La préfecture de la Seine-Saint-Denis demande au maire de Saint-Denis de retirer le drapeau palestinien hissé sur la façade de l’hôtel de ville, au motif que cela contrevient au « principe de neutralité des services publics ».
Certes, seuls des drapeaux français (de la République française et de la région) devraient pouvoir être visibles sur les mairies. Mais il est ahurissant de prétendre qu’un drapeau palestinien contrevient au « principe de neutralité des services publics » quand d’innombrables mairies arborent un drapeau ukrainien depuis trois ans…
Au lieu d’interdire les opéras russes (puisqu’il y en a qui trouvent que ce n’est pas bien), on peut les détourner et les faire participer à la propagande russophobe. C’est ce qui se fait avec Boris Godounov à l’Opéra national d’Amsterdam.
Garantie de véracité : le metteur en scène est russe : Kirill Serebrennikov. Evidemment fanatiquement anti-Poutine.
Il centre l’œuvre non sur le rôle titre (Boris Godounov Poutine) mais sur « le peuple » (opprimé par Poutine) :
Le décor conçu par le metteur en scène lui-même exprime cette prédominance de façon impressionnante : vue en coupe d’un immeuble en béton typique de l’ère soviétique, dont chacun des dix-huit carrés abrite, à l’ombre de téléviseurs allumés sur la même chaîne diffusant la propagande du pouvoir, la vie d’une famille, comme autant de reflets, souvent tragiques, de la Russie d’aujourd’hui.
Le pire est que l’ahuri qui a pondu l’article (dans Diapason, le seul magazine de musique classique qui reste) doit vraiment croire ce qu’il écrit : les Russes d’aujourd’hui vivent dans des cubes de béton soviétiques, regardent tous la même chaîne de télévision et ont une vie souvent tragique…
Toutefois la réussite n’est pas totale. A cause notamment du « Boris Godounov en costume bleu et cravate rouge, évoquant davantage Donald Trump que Vladimir Poutine ». Et le faux Dimitri « n’est plus qu’un livreur de repas à domicile » dans l’acte polonais qui est un « fantasme télévisuel américain ».
Pour qu’on comprenne bien qu’il s’agit d’une dénonciation de la Russie soviétique de Poutine, on a ajouté des textes parlés, au début et entre les actes : des propos de dissidents lors des procès de l’ère communiste…
La « gay-parade » comme ils disent a eu lieu ce matin à Kiev. On voit qu’il y avait deux grands drapeaux de l’UE en tête. Car le culte LGBT est en effet en tête des « valeurs de l’Europe ». Il est amusant de voir aussi que le drapeau ukrainien qui orne la banderole, à droite, est inverti. Euh, je veux dire : à l’envers.
Pour la dernière fois à la messe on chante la séquence Veni sancte Spiritus. Et cette fois sans l’Alléluia, parce qu’elle suit un trait. La voici magnifiquement chantée par les moines de Montserrat en 1959 (avec l’alléluia parce que c’est la messe de la Pentecôte)
Veni Sancte Spiritus Et emitte cælitus Lucis tuæ radium.
Viens, Saint Esprit, et envoie du ciel un rayon de ta lumière
Veni, pater pauperum, Veni, dator munerum, Veni, lumen cordium.
Viens, père des pauvres, viens, donneur de bienfaits, viens, lumière des cœurs.
Un nouvel « échange » de corps de soldats morts au combat a eu lieu aujourd’hui entre la Russie et l’Ukraine. La Russie a livré 1.200 corps. L’Ukraine n’en a livré aucun.
Le total de l’échange est donc désormais de 2.412 Ukrainiens contre 27 Russes.