Ukraine

Valery Zaloujny était le commandant en chef des forces armées ukrainiennes. Comme il faisait de l’ombre à Zelensky, celui-ci l’a limogé et envoyé ambassadeur à Londres. Mais au lieu de s’y faire oublier, il est devenu de plus en plus le candidat des patrons britanniques (et américains) de l’Ukraine pour remplacer Zelensky. Dans le cadre de cette campagne, le magazine Vogue vient de lui consacrer plusieurs pages, avec les photos censées propulser le personnage débarrassé de son passé militaire…

Naturellement, elles ont été méchamment détournées… (L’homme qui lui fait un câlin est Bandera.)

En Biélorussie

Le 28 juillet, fête de saint Vladimir et du baptême de la Rus’, 20 personnes (dont plusieurs adultes) ont été baptisées dans le Niémen, près du monastère saint-Elisée-de-Lavrechev, à Gnesi, dans le diocèse de Novogroudok.

La « tradition » de ces baptêmes a été instituée en 2018 par l’archevêque Gouriy de Novogroudok. Cette année ils coïncidaient avec la fête du 800e anniversaire du monastère.

En soi ce n’est pas très important, sinon que ça s’inscrit dans le réveil religieux des peuples russes. C’est surtout pour la jolie photo…

Les odieux franciscains de Stockholm

Les franciscains de Stockholm célébraient la messe traditionnelle le dimanche à midi. C’est terminé. Ils ont décidé d’arrêter, après consultation de l’évêque (qu’on suppose enthousiaste sans crainte de se tromper) et du Ministre général (idem), à cause de « certaines tensions et incompréhensions parmi les fidèles ». Sans autre explication. Mais l’argument est d’une ahurissante malhonnêteté.

Ces franciscains qui sont des jésuites qui s’ignorent citent le Catéchisme de l’Eglise catholique :

« La diversité liturgique peut être source d’enrichissement, elle peut aussi provoquer des tensions, des incompréhensions réciproques et même des schismes. Dans ce domaine, il est clair que la diversité ne doit pas nuire à l’unité. Elle ne peut s’exprimer que dans la fidélité à la foi commune, aux signes sacramentels que l’Église a reçus du Christ, et à la communion hiérarchique. L’adaptation aux cultures exige une conversion du cœur, et, s’il le faut, des ruptures avec des habitudes ancestrales incompatibles avec la foi catholique « . »

Ce paragraphe qui conclut le chapitre sur la diversité liturgique concerne « les peuples récemment évangélisés », comme le souligne le paragraphe précédent, pour dire que si la liturgie peut ou doit « s’adapter » à leur culture, elle a une « partie immuable » qui doit impérativement demeurer intacte.

Il est ahurissant de se servir de ce paragraphe pour condamner la messe traditionnelle, comme si la liturgie latine de toujours était une de ces « habitudes ancestrales incompatibles avec la foi catholique » !!!

Entretenir la psychose

La ministre autrichienne des Affaires étrangères, Beate Meinl-Reisinger, a déclaré dans une interview au journal allemand Die Welt que son gouvernement est prêt à reconsidérer la position de neutralité de son pays et à envisager une adhésion à l’OTAN.

Car la neutralité en soi « ne nous protégera pas » face à une « Russie de plus en plus agressive ».

Elle reconnaît toutefois qu’il n’existe pas actuellement de majorité parlementaire ou publique en Autriche en faveur d’une adhésion à l’OTAN. (D’autant que la neutralité est inscrite dans la Constitution.) Mais elle affirme que les débats pourraient être « fructueux »…

Comme il paraît loin le temps où la ministre autrichienne des Affaires étrangères invitait Vladimir Poutine à son mariage… C’était Karin Kneissel, en 2018. Et depuis lors elle s’est installée en Russie, où elle ne se prive pas de donner son opinion…

Addendum

Karin Kneissel, qui dirige aujourd’hui le Centre d’observation géopolitique des questions clés pour la Russie (G.O.R.K.I.) à l’Université d’État de Saint-Pétersbourg, fait remarquer que la Russie peut mettre son veto à l’adhésion de l’Autriche à l’OTAN. La neutralité de l’Autriche était une idée de l’Union soviétique. Le traité du 15 mai 1955 qui a établi la République autrichienne, signé par les quatre alliés, « sert également de base juridique à la neutralité, qui a ensuite été officialisée par le Parlement autrichien à l’automne 1955 ». « Le Parlement autrichien ne peut pas simplement abolir la neutralité, même à la majorité des deux tiers, et déclarer : “Nous adhérons à l’OTAN”. Le rôle des quatre alliés qui ont signé le traité de 1955 doit toujours être pris en compte. Bien sûr, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis seraient très probablement ravis de dire : “L’Autriche est la bienvenue au sein de l’OTAN.” Mais la Russie, en tant que successeur de l’Union soviétique, pourrait très bien exercer son droit de veto. C’est l’argument juridique. »