Inclusion britannique

Le 11 juillet c’était la Journée de célébration de la Culture à l’école de Bilton, faubourg de Rugby dans le Warwickshire. Les parents avaient reçu une note précisant que cette journée avait pour objectif de « promouvoir l’inclusion, la compréhension et l’appréciation des différentes origines, traditions et héritages ». Les élèves devaient venir avec une tenue célébrant une culture, et dire un texte sur cette culture. Courtney Wright, 12 ans, est arrivée avec une robe arborant le drapeau britannique. Mais on ne l’a pas laissée entrer dans l’école. Son père a dû venir la chercher : « On lui a dit qu’elle n’avait pas le droit d’aller à l’école avec sa robe, parce qu’elle a l’occasion de célébrer sa culture tous les jours. »

Comme il y a eu de vives réactions chez les derniers Britanniques de souche, la direction de l’école s’est répandue en excuses et a promis que désormais « tout élève se sentira reconnu et soutenu quand il exprimera la fierté de son héritage ».

(Les gazettes nous ont appris ces jours-ci qu’il y a des écoles à Londres où il n’y a pas un seul élève qui ait l’anglais comme langue maternelle. Au moins dans ces écoles l’incident de Bilton ne peut se produire.)

Le New York Times pro-russe…

Le New York Times a publié un reportage intitulé « Un paysage de mort : ce qui reste là où l’Ukraine a envahi la Russie ». Un vrai reportage dans la région de Koursk. Par quelqu’un qui est allé sur place pendant six jours. Et qui prend d’infinies précautions pour dire qu’on ne sait pas qui est responsable des scènes d’horreur qu’on peut voir, des morts battus et torturés qui jonchent les routes et les maisons, des cadavres d’animaux dans les champs et des carcasses de véhicules militaires.

Mais les témoignages des survivants recueillis par la journaliste ne laissent place à aucun doute. Ceux qui critiquent les autorités russes n’accusent pas l’armée, mais les défauts de l’évacuation et le fait qu’elles n’ont pas vu venir l’attaque ukrainienne. Et le New York Times ose évoquer les scènes que l’on voit partout au fur et à mesure de la progression de l’armée russe : les habitants qui viennent prendre les soldats dans leurs bras pour les remercier d’être venus. Ce qui a toujours été dénoncé comme de la propagande russe est montré par le New York Times comme une réalité…

Naturellement, l’article a fait scandale dans le gang qui dirige l’Ukraine (et qui prétend toujours être présent dans la région de Koursk…). Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré :

Quiconque au New York Times a jugé raisonnable de publier des documents élaborés avec des criminels de guerre russes a pris la décision la plus stupide qui soit. Il ne s’agit pas d’équilibre ni d’un « autre point de vue ». Cela permet simplement à la propagande russe de tromper le public.

Cheremetieff retourne en Russie

En réponse à une question d’un journaliste, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a confirmé que le comte Cheremetieff avait déposé une demande de retour, et que son souhait « ne peut qu’être salué ».

L’ambassade de Russie en France a transmis à Vladimir Poutine une lettre du comte Cheremetieff, 93 ans, indiquant « sa détermination à retourner en Russie, la patrie de ses ancêtres ».

Entre 1986 et 2020, Pierre Cheremetieff a dirigé le conservatoire Serge Rachmaninoff de Paris, créé en 1923 par des musiciens russes ayant fui la révolution bolchevique, dont Rachmaninov lui-même. Il devint rapidement un des hauts lieux de l’enseignement musical et de la vie musicale de la capitale.

Pierre Cheremetieff est issu d’une grande famille russe remontant au XIVe siècle. La fiche Wikipedia donne une liste de 19 Chemeretiev ayant compté dans l’histoire russe. Le premier comte fut Boris, en 1706, distingué pour la prise d’Astrakhan. Pierre le Grand lui donna aussi un terrain à Saint-Pétersbourg, sur la Neva, pour qu’il y construise un palais « de style européen ». Le palais Cheremetiev était connu à la fin du XVIIIe siècle pour sa collection de peintures (Raphaël, Véronèse, Rembrandt…). Aujourd’hui c’est le musée de la musique, qui possède une des cinq plus grandes collections d’instruments de musique au monde. Par coïncidence semble-t-il, il  a été ouvert en 1990 alors que Pierre Cheremetieff était le recteur du conservatoire Rachmaninoff de Paris…

En 2017, la Revue Méthode, « revue officielle des Instituts franco-russes », publiait un article sur Pierre Cheremetieff qui se terminait ainsi :

Aujourd’hui la Russie poursuit sa contre-révolution commencée en 1991 après 70 ans de communisme athée, tandis que la France poursuit sa révolution anti-chrétienne commencée il y a 220 ans, comme le montrent les réformes sociétales scandaleuses opérées par le pouvoir socialiste.

Le parquet de Paris poursuit Elon Musk…

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pénale visant la plateforme X d’Elon Musk pour des soupçons de manipulation d’algorithmes à des fins d’« ingérence étrangère ». Le « soupçon » porte en fait essentiellement sur une manipulation en faveur de l’AfD… On ne voit pas ce que le parquet de Paris a à voir là-dedans ; à moins qu’il ait désormais une compétence planétaire pour tout ce qui concerne la lutte contre « l’extrême droite » ?

L’enquête, confiée à la gendarmerie nationale, fait suite à deux plaintes déposées en janvier, dont une du député macroniste Éric Bothorel.

Les responsables de cette pitoyable chasse aux sorcières précisent que si Elon Musk n’est pas explicitement nommé, il risquerait une arrestation en France, à l’instar de Pavel Dourov, le PDG de Telegram, arrêté en 2024.

Réaction de Pavel Dourov :

Les bureaucrates français mènent une croisade contre la liberté d’expression et le progrès technologique. Le recours à des enquêtes pénales plutôt qu’à des règles claires pour réglementer les entreprises Internet va effrayer les investisseurs et nuire à la croissance économique du pays pendant des décennies.

Saint Jean Gualbert

Intercéssio nos, quǽsumus, Dómine, beáti Ioánnis Abbátis comméndet : ut, quod nostris méritis non valémus, ejus patrocínio assequámur.

Que l’intercession du bienheureux abbé Jean, nous recommande, s’il vous plaît, auprès de vous, Seigneur, afin que nous obtenions, par son patronage, ce que nous ne pouvons attendre de nos mérites.

On trouvera les diverses notes que j’ai publiées sur le fondateur du monastère de Vallombreuse en tapant son nom dans le cadre qui apparaît ici.

On fait mémoire des saints Nabor et Felix, que j’ai évoqués ici et .

Le martyrologe de ce jour mentionne d’autre part un des nombreux saints évêques de Lyon : Viventiole. Moine de Saint-Claude dans le Jura, il fut évêque de Lyon de 515 à 523 et y présida un concile. Il participa à la création du monastère d’Agaune avec saint Avit de Vienne. Il fut enterré dans l’église Saint-Nizier de Lyon. En 1308 on y découvrit son épitaphe (qui a disparu depuis lors). La 7e ligne était donnée comme illisible et le restera à jamais…

Notre évêque Viventiole, homme puissant par ses mérites, repose dans ce tombeau. Voix de l’éloquence, héraut de la parole, honneur des moines, il a été pour l’Église et les peuples un objet d’admiration. Ne laissant aucun degré des ordres divins sans l’avoir mérité et exercé. Retiré de ce monde (…).

Que ta fête, entre celle des saints, soit à Lyon un jour des plus honorés par un grand concours de fidèles. Les corps sanctifiés de deux frères reposent ici, tous deux évêques, égaux par leurs mérites, cohéritiers du Christ.

Bon pasteur, perle de l’épiscopat, sois propice à nos prières et souviens-toi de nous quand tu seras invoqué,

Le IV des ides de juillet. [12 juillet]

« Deux frères reposent ici, tous deux évêques. » On ne sait pas si le frère de saint Viventiole est saint Rustique, dont l’épitaphe précède la sienne (et dont on ne sait rien d’autre), ou saint Etienne, qui fut son prédécesseur immédiat.