Loukachenko

Chaque année le jour de Pâques Alexandre Loukachenko visite une église différente. Cette année il est allé dans celle du village d’Evdokimovitchi, dans la région de Moguilev. « C’est un plaisir de se trouver dans une telle église. Pour être franc, ce sont mes églises préférées : celles qui sont construites simplement, sans ostentation, surtout si elles sont en bois », a-t-il dit. Et il est allé dans ce village parce qu’il a travaillé il y a longtemps dans la ferme collective locale. « C’était très dur. Mais cela a toujours été et sera toujours dur. Telle est notre vie, qui nous a été donnée par le Seigneur Dieu, pour que nous ne nous sclérosions pas, pour que nous restions actifs. »

Mais ce qui me frappe surtout, c’est que Loukachenko, qui n’est pas particulièrement religieux, est à ma connaissance le seul chef d’Etat dont les premières paroles publiques le jour de Pâques sont : « Le Christ est ressuscité ! » (à 2’33 sur la vidéo).

Pâques à Moscou

A partir d’1h08, le patriarche Cyrille s’adresse à Vladimir Poutine. A 1h09’07 on voit au premier plan la Vierge de Vladimir, et à 1h09’23 les deux icônes que la Galerie Tretiakov vient de rendre à l’Eglise.

Pâques à Athènes

A 45’ sur la vidéo. Il était minuit à Athènes, devant l’église de l’Ascension. Après la distribution de la lumière dans l’église, proclamation de la Résurrection (Marc 16) et chant du tropaire de Pâques, à partir de 49’, sur la place pleine de monde, au son des cloches.

A 2h53’38, après la consécration, le mégalynaire de Pâques :

L’Ange du Seigneur crie à la pleine de grâce : Vierge sainte, réjouis-toi ; je le dis encore, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité du tombeau, le troisième jour. Resplendis de lumière, nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Exulte et danse de joie, fille de Sion ; réjouis-toi aussi, sainte Mère de Dieu, en ce jour où ressuscite ton Fils.

Prudente Estonie…

Défilé de la Marine estonienne, sur fond de bateaux d’autres pays (photo du site officiel).

Le commandant de la Marine estonienne Ivo Värk déclare que ses vaisseaux n’arrêteront pas les pétroliers et autres navires de la « flotte fantôme » russe, parce que « le risque d’escalade militaire est tout simplement trop élevé ».

Peut-être aussi est-ce parce que la Marine estonienne… n’a aucun navire de guerre…

Elle n’a en effet qu’un poseur de mines et un chasseur de mines, et trois patrouilleurs qui sont en réalité les bateaux des garde-côte renommés navires de l’armée…