Ukraine-Russie

Zelensky a fini par accepter aujourd’hui de prendre les corps de 1.212 soldats ukrainiens livrés samedi par la Russie en camions frigorifiques conformément aux accords d’Istanbul. C’est le premier convoi de ce type. L’accord porte sur 6.000 corps.

En retour les Ukrainiens ont rendu à la Russie… 27 corps de soldats russes.

Cette disproportion est manifestement une des raisons du refus initial des autorités ukrainiennes, car elle brise de façon terrible la propagande ukrainienne si complaisamment reprise par nos médias sur l’hécatombe des soldats russes face aux vaillants défenseur de l’Ukraine.

Une autre raison est que les femmes de conscrits manifestent de plus en plus pour savoir ce que les hommes sont devenus, et l’une d’elles a montré que son mari n’était pas du tout « disparu », mais mort sur le front, comme en atteste la liste fournie par la Russie après le refus initial des Ukrainiens de reprendre les corps.

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Comme il était convenu, deux groupes de prisonniers de moins de 25 ans ont été échangés, le même nombre de chaque côté, avant-hier et hier. Le nombre n’a pas été communiqué. L’accord d’Istanbul porte sur au moins un millier.

Aujourd’hui commence d’autre part  un « échange sanitaire » de soldats gravement blessés.

Il n’y a pas d’argent pour l’armée française…

Lu dans Challenges :

Début de l’article :

Depuis le début de l’année, aucune ou presque des commandes majeures prévues en 2025 n’a été officiellement signée par la Direction générale de l’armement (DGA).

Le budget 2025 prévoit pourtant des commandes importantes : lancement de la réalisation du porte-avions de nouvelle génération (PA-NG) ; commandes de missiles Mistral, Aster, Scalp, Mica, Akeron MP, Meteor ; commande d’une frégate de défense et d’intervention (FDI). Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu avaient aussi évoqué une commande de Rafale pour l’armée de l’air et la marine, le chiffre de 30 avions étant évoqué.

Mais on dépense toujours des milliards pour l’Ukraine…

En Lettonie

Surprise en Lettonie : aux élections municipales, le parti « populiste pro-russe » Lettonie d’abord (LPV) est arrivé en tête à Riga avec 18,1% des voix, devant les partis russophobes de gauche, de droite et du centre. Ça ne passe pas inaperçu, parce que le tiers des habitants de la Lettonie habitent la capitale, qui génère la moitié du PIB du pays. Le maire a des pouvoirs étendus et peut influer sur la politique nationale, voire internationale.

Mais Ainārs Šlesers, le chef du parti LPV, n’a guère de chance de devenir maire, car dans les démocraties de l’UE le « cordon sanitaire » permet à la gauche et à la droite de s’allier pour empêcher la démocratie de s’exprimer.

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Le député letton Aleksey Roslikov a été expulsé du Parlement le 5 juin après avoir critiqué, à la tribune, un nouveau projet de loi de persécution de la langue russe. Il avait terminé son intervention en russe et en faisant un bras d’honneur.

Hier, le Service de sécurité d’Etat de Lettonie a ouvert une enquête criminelle à l’encontre d’Aleksey Roslikov pour « incitation à la haine ethnique » et « assistance à l’Etat agresseur ». Sic.

Interrogé sur cette affaire, le porte -parole de la présidence russe Dmitri Peskov a répondu qu’il s’agissait à l’évidence d’une chasse aux sorcières. Il a ajouté : « C’est une tendance très dangereuse, car la société et les cercles politiques sont obsédés par la russophobie. La russophobie prend littéralement le pas sur le bon sens. Ces pays sont dangereux en eux-mêmes et pour eux-mêmes. » Quant à Aleksey Roslikov, dit Peskov, la Russie ne peut rien pour lui tant qu’il est en Lettonie, mais s’il réussit à s’échapper la Russie saura l’accueillir.

Ubukraine

L’ancien président ukrainien Petro Porochenko, inventeur de la soi-disant Eglise orthodoxe d’Ukraine avec la CIA et le patriarche Bartholomée, assistait dimanche à la divine liturgie à la… cathédrale grecque-catholique de Kiev. Sic. Et il a fait part de sa nouvelle idée. Puisque la loi interdisant l’Eglise orthodoxe ukrainienne est entrée en vigueur, les paroisses, monastères et autres entités de cette Eglise qui refusent de s’enregistrer comme communautés de son Eglise orthodoxe d’Ukraine doivent être déportés en Russie : « La loi que nous avons adoptée stipule que quiconque ne se réenregistre pas, ne prouve pas son unité avec l’Ukraine, doit être envoyé à Rostov ou à Moscou. »

La loi ne dit pas cela, évidemment, mais c’est   assurément une façon de la faire respecter par les innombrable récalcitrants.

Toutefois, comme le plan Porochenko-CIA a complètement foiré et que l’immense majorité des fidèles, et la totalité des moines sauf un, sont restés dans l’Eglise orthodoxe ukrainienne malgré les persécutions et les violences, ce sont des millions et des millions de personnes qu’il va falloir déporter, ce qui ne sera ni facile, ni forcément bien vu des puissances occidentales.

Il y a une solution bien plus facile : que les Russes prennent le contrôle de l’Ukraine.

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Le recteur de l’Université de Kiev, Vladimir Bougrov, a inauguré un… ascenseur.

Non, ce n’est pas une blague.