« La Russie est notre Rorschach »

Premier et dernier paragraphes d’un article d’Emmanuel Todd :

En avril dernier, interrogé par une chaîne de télévision russe sur la russophobie occidentale, j’avais eu une illumination. J’avais à peu près répondu : cela va vous être désagréable d’entendre ça, mais notre russophobie n’a aucun rapport avec vous. C’est un fantasme, une pathologie des sociétés occidentales, un besoin endogène d’imaginer un monstre russe.

(…)

C’est quand ils parlent de la Russie que les dirigeants français, britanniques, allemands ou suédois nous disent qui ils sont. La russophobie est certes une pathologie. Mais La Russie est surtout devenue un formidable test projectif. Son image est semblable aux planches du test de Rorschach. Le sujet décrit au psychiatre ce qu’il voit dans des formes à la fois aléatoires et symétrisées. Il projette ainsi des éléments cachés de sa personnalité. La Russie est notre Rorschach.

Le général en chef ukrainien paie l’hôpital russe

Comme on le sait, le général Sisrki, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, n’est ukrainien que par hasard. Russe, d’une famille russe, il était en Ukraine au moment de l’indépendance et il y est resté. Mais toute sa famille est toujours en Russie, et ouvertement favorable à la politique de Poutine. En ce moment, son père, 86 ans, est gravement malade. Le traitement qu’il suit à Vladimir étant insuffisant, Sirski a envoyé ses parents à Moscou, et il paie le nouveau traitement de son père : un million de roubles par mois.

Bonne chance…

Notre ahuri des Affaires étrangères est à Kiev. Il a reçu une belle médaille des mains de Zelensky, et, visitant une usine de drones, il a déclaré que plusieurs grandes entreprises françaises ont déjà annoncé leur volonté de coopérer avec les fabricants ukrainiens. Une production conjointe de drones devrait démarrer rapidement.

L’autre jour, l’émissaire américain Keith Kellogg a visité un atelier d’assemblage de drones à Kiev. Après sa visite, des drones russes ont détruit l’atelier…

L’Eglise de Géorgie répond à l’UE

L’UE a de nouveau demandé à la Géorgie d’abroger sa loi anti-LGBT d’octobre 2024 qui interdit les mariages entre personnes de même sexe, l’adoption par des couples de même sexe, les « soins » d’affirmation le genre, la propagande publique en faveur des relations LGBT et des personnes LGBT, ainsi que de leur représentation dans les médias, et les événements de la « Fierté ».

Réponse de l’Eglise orthodoxe géorgienne : « Cela est en totale contradiction non seulement avec les enseignements de Dieu et les fondements du christianisme, mais aussi avec les promesses verbales et écrites faites à plusieurs reprises dans le passé » que « l’intégration de la Géorgie dans les structures européennes n’était pas liée à la promotion de modes de vie non traditionnels ».

Texte intégral :

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Lopettes

Les organisateurs du festival Un’Estate da Re à Caserte ont décidé de déprogrammer Valery Guerguiev, qui devait diriger un concert le 27 juillet. Le concert lui-même est annulé.

Ils ont donc cédé aux pressions. A la pétition qui a réuni 16.000 signatures (ce qui n’est pas énorme). Mais l’organisation de Navalny a crié très fort, avec le soutien explicite d’Ursule la Hyène, Et les Ukrainiens menaçaient d’une émeute, au nom des valeurs de l’Europe.

Mais Guerguiev était boycotté en Europe et dans tout l’Occident décadent depuis février 2022. Il avait été viré (évidemment illégalement) de la direction de l’Orchestre philharmonique de Munich et de festivals. Il était évident que l’inviter, en rompant un boycott de trois ans et demi, allait provoquer des hurlements. Si on n’avait pas le cran de résister aux barbares, il ne fallait pas l’inviter.

Et pour faire bonne mesure, Guerguiev apprend l’annulation par les journalistes…

Et tout ce monde-là donne des leçons de morale…