Comme d’habitude

Un toit endommagé dans la région de Lublin a été le seul dégât occasionné par les 17 « drones russes » tombés en Pologne dans la nuit du 9 au 10 septembre.

Le quotidien polonais « de référence » Rzeczpospolita, qui reconnaît que les drones étaient des leurres, cite une source qui affirme :

« Il s’agissait d’un missile air-air AIM-120 AMRAAM provenant de notre F-16, qui a connu un dysfonctionnement du système de guidage en vol et n’a pas fonctionné. Heureusement, il ne s’est pas armé et n’a pas explosé, car les dispositifs de sécurité du détonateur ont fonctionné. »

Le missile de 3 mètres, 150 kg, s’est donc abattu sur la maison.

Le procureur en charge de l’enquête parle depuis le début d’un « objet non identifié », et non d’un drone, mais attend les conclusions de l’expert pour préciser davantage.

S’il s’avère que c’est un missile polonais qui a occasionné les seuls dégâts, on se retrouve dans une situation très courante en Ukraine, quand la propagande hurle que les Russes ont bombardé une habitation alors que les photos montrent que c’est un de leurs missiles qui a raté sa cible.

Madame Europe d’Extrême Orient

Dans les concours internationaux les mots « Russie » et « Biélorussie » sont interdits. Anastasia Belik, qui concourait à « Mrs Europe 2025 » (concours de femmes mariées), dont la finale se déroulait en Bulgarie entre le 10 et le 15 septembre, ne pouvait donc pas porter d’écharpe au nom de « Mrs Russia ».

Comme elle est de Vladivostok, elle a eu l’idée de mettre sur son écharpe « Mrs Far East ». Madame Extrême Orient…

Et elle a gagné. C’est donc l’« Extrême Orient » qui a gagné le concours de Madame Europe. (Mais de fait elle est une Européenne d’extrême orient.)

(Sur son drapeau russe, le tigre de Sibérie en or, emblème de Vladivostok.)

Estonie : le président insiste

S’il y en a un qui n’a pas succombé à la folie russophobe des persécuteurs des Eglises orthodoxes, c’est Alar Karis, le président estonien, alors que son propre gouvernement et son Parlement sont d’une russophobie pathologique.

Dans son discours d’ouverture de la session d’automne du Parlement, il est revenu sur le sujet, dénonçant la loi d’interdiction de l’Eglise orthodoxe estonienne votée deux fois et à laquelle il a opposé deux fois son veto parce qu’elle fait appel abusivement à la « protection de la sécurité » du pays et viole la Constitution :

« Dans le cas de la loi sur les églises et les communautés également, l’idée était de se concentrer sur les moyens, tels qu’ils sont effectivement écrits dans la loi, et non seulement sur l’objectif général. Je me suis concentré sur la question de savoir quelle partie de cette loi aide réellement à protéger la sécurité de l’Estonie et quelle partie ne le fait pas. Si nous posons une telle question à propos de toute autre loi – qu’il s’agisse du climat ou de la protection des données — alors pourquoi devrait-on l’ignorer ici ?

« Encore une fois, il ne s’agit pas seulement de garantir les droits fondamentaux, mais de prendre l’objectif au sérieux et d’évaluer les dispositions de la loi à la lumière de cet objectif. C’est ce qu’exige expressément notre Constitution. »