La tyrannie qui s’installe

Il ne se passe pas de semaine qu’on n’apprenne une initiative contre les libertés, ici ou là, dans tel ou tel domaine.

En France, la dernière en date est celle d’Aurore Bergé, ministre « en charge de la lutte contre les discriminations ». Elle a annoncé que l’Etat va mettre en place une « coalition » de lobbies de la subversion morale et sociale, qui vont bénéficier de fonds publics supplémentaires (alors qu’ils sont déjà grassement subventionnés), pour dénoncer auprès de l’Arcom les contenus non conformes en ligne. Ces « associations » seront « en lien direct avec l’Arcom de manière à ce qu’elles soient prioritaires ».

Les lobbies sont : le Crif, la Fédération des centres LGBTI +, Flag !, la Licra, M’endors pas, le Mouvement du Nid, Osez le féminisme, le Planning familial, Respect Zone, SOS Homophobie, SOS Racisme et Addam.

En Allemagne, puisque l’interdiction de l’AfD (désormais l’un des trois plus grands partis, et de loin le premier à l’est) est en panne, on prend d’autres moyens. La Rhénanie-Palatinat interdit désormais l’accès à la fonction publique aux membres de l’AfD.

Comment peut-on faire cela légalement ? C’est simple. Pour être embauché il faut signer une déclaration disant qu’on n’appartient pas à une organisation extrémiste. Or l’Office fédéral de protection de la Constitution a défini l’AfD comme « extrémiste » en mai dernier.

Rappel : en URSS, la cinquième direction du KGB était celle de la protection de la Constitution : c’était la police politique et idéologique chargée de la chasse des dissidents et de la surveillance des groupes religieux.

Trogneux

AFP :

La cour d’appel de Paris a relaxé ce jeudi 10 juillet deux femmes qui avaient propagé la rumeur sur internet selon laquelle Brigitte Macron était une femme transgenre, une infox devenue virale jusqu’aux États-Unis. Les deux prévenues, Natacha Rey et Amandine Roy, ont été relaxées concernant 18 articles mis en cause par Brigitte Macron et son frère.

Seul un passage faisant référence à un détournement de mineur entrait dans le champ d’application de la loi sur la presse mais la cour a également prononcé une relaxe, cette fois au bénéfice de la bonne foi. «Je vais voir avec mes clients ce que nous allons faire mais bien évidemment, nous ne sommes pas d’accord» avec ce jugement, a insisté Me Jean Ennochi, l’avocat de la première dame.

Comment ça, la référence à un détournement de mineur entrait dans le champ d’application de la loi ? S’il y a quelque chose d’absolument évident et irréfutable, c’est le détournement de mineur. Et avec circonstance aggravante, en plus : par personne ayant autorité.

Reconstruction

Zelensky avait été le seul chef d’Etat à être reçu par Léon XIV le jour de son intronisation. Il est aussi le seul chef d’Etat (à ce jour) à être reçu par Léon XIV à Castel Gandolfo, avec son staff de tueurs. C’était hier. Avec communiqué larmoyant à l’appui. Aujourd’hui, Zelensky participe à la conférence internationale sur la reconstruction de l’Ukraine, sous la houlette de Giorgia Meloni.

On apprend dans le même temps que la ville de Marioupol a attiré jusqu’ici 32 milliards de roubles (351 millions d’euros) d’investissements pour le développement industriel. Parce qu’on ne parle plus de reconstruction, c’est fait, on parle de développement. Le maire, Anton Koltsov, explique que les nouvelles entreprises s’inscrivent dans le cadre d’un programme à grande échelle. « Il s’agit notamment d’une nouvelle usine métallurgique spécialisée dans le traitement de la ferraille, de l’entreprise Elektroyar Donbass qui produira des équipements de distribution électrique, et de l’usine Alpha-Block qui fabriquera des briques de silicate de gaz ».

La vie quotidienne en Palestine

Les prêtres des trois confessions chrétiennes représentées dans le village palestinien de Taybeh (l’ancienne Ephraïm où s’était caché Jésus après la résurrection de Lazare, un des derniers villages entièrement chrétiens), les curés des paroisses grecque orthodoxe, catholique latine et catholique grecque-melkite, ont publié un communiqué commun, par lequel ils font part d’« une série d’attaques graves et répétées contre notre ville, qui menacent sa sécurité et sa stabilité et portent atteinte à la dignité de ses habitants et à ses lieux saints ».

Le 8 juillet, des groupes de colons israéliens ont allumé plusieurs incendies près du cimetière municipal et de l’ancienne église Al-Khader (Saint-Georges), datant du Ve siècle. « Sans l’attention des habitants et l’intervention des pompiers, une grave catastrophe aurait eu lieu. Dans un contexte marqué par des provocations quotidiennes, les colons continuent de faire paître leurs vaches sur les terres agricoles de Taybeh, au cœur des champs appartenant aux familles de la ville et même à proximité de leurs maisons, sans aucune dissuasion ni intervention de la part des autorités compétentes. Ces violations ne se limitent pas à de simples provocations ; elles endommagent aussi directement les oliviers, qui constituent la principale source de subsistance des citoyens et empêchent les agriculteurs d’accéder à leurs terres et de les travailler. ».

Cette partie orientale du village « est devenue une cible ouverte pour les avant-postes de colonies illégales qui s’étendent silencieusement sous la protection de l’armée et servent de tremplin pour de nouvelles attaques contre les terres et les personnes ».

Les trois prêtres lancent un appel aux organismes locaux et internationaux, « en particulier aux consuls, ambassadeurs et représentants de l’Église dans le monde entier », demandant « une enquête immédiate et transparente sur les incendies criminels et les attaques incessantes contre des biens, terres agricoles et lieux saints, et à faire pression sur les autorités d’occupation afin qu’elles mettent fin aux pratiques des colons et les empêchent d’entrer sur les terres de la ville ou d’y faire paître leur bétail ».

Notre attention est attirée par ce communiqué. Mais les 14 autres villages du secteur sont dans la même situation. Cela fait partie du génocide rampant ou sanglant qui se poursuit depuis 57 ans.

Puisse-t-il avoir raison

Alon Mizrahi est un écrivain israélien qui s’est exilé aux Etats-Unis en raison du génocide perpétré à Gaza. Elevé dans le sionisme, il considère aujourd’hui que l’élite politique et la société israéliennes sont tellement imprégnées de haine envers les Arabes et jouissent d’une impunité telle depuis si longtemps que la région ne pourra connaître une paix durable et juste que si Israël est démantelé. Il a noté que le nouvel entretien de Netanyahou et Trump à la Maison Blanche n’a été marqué par aucune célébration des « victoires » d’Israël, aucune grande réception, aucune conférence de presse commune, aucune grande annonce, qu’on n’a quasiment pas vu Netanyahou, et que Trump l’a obligé à reconnaître une certaine légitimité des revendications palestiniennes. Il explique cela longuement dans la vidéo qu’il a publiée suite au message X ci-dessous.

Les gens sont tellement fatigués et traumatisés qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils voient.

Ce que vous avez vu aujourd’hui, c’est Trump qui a jeté Netanyahou sous le bus.

Le programme de nettoyage ethnique est mort. L’annexion de la Cisjordanie est morte. L’holocauste prévu de tout le peuple palestinien est annulé.

Cette visite marque une étape importante dans la désintégration du projet sioniste et le démantèlement du sionazisme.

Prenez note de ceci. Israël est désormais en recul. Et cela est dû à l’argent arabe, à la puissance iranienne et au véritable dégoût des États-Unis face à l’autoritarisme sans fin du lobby juif.

Je ferai une vidéo à ce sujet demain, mais ajoutez cette page à vos favoris pour référence : Netanyahou a été sévèrement rétrogradé à un rang juste au-dessus de Zelensky.

Les États-Unis sont à deux doigts de se désengager complètement d’Israël. Croyez-moi, je ne suis pas fou. Je ne fais que lire les signes.