Une église hongroise incendiée… en Ukraine

Communiqué de Péter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères :

Une église hongroise a été incendiée hier soir en Ukraine. Des graffitis anti-hongrois ont été tagués sur les murs : « Hongrois, dehors », « Mort aux Hongrois ».

Il ne s’agit pas d’incidents isolés. Depuis dix ans, la communauté hongroise en Ukraine est victime d’attaques systématiques : d’abord par des lois la privant de ses droits linguistiques et éducatifs, puis par la conscription forcée, des violences physiques et maintenant des incendies criminels.

Bien que l’État ukrainien soit clairement responsable, Bruxelles reste silencieuse alors qu’elle accélère l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. C’est inacceptable. Aujourd’hui, nous avons convoqué l’ambassadeur ukrainien à Budapest.

Trop c’est trop.

La persécution ukrainienne

Le « Service d’État ukrainien pour l’ethnopolitique et la liberté de conscience » envoie un ultimatum à l’Eglise orthodoxe ukrainienne. D’ici un mois exactement, le 18 août, elle devra prouver, en quelque sorte, que les mentions qui en sont faites dans les documents de l’Eglise orthodoxe russe n’existent pas.

C’est ce que les persécuteurs appellent l’élimination des « violations de la législation sur la liberté de conscience et les organisations religieuses », par une parfaite inversion accusatoire.

Les persécuteurs ont publié dans un document annexe la liste des 154 organisations complices de la Métropole de Kiev, qui seront interdites si celle-ci ne s’exécute pas : ce sont tous les diocèses, les instances synodales et les monastères de l’Eglise orthodoxe ukrainienne.

A l’envers

A force de répercuter les demandes incessantes de légalisation du cannabis, à force de montrer comme un signe de réussite sociale la consommation de cocaïne, alors que dans le même temps on multiplie les interdictions du tabac et on fait passer les vignerons pour des assassins, il est logique d’en arriver à cette inversion, dans une société où décidément tout doit être à l’envers.

Le massacre des bovins

Le gouvernement a décidé hier que la détection d’un seul cas de dermatose nodulaire bovine dans un troupeau entraînera « l’abatage total » des animaux et une campagne de vaccination obligatoire dans un rayon de 50 km. Sic.

 On remarque que l’on parle ici d’abattage, et non pas d’euthanasie, mot stupide qu’on emploie quand on parle des animaux de compagnie. Ici on n’a pas à prendre de gants avec mémère, et l’antispécisme s’arrête à l’entrée des fermes quand on a très peur d’une nouvelle maladie, même si elle n’est pas transmissible à l’homme.

C’est donc un (nouveau) massacre qui est programmé. Avec bien sûr à la clef les ingrédients habituels : le fric (vacciner à 50 km à la ronde), et le mensonge : il est nécessaire d’abattre tout le troupeau, à savoir de réduire à néant des années de travail, de sélection, de soins…

Or c’est faux : la très officielle Plateforme nationale d’Épidémiosurveillance en Santé Animale (ESA), qui conseille le gouvernement, avait conclu en 2015, après l’épidémie en Grèce, que « les mesures à prendre sont l’isolement des animaux et l’interdiction des déplacements, l’abattage de tous les animaux malades et infectés, l’incinération des animaux morts, la désinfection des locaux et des outils et une lutte contre les vecteurs présents dans les locaux et sur les animaux ». L’abattage des animaux infectés, pas des animaux sains.

Ubukraine

Conformément aux accords d’Istanbul, un nouvel échange de corps de soldats morts au combat a eu lieu entre la Russie et l’Ukraine. La Russie a rendu à l’Ukraine 1.000 cadavres. En retour, l’Ukraine a rendu en a rendu… 19 à la Russie.

Le maire de Lvov Andrei Sadovy a fait savoir hier que l’exhumation des tombes des soldats soviétiques de la « colline de la gloire » était terminée. 355 dépouilles ont été exhumées, dont celles de l’agent du NKVD Nikolaï Kouznetsov et d’un certain Poutine. Il ajoute : « Nous sommes prêts à échanger toutes ces dépouilles contre celles de défenseurs ukrainiens. » Sic.