patient. Son seul « crime » a été d’exprimer ses opinions en ligne, souvent satiriques ou chrétiennes, et pour cela, il a été condamné à la perte de sa carrière médicale. »
L’affaire doit être renvoyée devant le tribunal pour une « mention administrative » (?) en septembre. Et le Dr Kok devrait faire appel.
Le 8 mars dernier, l’armée russe frappait un grand coup dans la région de Koursk. Quelque 600 soldats sortirent d’un gazoduc, au nord-est de Soudja, prenant à revers les troupes ukrainiennes. Ils avaient parcouru 15 km dans un gazoduc de 1,4 m de diamètre, qui avait été préparé pendant trois semaines.
Dans un premier temps, les Ukrainiens avaient nié, comme d’habitude. Mais la publication de photographies et de vidéos les obligea à changer rapidement de réaction. Ils déclarèrent alors qu’en effet des soldats russes étaient passés par un gazoduc, mais que les soldats ukrainiens les attendaient et qu’ils furent massacrés sur place.
En réalité les observateurs honnêtes notèrent une grande confusion dans les rangs ukrainiens qui étaient attaqués de deux côtés à la fois, et il est indéniable que Soudja, la seule ville prise par les Ukrainiens, en août 2024, fut libérée par l’armée russe quatre jours après l’opération gazoduc…
Naturellement les gazettes occidentales avaient repris la propagande ukrainienne, ironisant sur ces « héros » russes qui avaient été envoyés au « massacre » par des chefs inhumains.
Or voici que, cinq mois plus tard, le commandant en chef des armées ukrainiennes, Alexandre Syrsky, a reconnu à la télévision ukrainienne que l’opération avait eu lieu et avait eu de dramatiques conséquences pour les Ukrainiens :
« Nous avions des renseignements indiquant qu’ils pourraient utiliser des gazoducs. Nos forces ont reçu l’ordre de les contrôler et de surveiller les zones où les soldats ennemis pourraient remonter à la surface. Pourtant, nous avons dû rater quelque chose, ou peut-être ne nous attendions-nous pas à une telle audace. »
Et d’ajouter discrètement que cette opération a compliqué le retrait des forces ukrainiennes de la région de Koursk. Retrait qui n’était pas du tout dans les intentions ukrainiennes, et que Zelensky continue de nier…