Fumée sacrée

Léon XIV a inauguré aujourd’hui le Village Laudato Si’, conçu par François, « articulé autour de trois principaux axes : l’éducation à l’écologie intégrale, l’économie circulaire, et la durabilité environnementale ». Il a été réalisé par le « centre de formation supérieur Laudato Si’, un organisme scientifique, éducatif et social institué par le Pape François lui-même, pour la formation intégrale de la personne humaine dans le principe de l’encyclique ». Il y a toute une tartine de blabla de ce genre sur Vatican News. Avec des photos dont celle-ci :

On ne nous dit pas ce que c’est, mais il s’agit d’un « cercle de fumée sacrée », spécialité du sculpteur Junkyu Moto (qui fait aussi des « cercles de vent »…).

Il y a aussi une des innombrables « roses des sables » d’Arnaldo Pomodoro. Au milieu de la cour centrale ronde du « village ». Mais il n’y a rien qui soit lié au christianisme.

Le pape arrive à Castel Gandolfo. Défilé de voiturettes. Serrage de paluches. Il va au bassin avec une corbeille et jette quelque chose dans l’eau. Je pensais que c’était du sel bénit ou quelque chose comme ça. Mais non. Il donnait à manger aux poissons…

On repart. Serrage de paluches à n’en plus finir. On lui fait des cadeaux. Plus loin, on lui montre deux chevaux et un veau. Il les caresse. Il bénit une femme. Et on repart en voiturette. On arrive dans des bâtiments neufs, au cœur du projet. C’est laid, froid, anonyme, mais c’est écolo… Serrage de paluches. D’abord des enfants, cette fois. Puis beaucoup de monde, c’est de plus en plus long… C’est l’Eglise qui paye tous ces gens-là ? Il bénit un homme qui lui présente un document de façon véhémente.

Puis on va dehors.

Il ne se passe tellement rien que Vatican News finit par donner des témoignages enregistrés pour dire à quel point cette réalisation est géniale. Conversion écologique, maison commune, inclusion, changement climatique, etc., pas un mot religieux.

Puis on revient au direct. Enfin la cérémonie (plus d’une heure après le début de la retransmission). On chante Laudate, bien sûr. Brève oraison par le pape. On a posé à côté de lui un crucifix et une reproduction de la Vierge de Guadalupe, pour faire chrétien, quand même. Speech par le cardinal Baggio. Lecture de l’évangile (regardez les oiseaux du ciel…). Chant du psaume 18 (les cieux racontent la gloire de Dieu). Sermon du pape sur le soin de la création etc. Petit sermon d’une religieuse sur le soin de la création etc. Notre Père. Aspersion. Bénédiction (pour le soin de la création) en italien. Bénédiction des fidèles. Ave Regina caelorum, avec accompagnement de piano, un Steinway mal accordé… Chant de deux ténors (dont Andrea Bocelli chevrotant) et chœur… Voilà, c’est fini.

Le culte de Pachamama par François, c’était quand même plus spectaculaire…

La haine

Il y a à l’université de Leicester en Angleterre un « centre d’études sur la haine ». Lequel vient de publier un rapport de 89 pages doublement intitulé « Comment rendre la campagne plus inclusive ? » et « Décrypter les expériences d’hostilité ».

Le rapport souligne que les personnes non blanches éprouvent un « inconfort » et un « fardeau psychologique » lorsqu’elles traversent les zones rurales, et que la culture des pubs de village et autres « coutumes monoculturelles » sont des faits d’exclusion.

Et la campagne anglaise manque d’« installations appropriées pour répondre aux besoins religieux et culturels » en raison d’un manque d’offres alimentaires halal, casher et autres.

Pour s’attaquer au problème, les communautés rurales devraient s’adapter pour améliorer leur « sensibilité culturelle ».

Pour ce qui concerne son deuxième titre, le rapport affirme qu’il existe un « racisme rural », s’exprimant par le biais de « regards insistants et agressifs », d’« un langage corporel hostile », « d’intimidations physiques », commis par l’« écrasante population blanche ».

Le centre d’études sur la haine mérite bien son nom : la haine de ce qui reste de l’Angleterre submergée.

UbuRutte

Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN :

« Et je pense que nous devons vraiment cesser de prêter trop de pouvoir à Poutine. Il est comme le gouverneur du Texas, rien de plus. Nous ne devons donc pas le prendre trop au sérieux. »

La dictature LGBT britannique

Graham Linehan, réalisateur et scénariste irlandais de séries télévisées, titulaire de cinq prix de l’Académie britannique du film et d’un Emmy award (télévision américaine), a été arrêté par cinq policiers à l’aéroport de Londres le 1er septembre pour « suspicion d’incitation à la haine ». Lors de son interrogatoire, sa tension artérielle a atteint un « niveau critique » et il a été conduit à l’hôpital, où il a été constaté que son état « ne mettait pas sa vie en danger et n’entraînerait pas de séquelles permanentes », puis il a été libéré sous caution « dans l’attente d’une enquête plus approfondie ».

Ce sont trois petits tweets qui lui ont valu ce traitement. Le premier disait :

« Si un homme transgenre se trouve dans un espace réservé aux femmes, il commet un acte violent et abusif. Faites du tapage, appelez la police et si tout le reste échoue, frappez-le dans les couilles. »

Le deuxième était la photo d’une manifestation de trans à Brighton avec ces mots : « Une photo qu’on peut sentir. »

Le troisième ajoutait : « Je les déteste. Misogynes et homophobes. Qu’ils aillent se faire foutre. »

L’affaire a tout de même donné lieu à un débat sur les priorités de la police…

Sous perfusion de clandestins

Un accord bilatéral a été conclu entre l’Etat de Nauru et l’Australie. Nauru va recevoir 408 millions de dollars australiens (229 millions d’euros) puis 70 millions de dollars australiens (39 millions d’euros), pendant 30 ans, soit un total de 1,4 milliard d’euros, pour accueillir 354 clandestins arrivés en Australie.

En fait ce n’est pas nouveau. C’est le retour de la « Solution du Pacifique », inventée en 2001. L’Australie envoyait ses clandestins afghans et irakiens à Nauru, avec de substantielles subventions. Le nouveau gouvernement travailliste l’avait abandonnée en 2008, au grand dam de Nauru, car c’était 20% de ses revenus… Elle fut rétablie en 2013, relancée en 2021. Et voici donc un nouveau chapitre…

Nauru, 12.000 habitants, est un Etat « indépendant » (dont la monnaie est le dollar australien) qui fut très riche dans les années 1970 grâce au phosphate, dont l’exploitation a fait de l’île un quasi désert. Puis il devint très pauvre à partir des années 1990, et en faillite en 2003, année où se succédèrent six présidents (il y en avait eu neuf depuis 1995)… La population de Nauru est connue pour son tabagisme et son alcoolisme, le plus fort taux d’obésité au monde, l’un des plus forts taux de diabète (40% de la population), etc.