Verboten !

Le 12 septembre, la mission diplomatique russe en Estonie a publié sur son site qu’entre le 15 septembre et le 15 janvier prochain elle prendra les inscriptions pour un enseignement gratuit dans les universités russes pour l’année académique 2026-2027.

Le ministère des Affaires étrangères d’Estonie vient de fulminer une note à destination de l’ambassade de Russie à Tallinn, rappelant que l’Estonie « a mis en place une mesure interdisant aux jeunes Estoniens de participer à des événements organisés en Russie ou en Biélorussie et associés aux autorités de ces États », ainsi qu’une interdiction de « faciliter délibérément une telle participation ».

Les jeunes russophones de Narva (et ils sont tous russophones) ne peuvent donc pas bénéficier de cette offre, alors que les prestigieuses universités de Saint-Pétersbourg sont nettement plus proches que Tallinn…

Revoilà le 19e paquet…

Le commissaire européen à l’Économie et à la Productivité, Valdis Dombrovskis, a annoncé que la Commission européenne a proposé ce jour un 19e paquet de sanctions contre la Russie.

« La proposition de la Commission pour ce 19e paquet de sanctions vise à affaiblir davantage l’économie de guerre russe, déjà fortement fragilisée », a-t-il sans rire.

Puis Ursule a détaillé les nouvelles mesures:

La Commission a proposé une interdiction totale des transactions avec les banques russes, y compris celles opérant dans des pays tiers. La proposition inclut également une interdiction des investissements dans les zones économiques spéciales russes liées à la guerre et une prohibition complète des importations de GNL russe d’ici janvier 2027.

Les sanctions énergétiques comprendraient la levée des exemptions sur Rosneft et Gazprom Neft, élargissant ainsi la portée des restrictions.

En outre, l’UE prévoit d’étendre les sanctions à la flotte fantôme russe et propose des sanctions contre les individus impliqués dans l’enlèvement et l’endoctrinement d’enfants ukrainiens.

La dictature idéologique des universités américaines

Lu sur Life Site News :

Près de 90 % des étudiants participant à une étude récente ont déclaré feindre d’adhérer aux opinions de gauche afin de réussir sur le plan universitaire et social, ce qui constitue l’un des exemples les plus frappants à ce jour du parti pris du monde universitaire moderne.

Dans un article publié dans The Hill, les chercheurs en psychologie clinique Kevin Waldman et Forest Romm de l’université Northwestern détaillent les conclusions de 1 452 entretiens confidentiels menés sur deux ans auprès d’étudiants de premier cycle de Northwestern et de l’université du Michigan, explorant le thème « Qu’advient-il de la formation de l’identité lorsque les convictions sont remplacées par l’adhésion à l’orthodoxie ? ».

« Nous avons demandé : avez-vous déjà prétendu avoir des opinions plus progressistes que celles que vous défendez réellement afin de réussir sur le plan social ou universitaire ? Un pourcentage stupéfiant de 88 % a répondu oui », ont-ils écrit. « Ces étudiants n’étaient pas cyniques, mais s’adaptaient. Dans un environnement universitaire où les notes, le leadership et l’appartenance à un groupe dépendent souvent de la maîtrise de la moralité performative, les jeunes adultes apprennent rapidement à répéter ce qui est sans risque. »

« 78 % des étudiants nous ont dit qu’ils s’autocensuraient sur leurs convictions concernant l’identité de genre, 72 % sur la politique et 68 % sur les valeurs familiales », ont-ils poursuivi. « Plus de 80 % ont déclaré avoir rendu des travaux scolaires qui ne reflétaient pas leurs opinions afin de s’aligner sur celles de leurs professeurs (…) 77 % ont déclaré être en désaccord avec l’idée que l’identité de genre devrait primer sur le sexe biologique dans des domaines tels que le sport, les soins de santé ou les données publiques, mais n’oseraient jamais exprimer ce désaccord à voix haute. 38 % se sont décrits comme “moralement confus”, ne sachant pas si l’honnêteté est toujours éthique si elle implique l’exclusion. »

Walman et Romm ont notamment constaté que l’habitude de cacher ses véritables opinions afin de se conformer était si profondément ancrée que beaucoup le font désormais également en dehors du milieu universitaire : « 73 % des étudiants ont déclaré se méfier des conversations sur ces valeurs avec leurs amis proches. Près de la moitié ont déclaré qu’ils cachaient systématiquement leurs convictions dans leurs relations intimes par crainte de répercussions idéologiques. Il ne s’agit pas simplement de pression exercée par les pairs, mais d’une régulation de l’identité à grande échelle, qui est en train de s’institutionnaliser. »

La russophobie estonienne

Alors qu’à l’ouverture de la session parlementaire le président estonien avait une fois de plus critiqué le projet de loi interdisant l’Eglise orthodoxe estonienne, le Parlement l’a votée une troisième fois, par 63 voix contre 15 et 9 abstentions (et 14 absents).

Après ses deux vetos, le président n’a plus d’autre solution que de la promulguer, ou de saisir la Cour suprême pour qu’il la déclare contraire à la Constitution. Il est vraisemblable qu’il choisisse la seconde option, puisqu’il a dit lui-même que cette loi viole la Constitution.

Mais si, ils osent

Depuis deux jours les gazettes évoquent un « rapport de l’université Yale » sur les dizaines de milliers d’enfants ukrainiens « volés » par les Russes et « rééduqués », « russifiés », « militarisés », dans au moins 210 sites à travers la Russie.

Le « rapport » est ici. Il fait… 20 pages, y compris les cartes, le bla-bla de la « méthodologie », et de nombreuses et fastidieuses répétitions.

Mais surtout il est hallucinant. Quand j’ai publié des vidéos de Marioupol d’enfants qui entraient dans des autocars pour aller dans des camps de vacances, je disais pour rire que voilà encore des enfants enlevés par les Russes. Mais le rapport « scientifique » de Yale considère effectivement qu’il s’agit d’enlèvements. Même si on les voit quitter leurs familles et les retrouver deux semaines plus tard.

D’ailleurs, le premier site de la liste des goulags pour enfants ukrainiens est le magnifique camp de vacances Artek en Crimée. Les « scientifiques » de Yale ne l’ont pas inventé : les Etats-Unis avaient annoncé en août 2023 de nouvelles sanctions contre la Russie en raison de la déportation d’enfants ukrainiens au camp Artek. Et Yale a mis dans sa liste tous les camps de vacances… Et les enfants de Marioupol, de Donetsk et de Lougansk qui vont en vacances sont tous considérés comme des Ukrainiens enlevés par les Russes… De fait ce sont des milliers…

En bref, Poutine est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale d’abord parce que les enfants du Donbass vont en colonie de vacances…

Et il y a autre chose à quoi je n’avais pas pensé : l’école navale de Marioupol, l’une des constructions majeures de la nouvelle ville, est un des plus grands centres de détention, de russification et de militarisation d’enfants ukrainiens… Ils seraient bien étonnés de l’apprendre, ces cadets qui entrent et sortent librement de ce complexe d’enseignement d’excellence, prennent le tramway ou le bus et rentrent chez leurs parents l’air manifestement épanoui comme le montrent de nombreuses vidéos.