L’euthanasie en Slovénie

Le parlement slovène a adopté le 24 juillet un projet de loi autorisant le « suicide assisté » par 50 voix contre 10.

Ce projet avait déjà été approuvé le 18 juillet par 50 voix contre 34 et 3 abstentions. Le Conseil national avait opposé son veto le 23 juillet, par 20 voix contre 9, soulignant que le texte pose des questions philosophiques, éthiques et juridiques complexes. Mais dès le lendemain les députés ont de nouveau adopté le projet.

Le même jour a été adoptée la loi sur « l’usage médical » du cannabis, et celle sur le bien-être animal, qui toutes deux avaient également fait l’objet d’un veto du Conseil national.

Ah, j’oubliais : la loi sur le « suicide assisté » interdit l’euthanasie. Sic.

Le Parti démocratique slovène (SDS), dirigé par l’ancien Premier ministre Janez Jansa, s’honore en soulignant que la nouvelle loi ouvre « la porte à une culture de la mort, à la perte de la dignité humaine et à la minimisation de la valeur de la vie, en particulier celle des plus vulnérables ».

La dictature allemande

La commission électorale de Ludwigshafen (180.000 habitants, Rhénanie-Palatinat) a rejeté la candidature de Joachim Paul à l’élection municipale du 21 septembre 2025 par 6 voix contre 1.

Joachim Paul devait être le candidat de l’AfD.

Sa candidature est rejetée en raison de doutes sur sa fidélité à la Constitution, conformément à l’avis émis par le ministère de l’Intérieur du Land.

En clair, on reproche à Joachim Paul d’avoir rencontré un responsable du Mouvement identitaire, et d’avoir parlé de « grand remplacement » dans un quartier de la ville.

Joachim Paul annonce des recours juridiques. S’il perd il n’y aura pas de candidat de l’AfD. Telle est la nouvelle démocratie européenne, façon Ukraine, Roumanie, Moldavie…

Quelques vérités indiennes

Remarquable réponse du ministère indien des Affaires étrangères aux menaces de Trump et aux critiques de l’UE :

1. L’Inde est prise pour cible par les États-Unis et l’Union européenne pour ses importations de pétrole russe depuis le début du conflit ukrainien. En réalité, l’Inde a commencé à importer de Russie parce que ses approvisionnements traditionnels ont été détournés vers l’Europe après le déclenchement du conflit. À l’époque, les États-Unis encourageaient activement ces importations indiennes afin de renforcer la stabilité des marchés mondiaux de l’énergie.

2. Les importations indiennes visent à garantir des coûts énergétiques prévisibles et abordables pour le consommateur indien. Elles sont une nécessité imposée par la situation du marché mondial. Cependant, il est révélateur que les pays qui critiquent l’Inde se livrent eux-mêmes à des échanges commerciaux avec la Russie. Contrairement à notre cas, ces échanges ne constituent même pas une nécessité nationale vitale.

3. En 2024, l’Union européenne a enregistré un commerce bilatéral de biens avec la Russie de 67,5 milliards d’euros. De plus, ses échanges de services étaient estimés à 17,2 milliards d’euros en 2023. Ce chiffre est nettement supérieur au total des échanges commerciaux de l’Inde avec la Russie cette année-là ou par la suite. En 2024, les importations européennes de GNL ont atteint un record de 16,5 millions de tonnes, dépassant le précédent record de 15,21 millions de tonnes de 2022.

4. Les échanges commerciaux entre l’Europe et la Russie concernent non seulement l’énergie, mais aussi les engrais, les produits miniers, les produits chimiques, le fer et l’acier, ainsi que les machines et les équipements de transport.

5. Les États-Unis continuent d’importer de Russie de l’hexafluorure d’uranium pour leur industrie nucléaire, du palladium pour leur industrie des véhicules électriques, des engrais et des produits chimiques.

6. Dans ce contexte, cibler l’Inde est injustifié et déraisonnable. Comme toute grande économie, l’Inde prendra toutes les mesures nécessaires pour préserver ses intérêts nationaux et sa sécurité économique.

Le sida va mettre fin à la guerre

Enfin du nouveau… Il y a longtemps maintenant que Vladimir Poutine a survécu à ses trois cancers après avoir été plusieurs fois en phase terminale. Il y a longtemps maintenant que nos gazettes titraient sur Poutine mourant, et même sur Poutine mort, comme l’affirmait Zelensky : et on reprenait sans sourciller l’affirmation selon laquelle le Poutine qu’on voyait était un de ses sosies, et bien sûr Zelensky ne pouvait pas négocier avec un faux Poutine…

Donc voici enfin une nouvelle information capitale : les contaminations par le virus du sida ont augmenté de 2000% chez les soldats russes. Non seulement l’Ukraine va maintenant gagner face à une armée de moribonds, mais en plus la Russie va être profondément et longuement affectée par les conséquences de cette énorme épidémie, bien après la guerre, et bien après l’ère Poutine.

Ainsi se termine l’unique article qui est l’unique source du nouveau fantasme antirusse. Il s’agit d’un texte de Carnegie Politika, sous la signature d’« Andrey Shashkov, chroniqueur international ».

Carnegie Politika est la branche Russie-Ukraine de la fondation Carnegie. Laquelle est un des principaux instruments des Etats-Unis depuis l’indépendance de l’Ukraine, à coup de milliards de dollars, pour couper Kiev de Moscou et faire entrer l’Ukraine dans l’UE et l’OTAN. Les dix « experts » de Carnegie Politika sont des Russes exilés fanatiquement anti-Poutine, collaborateurs des médias de l’opposition russe en Occident.

On pourra s’amuser toutefois de lire dans le corps de l’article qu’une des principales raisons de cette effroyable épidémie de sida, qui va faire plus de morts que la guerre, est le fait que la Russie a interdit l’ONG d’Elton John…