Ubukraine

L’armée ukrainienne (précisément le Commandement opérationnel ouest, de Lvov) a publié une vidéo qui pour inciter les hommes à s’engager sur le front leur montre comment la vie sera idyllique après la victoire. C’est-à-dire en… 2062. Sic. Alors l’Ukraine aura retrouvé ses frontières de 1991, elle sera dans l’UE et elle aura l’euro, elle sera non seulement dans l’OTAN mais elle aura l’armée la plus puissante de l’OTAN (sic, et l’on voit un porte-avion ukrainien avec des avions de chasse), le pays sera prospère et tout le monde vivra heureux avec une grande famille. Donc engagez-vous pour que ce tableau du bonheur national absolu devienne la réalité.

Toutefois, le fait que la famille idéale du bonheur ukrainien dans l’UE soit (forcément) multiraciale suscite des commentaires quelque peu acerbes. « Nous assistons soit à un blanchiment d’argent dans les médias, soit à un déracinement brutal des gens de la réalité », dit par exemple le 46e régiment d’artillerie, réagissant en tant que tel. Quant aux néo-nazis d’Azov, ils sont hors d’eux…

Sommet d’indécence

L’étape du Tour de France, aujourd’hui, est amputée de 36,8 km. Pourquoi ? Parce qu’on a découvert qu’un troupeau, dans le secteur d’un col que devaient franchir les coureurs, est atteint de dermatose nodulaire.

Mais chacun sait que cette maladie n’est pas transmissible à l’homme. Et d’ailleurs il n’y a aucune restriction de circulation… Sauf donc pour les coureurs cyclistes, même ceux qui n’ont pas un regard de bovin.

Alors pourquoi cette décision sans précédent ?

Par respect pour les éleveurs qui sont dans le désarroi, osent dire les organisateurs de la course, selon les présentateurs du Tour à la télévision, parce que cette maladie oblige à tuer tous les animaux… Eh non, ce n’est pas la maladie qui oblige à tuer tous les animaux, c’est le gouvernement. Et l’on ne voit vraiment pas en quoi c’est un signe de respect des éleveurs que de les éviter… comme la peste.

L’Eglise LGBT

Le « Réseau mondial des catholiques arc-en-ciel » (Global Network of Rainbow Catholics : GNRC) tiendra sa cinquième réunion annuelle du 21 au 25 août à Madrid, pour discuter de « l’avenir des catholiques LGBTQ+ ». En plein accord avec le cardinal archevêque Mgr Cobo Cano.

Le GNRC est une organisation qui chapeaute des groupes LGBT du monde entier, dont certains, comme New Ways Ministry, sont mieux connus que le GNRC lui-même.

Fondé en 2015 à Rome, le GNRC affirme s’être inspiré du Synode sur la famille… Son idéologie est sans ambiguïté : ses deux coprésidents sont « mariés » à une personne du même sexe. Plusieurs de ses dirigeants ont été reçus en octobre 2023 par François qui leur aurait dit : « Allez de l’avant ».

Le rassemblement de Madrid recevra notamment l’ancien prêtre dominicain James Alison. Il a été réduit à l’état laïc dans les années 2010 en raison de sa vie sexuelle et de son militantisme LGBT. En 2017 François l’a reçu et lui aurait dit : « Je veux que vous marchiez dans une profonde liberté intérieure, en suivant l’Esprit de Jésus. Et je vous donne le pouvoir des clés. Comprenez-vous ? Je vous donne le pouvoir des clés. » Prédicateur itinérant et organisateur de retraites un peu partout, James Alison est aujourd’hui basé à Madrid.

L’un des groupes LGBT chargés d’organiser la réunion du GNRC à Madrid a été reçu en audience par le cardinal archevêque de Madrid, José Cobo Cano. Décrivant l’accueil chaleureux qui lui a été réservé par l’archevêque, le groupe a déclaré : « Nous avons partagé avec lui la joie de co-organiser la prochaine Assemblée mondiale du GNRC et avons profité de l’occasion pour renforcer nos liens… Nous continuons à construire des ponts vers une Église plus inclusive. »

Mgr Cobo, nommé par François, est connu pour avoir condamné les oppositions qui se faisaient jour en Espagne après la publication de Fiducia Supplicans, déclarant qu’il allait « appliquer pleinement la doctrine du pape » sur les bénédictions aux couples de même sexe.

Ubukraine

Deux jours après avoir signé la loi supprimant la soi-disant indépendance des agences anticorruption, Zelensky annonce un projet de loi renforçant les services de justice et de sécurité, les protégeant de toute influence ou ingérence russe (sic, c’est une obsession), et… assurant l’indépendance des agences anticorruption. Bref, son Parlement va devoir voter une loi diamétralement contraire à celle qu’il vient de voter…

C’est que les manifestations devenaient de plus en plus importantes, dans toutes les grandes villes d’Ukraine, et surtout qu’Ursule en personne a téléphoné à son petit protégé pour le gronder et lui faire savoir que tata Ursule était très colère et que si ça continuait comme ça il ne serait plus invité aux goûters de Bruxelles.

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Dans les manifestations ukrainiennes, notamment à Lvov et à Kiev, les manifestants sautaient en l’air en scandant : « Celui qui ne saute pas est un Moskal ». Exactement comme en 2014… et sans le moindre rapport avec la loi contre laquelle ils manifestent.

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Il y a eu hier la troisième rencontre entre délégations russe et ukrainienne à Istanbul. Elle a été très brève. L’un des résultats est que la Russie va envoyer 3.000 nouveaux corps de soldats ukrainiens tués sur le front.

Certains observateurs (de mauvaise foi, assurément) font remarquer que la Russie aura alors renvoyé 13.546 corps de soldats ukrainiens, soit 29,5% des morts ukrainiens au combat que reconnaissait Zelensky en février (46.000)… Alors que les cimetières ukrainiens sont pleins et sans cesse agrandis quand c’est possible, et qu’on travaille à Hatné, au sud-ouest de Kiev, à un gigantesque « National Military Memorial Cemetery » (oui, en anglais) qui accueillera au moins 130.000 « héros ».

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Avant de mettre son costume pour la rencontre, le chef de la délégation russe Vladimir Medinski est arrivé à Istanbul avec ce polo :

En fait la marque de vêtements « l’équipe de Poutine » est très connue en Russie, et son éclatant succès est en soi un sondage grandeur nature. Mais ce n’est pas par hasard que Medinski portait ce polo à la sortie de l’avion.

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Dans une vidéo qui circule sur X, un soldat ukrainien blessé, dans un hôpital, explique à une journaliste que tout le monde sur le front parle russe et qu’il n’y a aucune discussion chez les militaires pour savoir s’il faudrait parler ukrainien. Là-bas on a autre chose à faire : ce dont on parle, c’est des positions, des fortifications à construire, des tranchées à creuser, de ces choses-là. L’urgence impose que ce soit en russe…

Les sanctions, ça marche

On découvre que les Russes lancent des drones à l’aide de pick-ups Dodge RAM tout neufs, fabriqués aux Etats-Unis par le groupe Stellantis (Peugeot Citroën Fiat Chrysler…). Alors que cela fait plus de trois ans que Stellantis ne vend plus aucun véhicule en Russie…