L’arroseuse arrosée

Lors de la cérémonie des Grammy Awards, la chanteuse Billie Eilish a dénoncé la politique migratoire de Donald Trump en reprenant un slogan en vogue dans la gauche américaine : « No one is illegal on stolen land » (Personne n’est illégal sur une terre volée), non sans ajouter l’obligatoire : « Fuck ICE ! »

Le cabinet en droit immobilier Sinai Law Firm a proposé au peuple amérindien Tongva (ils ne sont plus que 1.700 selon Wikipedia) de l’aider gracieusement à faire expulser Billie Eilish de sa propriété de plusieurs millions de dollars édifiée sur une terre ancestrale de la tribu, afin de lui faire respecter ses propres principes.

Le fondateur du cabinet Avi Sinai reconnaît qu’il s’agit d’une plaisanterie mais souligne que l’expression « terres volées » est devenue un outil rhétorique servant à disqualifier tout débat sérieux sur l’immigration, et pointe l’hypocrisie d’une élite culturelle multimillionnaire, retranchée derrière des propriétés sécurisées, qui donne des leçons morales au reste de la population.

Les Tongvas n’ont pas manqué de relever que Billie Eilish ne les avait jamais contactés, se félicitant toutefois que certains ne les oublient pas, même si c’est symbolique.

Typique

Bezalel Smotrich : « A quiconque pense que le Hamas va se désarmer lui-même, j’ai un appartement sur la lune, 4e étage avec ascenseur, vue sur mer, à lui vendre. »

N’importe qui, pour souligner une impossibilité, dirait qu’il donne son appartement fictif. Mais pas en Israël. On ne sait jamais. Il est plus prudent de dire qu’on va le lui vendre…

Il est vrai que l’ignoble extrémiste génocidaire Smotrich est ministre des Finances…

La persécution en Ukraine

Les recruteurs de l’armée ukrainienne continuent de kidnapper les hommes dans la rue pour les envoyer au front. Depuis quelque temps ils kidnappent aussi des prêtres. Seulement des prêtres de l’Eglise orthodoxe ukrainienne : c’est une façon comme une autre de contribuer à la destruction de cette Eglise.

Hier, ils ont franchi un nouveau seuil dans l’ignominie antireligieuse : ils ont kidnappé le curé de Gorodilets dans son église, alors qu’il était en soutane et portait sa croix pectorale.

Leur prise précédente était un moine du diocèse de Rovno.

Ukraine : deux conditions

Lors d’une interview à RT, hier, Serguei Lavrov est revenu sur deux points non négociables d’une paix en Ukraine : le droit des Ukrainiens de parler russe, et d’être membres de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, conformément aux principes des Nations Unies.

Il a souligné que dans d’autres pays en conflit il n’y avait pas de telles interdictions : « L’arabe n’est pas interdit en Israël, l’hébreu n’est pas interdit en Palestine ni dans les autres pays arabes. Nulle part on n’interdit une langue. Mais en Ukraine, ce n’est pas seulement une langue, c’est la langue du peuple indigène de ces régions, une langue officielle de l’ONU, qui est interdite. »

La liberté linguistique et la liberté religieuse sont inscrites dans la Charte des Nations Unies, et l’Ukraine en est membre, elle doit donc respecter la Charte.

Et en qui concerne Macron :

« Il a répété, il y a une semaine ou deux, qu’il pourrait appeler Vladimir Poutine prochainement. Mais honnêtement, ce n’est pas sérieux, c’est une diplomatie pitoyable. Si l’on veut vraiment discuter sérieusement, il suffit de décrocher le téléphone. Poutine répondra, il écoute toutes les propositions. Et si ces propositions sont sérieuses, je peux vous assurer qu’elles recevront une réponse sérieuse, concrète et pragmatique. »